L’Égypte, voilà une destination mythique que je souhaitais découvrir depuis bien longtemps. Gamin, comme beaucoup, je me suis passionné pour cette incroyable civilisation. Je me vois encore crayonner des scènes de vie de l’Égypte antique en dévorant en même temps un excellent reportage sur Arte consacré à la malédiction de Toutankhamon, qui m’a profondément marqué.
L’Égypte antique nous renvoie à ses croyances polythéistes et à ses innombrables Dieux aux têtes d’animaux plus ou moins effrayantes, à son extraordinaire système d’écriture hiéroglyphique, à ses pyramides, à son Sphinx et ses temples aux colonnades majestueuses et bien sûr au Nil, source de vie sans lequel rien n’aurait été possible.
Véritable trait d’union entre l’Afrique et le Moyen-Orient, l’Égypte est principalement située en Afrique du Nord mais compte également une partie de son territoire sur le continent asiatique avec la péninsule du Sinaï. Bordée par la Libye à l’Ouest, le Soudan au Sud, Israël et Gaza au Nord-Ouest, l’Égypte est également ouverte sur la Mer Méditerranée au Nord et la Mer Rouge à l’Ouest. Troisième pays africain le plus peuplé derrière le Nigeria et l’Éthiopie, elle compte près de 110 Millions d’habitants, dont 20 millions dans la seule agglomération du Caire.
Sur le plan touristique, les croisières sur le Nil constituent le moyen le plus courant de découvrir l’héritage culturel égyptien, notamment entre Assouan et Louxor. L’Égypte dispose également de stations balnéaires qui se déploient sur la côte méditerranéenne et la côte de la Mer Rouge. Cette dernière est particulièrement prisée pour son eau chaude et claire et la richesse de ses fonds marins qui en font des spots de plongée réputés dans le Monde entier.
Pour ce nouveau voyage en famille, j’avais envie de combiner découvertes culturelles et repos sur les bords de la Mer Rouge. J’ai ainsi eu la chance d’échanger à plusieurs reprises avec une amie incollable sur le pays, qui y a travaillé en tant qu’agent réceptif pour un Tour Opérateur pendant près de 10 ans. Elle m’a également transmis les coordonnées d’amis guides égyptologues francophones avec qui j’ai pu finaliser le programme et je dois dire que ce séjour a été à la hauteur de nos espérances ! Yohana nous a ainsi permis de découvrir le meilleur de l’Égypte en famille !
Le Caire
Après un voyage aller compliqué suite à une correspondance ratée à Istanbul, nous arrivons un peu fatigués au Caire. Malgré tout, nous sommes heureux de fouler enfin la terre des mythiques Pharaons ! Yohana et son équipe nous accueillent à l’aéroport et après avoir posé nos bagages dans notre confortable résidence, nous nous rendons dans le centre du Caire pour visiter le Musée égyptien.
Musée égyptien
Le Grand Musée égyptien, nouveau complexe muséal monumental dont la première pierre a été posée en 2002 et situé au pied des Pyramides, est en partie ouvert mais nous préférons nous contenter du Musée égyptien du Caire.
Ouvert en 1902, son premier conservateur ne fut autre que l’illustre Mariette. Découvreur de sites archéologiques majeurs en Égypte, il était également farouchement opposé à l’éparpillement des collections antiques à travers la planète. Il est aujourd’hui enterré à proximité directe du Musée.
Une fois les tickets pris et les contrôles effectués, nous pénétrons dans l’imposante bâtisse et découvrons les premiers trésors exposés. Ça y est, nous y sommes, l’Égypte ancienne s’ouvre à nous ! Nous suivons Yohana au pas et nous délectons de ses explications.
Le musée est dans son jus, ce qui lui confère un certain charme. Plus de 160 000 objets y sont exposés. Statues, reliefs sculptés, sarcophages, mobilier funéraire et objets en tout genre s’enchaînent et nous offre une première immersion pleine de promesses. La pièce maîtresse du Musée égyptien du Caire reste le trésor de Toutankhamon.














































Quartier Copte
Après cette mise en bouche engageante, nous partons à la découverte d’une autre facette de l’Égypte. Si Le Caire est un centre islamique important et reconnu, l’Église chrétienne n’est pas en reste avec les Coptes, souvent considérés comme les descendants directs des Égyptiens anciens.
Ils représentent aujourd’hui plus ou moins 15% de la population totale du pays, ce qui est tout à fait exceptionnel en Afrique du Nord dont la population est très majoritairement musulmane. Ce métissage religieux nous rappelle que nous sommes également proche du Moyen-Orient, où les minorités chrétiennes sont très présentes.
Le quartier copte se situe en plein cœur du Vieux Caire. Établies autour de la Forteresse de Babylone, le quartier compte de nombreuses églises orthodoxes coptes :
- Église Sainte-Barbe : il s’agit de l’un des plus vieux bâtiments du Caire érigé au 4ème siècle et largement remanié qui présente une architecture copte typique. Le style est hybride mêlant les héritages pharaonique, gréco-romain, byzantin et islamique : un plan basilical à trois nefs, sobre de l’extérieur, construite en briques crues, présentant des décors en bois sculpté et un plafond vouté en berceau rappelant la coque d’un bateau.
- Église Saint-Serge et Saint-Bacchus : selon la tradition, Jésus, Marie et Joseph y auraient trouvé refuge lors de la fuite en Égypte. L’église présente donc une importance majeure pour le Monde chrétien et notamment la crypte située à 10 mètres de profondeur où la Sainte Famille se serait reposée. De nombreux patriarches de l’Église copte y ont été élus.
- Synagogue Ben Ezra : plus ancienne synagogue d’Égypte, la légende rapporte que c’est à cet endroit que la fille du Pharaon aurait recueilli Moïse dans son panier et qu’il aurait grandi dans ces mêmes lieux.
- Église suspendue, Al Mu’allaqah : Plus récente que les deux églises précédentes, elle n’en est pas moins importante et fut également siège du Patriarcat copte. Elle doit son qualificatif « suspendue » à sa construction réalisée au-dessus de la Porte Sud de la forteresse de Babylone. On y accède par un escalier imposant totalisant une trentaine de marches. L’intérieur est richement décoré et contient de nombreux éléments en bois sculpté et plus d’une centaine d’icônes byzantines et coptes du 18ème siècle.
Quelle extraordinaire visite, le quartier copte est pour moi une véritable pépite chargée d’Histoire qu’il ne faut surtout pas sous-estimer au Pays des Pharaons !









































Citadelle de Saladin
Érigée sur les hauteurs de la colline de Mukatam au 12ème siècle sur ordre du Sultan Saladin pour se protéger d’éventuelles attaques des Croisés, la citadelle a abrité le siège du gouvernement pendant plus de 700 ans. Ses fortifications étaient bien plus vastes qu’aujourd’hui et englobaient les quartiers du Caire islamique (Al-Qahira) et du Vieux Caire (Fustat).
Le site comporte deux mosquées qui méritent amplement la visite : la Mosquée de Méhémet Ali et la Mosquée Al-Nasir.
La première fut construite au 19ème siècle et s’inspire considérablement du style ottoman et notamment des plans de la Mosquée Bleue d’Istanbul. Elle domine l’ensemble de la citadelle et est également connue sous le nom de Mosquée d’albâtre en raison de l’utilisation de ce minéral pour la construction de ses murs extérieurs. La série de colonnades qui borde la cour intérieure lui confère un caractère aérien et met en valeur la fontaine à ablution, typiquement ottomane, richement décorée et sculptée. L’autre point d’attraction est sans nul doute, l’imposante Horloge offerte aux Égyptiens par Louis-Philippe en remerciements pour le don de l’obélisque de Louxor installée à Paris sur la Place de la Concorde. Si les extérieurs sont magnifiques, l’intérieur est tout aussi grandiose avec de monumentaux lustres circulaires et des coupoles flamboyantes aux peintures dorées. La terrasse offre probablement l’un des plus beaux panoramas du Caire.
La Mosquée Al-Nasir, légèrement en contrebas, présente un tout autre style. Elle constitue un héritage de la dynastie mamelouk, composée d’anciens esclaves guerriers enlevés sur les terres turques et convertis à l’islam qui régnèrent en Égypte pendant plus de deux siècles. Moins fréquentée que la première, elle n’en est pas moins majestueuse avec ses murs crénelés, ses muqarnas, ses colonnades et mihrabs bariolés.




































Souk Khan el-khalili
Après ces belles découvertes, Yohana nous amène prendre le pouls de la Capitale au souk Khan al-Khalili. Nous commençons par nous restaurer en dégustant quelques fétir, une spécialité locale succulente à mi-chemin entre une pizza et une brick.
Puis nous déambulons la rue Al Muizz Ldin Allah Al Fatmi reliant les Portes Bab Zuwayla au Sud et Bab Al Nasr au Nord. L’ambiance est incroyable et l’architecture mamelouk est particulièrement impressionnante en ces lieux, particulièrement autour de la Mosquée du Sultan Al Nasr.
Il y a du monde, les présentoirs des échoppes sont remplies et colorées, les commerçants attirent le chaland en engageant la discussion ou en servant leur boniment. Une très belle expérience qui se conclut par une petite visite de la Mosquée Al Hakim avec sa somptueuse cours centrale en marbre blanc !





















Gizeh, le plateau des Pyramides
Après l’introduction faite au Musée égyptien du Caire, nous avons envie de ressentir l’Égypte ancienne sur le terrain. Nous prenons donc la route avec Yohana et après avoir franchi le Nil, nous apercevons rapidement depuis le boulevard principal des masses triangulaires spectaculaires situées à plusieurs kilomètres mais déjà tellement imposantes. Ça parait presque irréel, voir les Pyramides en vrai reste un rêve absolu pour de nombreux voyageurs. Une journée particulière s’annonce pour nous.
Après les contrôles de formalité, administrés de main de maître par notre guide, nous nous retrouvons face à face avec ces témoins du passé aux dimensions démesurées.
Le plateau des Pyramides est une vaste nécropole façonnée par l’homme. Elle accueille les Pyramides les plus remarquables de l’Égypte ancienne, les Pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos. Classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO, elles font partie des sept merveilles du Monde mais sont les seules à être encore sur pied de nos jours.
Les Pyramides sont en réalité de majestueux tombeaux. Atteignant près de 140 mètres de hauteur, les deux Pyramides principales de Khéops et Khéphren présentent des bases gigantesques de plus de 200 mètres de large. Elles sont composées de plus de 2 millions de blocs de pierre de plusieurs tonnes. Se retrouver au pied de ces édifices monumentaux est littéralement stupéfiant. On se demande comment l’homme a été capable de bâtir de telles constructions avec les techniques de l’époque. Il parait que nous en serions bien incapables aujourd’hui. Surtout en sachant qu’elles sont là depuis 4 500 ans !
On continue notre chemin en direction du village des artisans pour mieux admirer le panorama unique qu’offre le plateau des Pyramides. Zacharie profite alors de sa première balade à dos de dromadaire, un vrai p’tit bédouin !
Avant de partir, nous rejoignons la prestigieuse statue du Sphinx. Érigée dans l’axe de la Pyramide centrale de Khéphren, elle présente elle aussi des dimensions spectaculaires : 20 mètres de haut, 15 de large et 73 de long. Elle semble veiller sur les Pyramides sacrées.
Rien à dire, on en a vraiment pris plein les yeux, quelle expérience incroyable !
































Louxor
Nous prenons l’avion en direction de Louxor pour notre deuxième étape du voyage. Situé à 700 kilomètres au Sud du Caire, la ville de Louxor est établie sur les bords du Nil. Elle accueille chaque année plus de 4 millions de touristes venus découvrir les innombrables sites archéologiques et notamment, le complexe de Karnak, le temple de Louxor et les nécropoles thébaines (vallée des Rois, vallée de Reines, vallées des nobles, vallées des artisans…), le temple de Médinet Habou, le temple d’Hatchepsout… Autant de trésors à portée de main ! On se sent l’âme d’Indiana Jones prêts à partir en expédition !
Temple de Louxor
Après un vol raté et quelques heures d’attentes en raison du surbooking, nous finissons par atterrir à Louxor, où un collègue de Yohana nous accueille. Ni une ni deux, nous filons directement visiter le Temple de Louxor pour ne pas perdre une journée entière. Et même si la fatigue se fait ressentir, notre soif de découverte nous donne des ailes.
Billets en poche, nous pénétrons au soleil couchant dans l’enceinte du Temple. Il fait encore bien chaud et les spots illuminent les pierres dorées des vestiges monumentaux encore incroyablement conservés. Le Temple de Louxor est dédié à Amon, Dieu majeur du panthéon égyptien symbolisant la puissance royale. Il fut construit par Amenhotep III et Ramsès II à l’époque pharaonique plus de 1000 ans avant J.-C., en plein cœur de l’ancienne cité de Thèbes.
Nous sommes d’abord impressionné par l’enfilade de sphinx qui bordait l’allée reliant sur trois kilomètres le Temple de Louxor au Complexe de Karnak. Quelle allée magistrale ! Ce qui nous frappe d’emblée également c’est l’entrée monumentale du Temple avec sa gigantesque façade d’une vingtaine de mètres de haut et légèrement inclinée, ses statues de Ramsès II fixant l’horizon et son obélisque orpheline. La deuxième trônant sur la Place de la Concorde à Paris.
En franchissant le portail fièrement gardé, nous sommes émerveillés par les statues et colonnades aux décors ciselés. Je ne sais pas si ma perception est juste, mais il me semble que les dimensions du temple sont bien supérieures aux temples romains que j’ai eu l’occasion de visiter. Aménagé sur plus de 230 mètres, l’équivalent de deux terrains de foot, le temple présente une succession de salles aux colonnades majestueuses, dont la plus importante, la cour à colonnes d’Amenhotep III.
Le Temple était un lieu de culte important. Chaque année, lors de la grande fête annuelle de l’Opet, la statue d’Amon voyageait de Karnak à Louxor pour la régénération du pouvoir divin et royal !































































Vallée des Rois
Après cette première soirée grandiose et un bon repos à l’hôtel, nous entamons une nouvelle journée dans l’ancienne Thèbes et partons explorer la Vallée des Rois, nécropole pharaonique du Nouvel Empire. Situé dans une vallée aride et reculée, elle est dominée par un mont en forme de pyramide, protecteur de la nécropole divine culminant à 470 mètres d’altitude.
La Vallée des Rois attire beaucoup de monde et reste un incontournable lors d’un séjour en Égypte. Elle abrite une soixantaine de tombes creusées dans la roche et richement décorées mettant en scène le voyage du Roi vers l’au-delà. On est époustouflé par l’incroyable état de conservation des peintures qui affichent plus de 3000 ans ! Elle s’explique en partie par le très faible taux d’humidité dans l’air.
A peine monté sur le trône, le pharaon entreprenait la construction de son tombeau, vaisseau pour l’au-delà et garant de la conservation de sa momie pour l’éternité. On aura l’occasion de visiter les tombeaux de Ramsès III, Ramsès IV, Ramsès VI ainsi que celui de Toutankhamon.
Quelle claque visuelle ! C’est vraiment exceptionnel et parfaitement mis en valeur. Les tombeaux des Ramsès présentent de nombreux bas-reliefs polychromes aux hiéroglyphes soignés et des représentations de scènes rituelles ou astronomiques qu’on peut littéralement qualifier de chefs d’œuvres.
Le tombeau de Toutankhamon, quant à lui est bien moins important, rappelant le cours règne de ce dernier. Cependant, c’est probablement le plus célèbre de tous car il fut découvert intact, vierge de tout pillard, par hasard par une équipe d’égyptologues britanniques. Son trésor exceptionnel était composé de plus de 5 000 objets précieux enterrés aux côtés du pharaon.








































































Temple funéraire d’Hatchepsout
Hatchepsout marqua l’Histoire en devenant la première femme Pharaon d’Égypte. Sa période de règne coïncide d’ailleurs avec un âge d’or prospère et pacifique privilégiant les échanges commerciaux plutôt que la guerre.
Construit aux alentours de 1500 avant J.-C., le temple funéraire d‘Hatchepsout est spectaculaire. Blotti contre la montagne dans un cirque naturel imposant, le temple se caractérise par une architecture complètement différente des autres. Deux rampes d’escaliers relient trois terrasses agrémentées de colonnades gigantesques. Chaque terrasse ayant une fonction spécifique : la première terrasse est consacrée à la vie d’Hatchepsout, la deuxième relate de sa naissance et de son lien filial avec le Dieu Amon-Rê et la troisième est un véritable lieu de culte où Hatchepsout est vénérée comme une divinité.
Dédié à Hathor (déesse de l’amour et de la beauté), Amon-Rê (créateur de la vie et père des Dieux) et Anubis (gardien des morts), le temple funéraire est extraordinairement bien conservé et unique en son genre, cassant clairement avec l’architecture et la disposition spatiale des autres temples marquant la singularité d’Hatchepsout, femme Pharaon !




























Vallée des Reines, des Nobles et des Artisans
On poursuit nos pérégrinations en direction de la vallée voisine, la Vallée des Reines, qui comme son nom l’indique, est la nécropole des épouses royales, filles et parfois fils des Rois. On y dénombre une centaine de tombeaux mais seuls quelques-uns sont ouverts au public, dont notamment deux fils de Ramsès III, la Reine Tyti (épouse de Ramsès IX) et la Reine Nefertari (épouse deRamsès II).
On enchaîne ensuite avec la Vallée des Nobles. Ici, à nouveau nous sommes presque seuls au monde. Ça change radicalement de la Vallée des Rois. Nous admirons le travail des équipes d’archéologues en direct en nous rendons vers les tombes les plus spectaculaires de la Vallée. Dans cette vallée, ce sont les nobles et personnalités influentes (prêtres, scribes, dignitaires…) qui sont à l’honneur dans leur dernière demeure. Nous aurons l’occasion de pénétrer dans les tombeaux de Sennufer (maire de Thèbes) qui présente de somptueux plafonds décorés de vignes généreuses et celui de Ramose (gouverneur de Thèbes) comprenant de splendides bas-reliefs, éclairé à la lumière du soleil par un guide tenant un morceau de miroir.
Nous terminons cette journée de visite par le Village des artisans. Ce village qui présente une ceinture de remparts, abritait près de 1200 personnes dont les très talentueux artisans qui ont contribué à la construction des tombeaux royaux et autres temples funéraires édifiés sur les bords du Nil. Là aussi, à l’image des familles royales et des nobles, les artisans ont fait construire quelques tombeaux somptueux. En particulier ceux de Sennedjem (peintre sous le règne de Séti I) et celui d’Anherkha (ouvrier qualifié) qui présente de magnifiques bas reliefs colorés.
Bien que l’idée même de visiter une tombe ne me plaît guère, je dois bien avouer que ces visites sont tout à fait exceptionnelles. Je crois pouvoir dire sans exagérer que c’est la première fois que je visite autant de tombes de ma vie !!!

























































Le Nil
Depuis notre arrivée à Louxor, nous prenons la pleine mesure de l’importance du Nil et du rôle central de ce dernier. Tout tourne finalement autour de lui. Le Nil est vie, sans lui, rien ne pousse. Nous avons pu le constater en quittant les terres fertiles à la végétation luxuriante le long des berges du Nil pour rejoindre la désertique nécropole thébaine. Nous embarquons également quotidiennement sur les bateaux-taxi pour joindre les deux rives du fleuve entre notre hôtel et le centre de Louxor. Et à chaque fois, c’est un vrai plaisir. Le débit et la largeur du Nil, ce fleuve sacré, nous impressionnent véritablement. Ses lumières dorées à l’aube et au crépuscule sont fantastiques.
Le Djorff Palace, l’hôtel dans lequel nous sommes descendus est un petit bijou. Propriété d’un architecte égyptien et géré d’une main de maître par des Britanniques, l’hôtel présente une architecture orientale typique, des matériaux et des produits locaux, c’est un petit coin de paradis et nous en profitons pleinement.






















































Médinet Habu
Après cette incroyable journée à parcourir les tombes royales, nous retournons le lendemain dans la nécropole de Thèbes pour visiter Médinet Habu. La localité est réputée pour abriter la Demeure des millions d’années, temple funéraire de Ramsès III. Il est considéré comme l’un des mieux préservés d’Égypte. Hors des circuits touristiques classiques malgré sa grande qualité, il est vraiment agréable de déambuler dans ce temple.
Après avoir franchi l’imposant portail de style assyrien, nous pénétrons dans une première grande cours flanquée de pylônes décorés de hiéroglyphes et bas-reliefs relatant des victoires militaires du Pharaon sur les Libyens et les Hittites.
Une seconde cours légèrement plus petite lui succède. Les bas reliefs sont magnifiques et nous sommes émerveillés par les nombreuses peintures colorés d’époque encore visibles sur une partie des murs et des plafonds.
Enfin, un nouvel espace moins bien conservé comporte plusieurs salles des colonnes, des espaces de culte et le temple du soleil dédié à Amon antérieur au Temple des Millions d’années lui-même. Le site est vraiment d’une beauté saisissante !













































Colosses de Memnon
Avant de quitter la Nécropole thébaine, notre guide nous propose un rapide arrêt pour admirer les Colosses de Memnon. Ces statues colossales mesurent près de 20 mètres de haut, pèsent chacune 720 tonnes et sont sculptées en un seul bloc. Elles trônent ici depuis plus de 3400 ans et avaient pour vocation de garder l’entrée du temple funéraire d’Amenothep III, l’un des plus vaste temple de l’époque. Ces deux statues représentant le Pharaon Amenothep III étaient un signal fort à l’entrée de la Nécropole de Thèbes, marquant la puissance de ce dernier.
A l’époque grecque, elles constituaient une attraction touristique phare. Les grecs y voyaient une ressemblance frappante avec Memnon, héros légendaire de la Guerre de Troie. En plus de la démesure des statues, un étrange son se produisait chaque jour au lever du soleil. La légende de l’oracle de Memnon était née.






Complexe de Karnak
Avant un bon repas dans un restaurant traditionnel de Louxor et un plongeon rafraichissant dans la piscine de l’hôtel, nous gagnons tranquillement le Complexe de Karnak. Il fait très chaud et malgré cela le site est noir de monde, notamment de nombreux touristes venus en bus à la journée pour faire de beaux selfies. Sa visite est bien moins agréable que les autres sites antiques que nous avons parcouru jusqu’alors.
Pour autant, le complexe de Karnak reste un incontournable lors d’un séjour en Égypte. Il est ni plus ni moins le plus imposant complexe religieux d’Égypte antique. Occupant une surface de 2.5 km2, son entrée est matérialisé par un alignement de 40 sphinx à tête de bélier, qui faisaient jadis partie de l’Allée monumentale reliant le temple de Louxor à celui de Karnak.
On accède rapidement à la salle hypostyle et sa forêt de 134 colonnes, la plus importante de l’Égypte antique. Contrairement à de nombreux temples égyptiens, sa compréhension globale est moins aisée. Elle résulte des innombrables ajouts et modifications subis au fil des siècles, laissées par chaque Pharaon en place au pouvoir. Mais le résultat n’en est pas moins impressionnant. Les dimensions des colonnes et façades du temple imposent littéralement le respect. On se sent tellement petit…



































Edfou
Après ces quelques jours à Louxor, nous prenons la route vers le Sud en direction d’Assouan. Les checkpoint s’enchaînent, les paysages sont verdoyants le long du Nil. Après 2h30 de route, nous arrivons à Edfou, célèbre pour son Temple d’Horus.
Contrairement à l’ensemble des sites visités depuis notre arrivée en Égypte, le Temple d’Horus a été édifié sous l’ère ptolémaïque, lorsque les Grecs ont régné sur l’Égypte en poursuivant l’œuvre des Pharaons. Ce temple dédié à Horus (dieu à la tête de faucon et maître du ciel) et Hathor (déesse de la beauté et de l’amour) est le plus vaste du pays après celui de Karnak. Il est aussi l’un des mieux préservé et nous pourrons le constater de nos propres yeux.
Du haut de ses 32 mètres, l’entrée principale est monumentale et dépeint les victoires militaires de Ptolémée devant Horus et Hathor. Le temple, majestueusement conservé, présente également une grande cour, deux grandes salles hypostyles, un sanctuaire et de nombreuses chapelles dédiées au culte de Horus et Hathor, desquelles dégage une ambiance mystique. C’est grandiose.












































Kom Ombo
Nous reprenons la route pour 1h30, puis nous arrivons à Kom Ombo. La localité est célèbre pour son temple dédié à Horus (Dieu à la tête de faucon maître du ciel) et Sobek (Dieu de l’eau et de la fertilité à la tête de crocodile) magnifiquement érigé sur les bords du Nil.
Il date également de l’ère ptolémaïque et fut même finalisé par les Romains. Moins bien conservé que celui d’Edfou, il n’en est pas moins intéressant. Sa position stratégique dominant le Nil offre une vue de choix sur le fleuve nourricier. Autre particularité du temple, de par sa symétrie parfaite, la moitié du sanctuaire est dévolu à Horus et l’autre à Sobek. Quelques fresques présentent les instruments chirurgicaux utilisés à cette époque.































Assouan
Cataracte du Nil
Après ces deux étapes de choix, nous poursuivons notre route pendant 1h30 en direction d’Assouan. L’ambiance est totalement différente de Louxor et nous tombons rapidement sous le charme de la ville.
Assouan est réputée pour abriter la première cataracte sur le Nil. Il s’agit en fait de barres rocheuses qui rendent le fleuve plus sauvage et difficile à la navigation en raison des courants qu’ils génèrent mais qui magnifient aussi les paysages !
Notre petit hôtel situé sur l’île Éléphantine dispose d’une belle terrasse en roof-top offrant une vue grandiose sur les dunes de sables qui plongent dans le Nil. A leurs sommets, on distingue au premier plan le mausolée de l’Aga Khan en gré rose et les monastère de Saint Anba Hadra encore en activité et les ruines du monastère de Saint-Siméon que nous visiterons. Un panorama à couper le souffle !
Une petite balade en felouque nous permet le lendemain d’appréhender les paysages naturels du Nil au plus près du fleuve. Notre capitaine nous fait accoster sur une petite plage préservée des courants pour profiter d’une petite trempette. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on se baigne dans le Nil. On s’en souviendra !



















































Temple de Philae
Le lendemain, notre guide vient nous chercher pour visiter la star d’Assouan, le temple de Philae. Après un trajet assez rapide en voiture, nous embarquons pour une courte croisière en direction d’une île charmante, où fut érigé à l’époque romaine un magnifique temple dédié à la Déesse Isis (déesse de l’Amour, magicienne et protectrice des femmes et des enfants). Il s’agit même du plus important temple bâti en son honneur en Égypte.
Situé à 300 mètres de son emplacement d’origine, il a été déplacé et remonté pierre par pierre lors de la construction du haut barrage d’Assouan, pour ne pas finir submergé.
Selon la légende, le Roi Osiris aurait été tué par son frère, qui aurait dispersé son corps dans tout le pays. Sa femme Isis, aurait alors récupéré l’ensemble des restes de son mari et l’aurait reconstitué puis momifié avant de se retirer avec lui pour l’éternité sur l’île de Philae. Les majestueuses parois et colonnades du temple relatent de l’histoire d’amour d’Isis et Osiris. Il est vrai qu’avec une vue panoramique sur le Nil, le temple présente beaucoup de charme.











































Gharb Soheil, le village nubien
A l’arrivée au pouvoir de Nasser dans les années 1960, la construction d’un barrage aux dimensions hors normes est entreprise à Assouan. Il avait pour vocation de remplacer celui construit par les Britanniques au début du siècle, devenu trop modeste pour répondre aux nouveaux enjeux de développement du pays. Son achèvement a permis le développement des surfaces cultivables, l’accroissement de la production agricole, la maîtrise des crues du Nil mais également la production d’électricité pour la population égyptienne : une véritable aubaine.
Mais ce barrage a aussi forcé près de 100 000 Nubiens à quitter à contre cœur leurs terres ancestrales submergées par les retenues d’eau du Nil. Des villages ont alors été créés sous Nasser pour reloger et accueillir ces populations installées dans la vallée du Nil depuis des millénaires.
Le village de Gharb Soheil en est un parfait exemple, largement tourné vers le tourisme. Une escapade dans ses ruelles bigarrées permet de découvrir ce peuple attachant à l’identité forte.
Ce qui frappe d’entrée, c’est la magie des couleurs qu’ose ses habitants. Les façades des maisons présentent des décorations aux formes géométriques très colorées extrêmement agréables à l’œil. Ça tranche nettement par rapport à ce que l’Égypte nous a proposé jusque là. Les Nubiens sont très accueillants et nous parcourons le village et ses innombrables échoppes à la recherche d’artisanat et de produits locaux. Un véritable voyage dans le voyage !













































Monastère Saint-Siméon
Après quelques recherches préparatoires, nous nous lançons à l’assaut du Monastère Saint-Siméon, visible depuis la terrasse de notre hôtel de l’autre côté du Nil. Il est encore assez tôt et nous partons seuls au monde. Nous ne sommes qu’à quelques centaines de mètres du fleuve mais nous avons déjà l’impression de participer à une méharée fantastique. Après 2 kilomètres à arpenter une petite route ensablée, nous atteignons le Monastère.
Fondé au 7ème siècle et bâti sur deux étages, il constitue l’un des plus grands monastères construit en Égypte. Il est entouré de remparts de 8 mètres de hauteur, érigés pour protéger les quelques 300 moines coptes en cas d’attaque bédouine. Largement ruiné, il présente malgré tout de beaux restes qui dégagent une atmosphère particulière de bout du Monde. Il est temps de reprendre la route pour rejoindre la mythique Abu Simbel !


























Abu Simbel
Nous prenons la route pour l’extrême Sud de l’Égypte et le cœur de la Nubie. Après 3h30 de voyage, nous arrivons à proximité de la frontière soudanaise afin de rejoindre notre dernière étape pharaonique : les Temples d’Abu Simbel.
Croisière sur le Lac Nasser
Mais pour commencer, nous nous laissons tenter par une petite balade en bateau sur le Lac Nasser. Une belle pause fraîcheur en toute fin d’après midi alors que les rayons du soleil produisent une belle lumière dorée. On profite du moment.
Deuxième plus grand lac artificiel du monde, le Lac Nasser est né de la construction du Haut barrage d’Assouan et mesure 500 kilomètres de long et 5 à 35 kilomètres de large. Il est partagé entre l’Égypte et le Soudan. Une impression de calme et de sérénité se dégage de ces paysages si singuliers mêlant désert et eau à perte de vue. Nous découvrons finalement les fameux temples d’Abu Simbel au couchant, une belle récompense…















Temples d’Abu Simbel
Après une courte nuit, nous rejoignons aux aurores les majestueux temples d’Abu Simbel pour finir notre expédition égyptienne en beauté. Nous sommes parmi les premiers mais il y a déjà pas mal de visiteurs.
Notre guide nous présente le temple principal, temple de Ramsès II dédié aux trois principaux Dieux créateurs égyptiens, Amon, Rê et Ptah, mais également à Ramsès II lui-même déifié. Construit à partir de 1274 avant J.-C., il est creusé directement dans la roche et présente une entrée monumentale dominée par 4 statues colossales de Ramsès II de 20 mètres de hauteur. Le portail surmonté par une statue du Dieu solaire Rê, laisse place à une grande salle hypostyle. Flanquée de 8 statues du Pharaon déifiés en Osiris, la salle recèle d’innombrables bas reliefs qui relatent de la victorieuse bataille de Kadesh où les Hittites de Syrie ont été vaincu par le grand Ramsès II. C’est vraiment splendide. En continuant, on découvre un autel partagé par quatre statues dédiées à Ptah, Amon, Rê et enfin à Ramsès II mis sur le même pied d’égalité que les Dieux créateurs.
Un second temple plus petit est consacré à la Reine Néfertari, au nord de celui de son époux Ramsès II. Le Pharaon a innové en agrémentant le temple de son épouse avec des statues de lui-même, d’elle et de leurs enfants.
Ces deux temples ont, à l’instar du temple de Philae, été déplacés pierre par pierre avant l’achèvement du Haut-barrage d’Assouan pour les sauver de la submersion. Ce chantier exceptionnel a duré 6 années.


























































Sinaï
Nous ne voulions pas quitter l’Égypte sans fouler la légendaire péninsule du Sinaï. Et ce, pour deux raisons, nous souhaitons découvrir l’incroyable et isolé Monastère de Sainte-Catherine, et rêvons de nous relaxer au bords de la mer avant de repartir en Europe. Notre choix se portera donc un peu par hasard sur Dahab, une petite station balnéaire au Nord de Sharm-El-Sheikh et ce fut une excellente surprise !
Dahab
Ce qui nous a fait atterrir à Dahab, c’est avant tout l’hôtel Sheikh Ali idéalement situé, proposant de belles et grandes chambres avec un petit déjeuner local et une grande piscine pour se détendre. Le top du top ! Un staff ultra sympa aux petits oignons.
La station balnéaire en elle-même est pleine de charme. Son bord de mer rocailleux est peu visible car colonisé par une multitudes de restaurants, souvent excellents, aux étales de poissons et fruits de mer comme nous n’en avions jamais vues.
Sa longue promenade parsemée de boutiques, restaurants et clubs de plongée est vraiment idéale pour faire sa petite balade digestive du soir. Nous apprécions grandement. C’est exactement ce qu’il nous fallait et je dois dire que Zacharie apprécie cette baisse de rythme.
































Si les plages du centre ne sont pas franchement idéales pour y poser sa serviette, elles présentent cependant des fonds marins vraiment incroyables à proximité directe des restaurants blottis sur la petite corniche. Il suffit de louer un masque et un tubas pour en prendre plein les yeux : poisson chirurgien, poisson globe, poisson trompette, poulpe, poisson lion, labre constellé, banc de sardines, poisson papillon, poisson cocher, poisson sergent, poisson clown, girelle-paon, tylosurus, poisson ballon, ainsi que de beaux coraux et anémones. C’est vraiment magique, un vrai régal !
Après ces belles sessions snorkeling, on souhaite réaliser une plongée avec un centre agréé. On choisit le Sea Dancer DiveCenter et ce fut une superbe expérience. Déborah aura même la chance de croiser un mérou hostile et de nager avec une tortue pleine de grâce.

























































































Monastère Sainte-Catherine
J’ai visionné un excellent reportage sur ARTE il y a une dizaine d’années présentant l’histoire du Monastère Sainte-Catherine, posé en plein cœur du légendaire Sinaï. Cette contrée aride au relief découpé est une véritable barrière naturelle entre l’Afrique et l’Asie.
Le lieu de culte y semblait à la fois tellement isolé, mais également complètement imprenable avec ses remparts colossaux. Une atmosphère mystique et lourde se dégageait du site dans les images. Ce lieu m’a fasciné et il est temps de le découvrir !
Après ces quelques jours de repos à la mer, nous nous réjouissons de repartir à l’aventure. Notre chauffeur vient nous chercher assez tôt à l’hôtel pour rejoindre le fameux monastère. Les paysages sont lunaires. On se demande comment il est possible de survivre dans un lieu aussi inhospitalier. Les checkpoints et contrôles de sécurité sont bien plus marqués qu’ailleurs en Égypte, nous rappelant la présence de groupuscules armés dans la péninsule. Après presque 2 heures de route, nous gagnons la vallée encaissée qui accueille le Monastère Sainte-Catherine.
En arrivant, nous sommes frappés par la taille des remparts, c’est une véritable forteresse ! Un gardien bédouin, héritier d’une longue tradition de protection de ce lieu saint, nous ouvre sympathiquement une porte hors d’âge avec une clé aux dimensions démesurées.
Ce monastère orthodoxe, construit au VIème siècle est l’un des plus anciens monastère au monde encore en activité. Le monastère présente également la deuxième plus importante collection d’incunables et manuscrits anciens au monde après le Vatican, ainsi que d’inestimables icônes byzantines.
Il est édifié au pied du Mont Sinaï, lieu sacré pour les trois principales religions monothéistes. Dans l’Ancien Testament, Moïse circonspect y voit brûler un buisson qui ne se consume pas. Ce petit arbuste s’adresse à lui et Moïse comprend que c’est Dieu qui lui parle. C’est l’épisode du Buisson ardent. Aujourd’hui, les restes de ce buisson sacré sont présents dans l’enceinte du Monastère et nombre de croyants viennent l’admirer. Moïse gravit ensuite le Mont Sinaï pour rencontrer Dieu et attend quarante jours et nuits, puis Dieu vient à lui et lui transmet les Tables de la Loi et le somme de libérer le peuple hébreu du joug des Pharaons.

















































C’est vraiment un lieu incroyable qui clôt en beauté notre séjour égyptien. Je peux dire, sans me tromper, que je n’ai jamais visité autant de temples antiques en si peu de temps ! Et malgré tout, chaque jour, c’était une nouvelle claque visuelle, nous en avons pris plein les yeux. Plusieurs milliers d’années nous séparent des Pharaons mais ils sont toujours parmi nous, ils ont gagné leur pari de longévité, ça force le respect.
L’Égypte d’hier et d’aujourd’hui, c’était un rêve depuis tout gosse pour moi et je suis heureux d’avoir eu la chance de découvrir le pays, son histoire et sa culture avec Yohana que je recommande absolument pour un séjour aux petits oignons.
Contrairement à ce que j’ai souvent entendu dans mon entourage, les Égyptiens étaient très accueillants et hormis quelques exceptions dans des lieux fortement fréquentés, les vendeurs étaient plutôt sympathiques.
L’Égypte reste une destination touristique unique avec son patrimoine antique et ses spots de plongée de classe mondiale. Un vrai coup de cœur pour nous.
Je suis aussi très fier de mon petit garçon, qui du haut de ses 3 ans, a vécu des aventures extraordinaires avec nous. Quel baroudeur il fait déjà ! Je t’aime mon fils…
























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































