L’Algérie, si proche et pourtant si loin…

Destination beaucoup moins grand public que ses voisins tunisien et marocain, l’Algérie est un trésor secret au potentiel touristique de premier plan qui recèle de nombreux sites d’exceptions. Cela s’explique notamment par ses empruntes numides, arabes, romaines, berbères, espagnoles, ottomanes et françaises, ses paysages naturels préservés, son littoral à couper le souffle, son désert immense. 

L’Algérie, c’est aussi un pays riche et une terre de convoitise avec ses ressources naturelles gigantesques (gaz et pétrole), source de nombreuses convoitises. Lorsqu’on évoque l’Algérie on pense à la guerre d’Algérie, dont on nous parle à l’école assez rapidement et dont on sent que les blessures commencent à peine à se refermer. On pense aussi à la décennie noire des années 90 avec la montée du terrorisme et les événements terribles qui s’y déroulèrent.

Forcément, ça reste dans les esprits des deux côtés de la Mer Méditerranée. J’ai toujours senti en France un certain tabou et malaise vis à vis de ce pays et cela m’a toujours intrigué : jeunesse française d’origine algérienne qui galère, pieds noirs déracinés, harkis humiliés… Pas évident tout ça !

Mais au-delà de tout ce qu’on entend, l’Algérie c’est quoi ? Il était temps de monter un projet avec quelques amis pour nous faire notre propre expérience. 4 300 kilomètres parcourus en voiture nous ont permis de découvrir quelques un de ses joyaux : Oran l’espagnole à l’ombre de la chapelle Santa-Cruz, Tlemcen la zianide, Tipaza la punique, Timgad la romaine, Constantine la ville suspendue, Alger la blanche, Béjaïa la kabyle, les Aurès et les balcons de Ghouffi… Le programme est alléchant et aura raisons des démarches administratives pour obtenir le visa touristique.

Des touristes en Algérie, il y en a bien et en particulier représentés par la diaspora qui vient voir la famille restée au bled et se ressourcer au pays de leur deuxième culture. On compte aussi des touristes étrangers, espagnols et britanniques mais peu de Français. Et pourtant ici tout est écrit en arabe et en français, tout le monde parle français, bien plus qu’en Tunisie et au Maroc. Je n’ai d’ailleurs jamais remarqué de ressenti négatif vis-à-vis des Français que nous sommes, bien au contraire, plutôt un vrai sens de l’accueil chaleureux ! Bien loin des idées reçues.

C’est parti pour la découverte d’un printemps algérien !

L’Oranais

Premier contact avec l’Algérie à Oran où nous débutons notre périple. On rencontre le cousin d’un ami qui nous accueille à l’aéroport et nous accompagnera pendant tout notre séjour oranais. On se souviendra longtemps de sa gentillesse, ainsi que celle de ses amis avec lesquels on s’est tout de suite senti sur la même longueur d’onde. On a découvert l’Oranais de l’intérieur et on ne pouvais pas rêver mieux. Après un week-end reposant dans une villa établie près de la station balnéaire d’Aïn el Turk prise d’assaut en été, on découvrira Oran l’excentrique, capitale du Raï et très ouverte par rapport à certaines villes plus conservatrices à l’Est. On était logé juste à côté de la fameuse Corniche qui domine le port, endroit idéal pour une balade en début de soirée avec une bonne glace rafraîchissante, après un repas à la Pêcherie. Oran m’a fait pensé à Marseille et son fameux clair-obscur, on y croise le meilleur et le pire: la conduite y est agressive, l’atmosphère parfois tendue parfois décontractée, la lumière pure.

La tenue officielle c’est le Lacoste, j’ai rarement croisé autant de personnes fièrement arborer le croco et c’est bien ici que nous en avons vu le plus porté de 7 à 77 ans ! On s’est donc équipé nous aussi comme il se doit, à des prix défiants toute concurrence.

Trêve de plaisanterie, le site incontournable à Oran c’est bien évidemment Santa-Cruz. Quelle splendeur ! La vue depuis le fort bâti par les Espagnols au 16ème siècle est à couper le souffle. La vue est imprenable sur la baie d’Oran, la médina jdida, le port et la ville moderne. La Vierge de la Chapelle de Santa Cruz veille paisiblement sur la ville .

Tlemcen

On aura l’occasion de faire une escapade d’une journée vers le Sud où nous attendais un ami à nous croisé à l’aéroport et qui était heureux de nous accueillir et nous faire découvrir son deuxième chez lui : Tlemcen et ses environs !

Tlemcen est plus bourgeoise et calme que sa sœur de la côte. C’est un peu comme si nous quittions Marseille pour découvrir Aix-en-Provence. La ville est surtout connue pour ses vestiges zianides et mérinides, la Mansourah, comparée à une Tour Eiffel locale ! Elle est effectivement immense et capte extraordinairement bien la lumière !

La ville est adossé au plateau de Lalla Seti, offrant une vue imprenable sur la cité.

Les environs ne sont pas en reste avec une cascade agréable surmonté d’un ancien pont construit par Eiffel pour le coup. Mais également de grottes monumentales bien aménagées que nous aurons la chance de découvrir. Ce réseau de galeries mesurait encore il y a plusieurs dizaine d’année près de 70 kilomètres mais a été en partie détruit pour lutter contre la résistance algérienne pendant la guerre d’Algérie. Le site est exceptionnel. Nous sommes sous le charme de cette belle bourgade et de ses environs mais il est déjà temps de reprendre la route vers Oran puis Alger.

Tipaza

En route vers Alger, nous avons prévu une halte à Tipaza la punique. Ce riche site antique a la particularité de s’ouvrir sur la mer et est en cela assez remarquable. Une petite balade du site principal nous permet de nous détendre un peu et de découvrir l’emprunte punique puis romaine en terre algérienne. N’ayant pas la chance de passer par Djemila, nous finirons quand même notre séjour par la découverte de la Grande Timgad, à la porte des Aurès, qui clôturera parfaitement le voyage et nous permettra de voir l’importance de la région pour l’Empire Romain.

Une petite halte pour nous restaurer et nous poursuivons vers Alger la Blanche ! L’ambiance dans cette ville était aussi bien tranquille et sympathique.

Alger

Nous arrivons à Alger et les drapeaux algérien et serbe jonchent le bord dl’autoroute partout. J’en ai jamais vu autant et je ne comprends pas pourquoi le drapeau serbe et les nombreux militaires présents le long de la route. Il y avait en fait une visite officielle du président serbe dans la capitale . On arrive dans notre sympathique villa à Aïn Benian dans le quartier de la Madrague en bord de mer. Les rochers me font penser à la Bretagne. Un coucher de soleil mémorable nous accueille !

Le lendemain on part à la découverte d’Alger la Blanche. On est sous le charme du centre et de ses bâtiments haussmannien blancs qui nous rappellent Paris. On se croirait vraiment en France. Quelle belle ville : le boulevard Amirouche mélange entre une corniche et une avenue prestigieuse, la Grande Poste, son architecture néo-mauresque et les cafés qui l’entourent, les escaliers décorés, la Basilique Notre-Dame d’Afrique et son point de vue imprenable sur la baie d’Alger… Notre passage éclair ne nous donnera pas l’occasion de nous perdre dans le quartier historique de la Casbah mais nous reviendrons un jour c’est sûr !

Après toute l’agitation du centre, nous nous décidons à profiter du calme du Jardin du Hamma, créé en 1832 considéré comme un des jardins d’essai et d’acclimatation les plus grands au monde. On y trouve un jardin anglais, français, japonais et des allées majestueuses avec des platanes, frangipaniers et autres dragonniers, surprenant à cette latitude. Le panorama qu’offre l’allée des Palmiers du jardin français ceinturée entre la Méditerranée et le Mémorial des Martyrs nous éblouit.

On essaie de prendre le téléphérique pour rejoindre le fameux Mémorial mais ce ne sera pas possible puisqu’il est hors service, comme ceux d’Oran et d’Annaba d’ailleurs. Dommage. Le taxi assurera ce service et nous découvrons un lieu très symbolique le Mémorial du Martyr, érigé en 1982 à l’occasion du 20ème anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie. Il rend ainsi hommage aux nombreuses personnes tombées pendant la guerre d’Indépendance.

Notre courte expérience algéroise s’arrêtera là et il est déjà temps de partir vers l’Est et la Petite Kabilye, particulièrement verte en cette saison. Béjaïa nous voilà !

Béjaia

En route vers la Kabylie et ses montagnes verdoyantes au printemps, qui plongent littéralement dans la Méditerranée et sculptent la côte. Un vrai coup de cœur pour cette superbe région où tout est plus calme et saisissant de beauté !

Azul !

nous dirons beaucoup de kabyles, peuple berbère très ancien originaire des montagnes du Nord qui aiment faire vivre leur dialecte et patrimoine culturel au sein de l’Algérie.

La Grande Kabylie plus à l’Ouest est la région d’origine de Zinédine Zidane, un des Algériens les plus célèbre au monde que nous continuons d’aduler et qui nous a tellement fait rêver en 98 !  Je ne peux m’empêcher également de penser à mon cousin dont le papa était également kabyle. Ce voyage est aussi un peu le sien puisque je sais qu’il aurait aimé y prendre part mais ce n’est que partie remise.

La Petite Kabylie est la destination estivale de choix pour les familles algériennes et la diaspora française. Le Printemps se prête bien plus à une découverte de cette région féerique, qui voit sa fréquentation se multiplier pendant la belle saison et également les bouchons !

Béjaïa a un petit centre ancien avec de belles ruelles typiques. Elle dispose aussi d’une promenade en bords de mer – la Brise de Mer – que lui envient les Algérois et où les restaurant de poissons se succèdent les uns après les autres.

Le site naturel emblématique de la ville est sans conteste le Cap Carbon, au sein du Parc Naturel de Gouraya. Une superbe balade longeant le cap creusée à même la roche est un pur régal pour les yeux. Une montée un peu plus physique nous permet également d’atteindre le Pic des Singes où nous croisons quelques farouches Macaques de Barbarie particulièrement à l’aise ! Le panorama est exceptionnel ! Ambiance vacances garantie.

Kefrida

Petite escapade depuis Béjaia vers la populaire cascade de Kefrida déjà bien fréquentée pour la saison. Le chemin qui mène à la cascade donne lieu à un petit marché touristique qui vend principalement des chinoiseries. Le site est impressionnant et très fréquenté par les jeunes du coin qui en profitent pour piquer une tête et impressionner leurs amis en sautant depuis les rochers. Un de mes ami me propose d’en faire autant et il ne faut pas me le dire deux fois. J’en profiterai pour crier

1,2,3 ! Viva l’Algérie !

qui fera rire quelques petits ! Cette petite incursion dans les montagne kabyle nous aura permis un bon rafraîchissement. On en profitera pour manger un « sandwich spécial » se poser à la plage de Tichy au retour. La mer y était particulièrement démontée, pleine lune oblige !

Annaba

On comprend rapidement que le réseau routier n’est plus le même que du côté ouest ! Les routes sont plus petites, les dos d’ânes omniprésents ! La route est vraiment longue et nous arrivons fatigués sur les hauteurs d’Annaba où nous avons réservé dans l’hôtel Mountazah à Séraidi, niché sur la montagne riche d’une belle forêt de chênes-liège et dominant l’ancienne Bône. La vue est imprenable.

Nous sommes très déçu car la piscine extérieure où nous nous réjouissions de piquer une tête est vide ! Quel déception. Elle sera remplie pour accueillir les touristes après le Ramadan. On ajoutera à cela que si cet hôtel fut un palace, il n’est plus que l’ombre de lui-même. En effet, il s’agit d’un hôtel geré par l’Etat et les rénovations n’ont pas du être nombreuses au cours des dernières décennies. Dommage au vu du potentiel de son architecture rappelant les maisons du M’zab et ses terrasses panoramiques offrant une vue imprenable sur la Méditerranée. Le charme opère malgré tout.

Le lendemain on dépose notre ami d’origine algérienne qui en profitera pour passer quelques jours en famille. Nous continuerons donc la suite du voyage sans lui mais nous réjouissons de venir lui rendre visite pour un vrai festin à Oued Zenati à quelques kilomètres de Guelma et ses sources chaudes !

Avant cela, on profite des derniers moments dans la ville d’Annaba pour découvrir les restes d’Hippone et la majestueuse basilique Saint-Augustin. une bonne crêpe et un milk-shake nous raviront sur le front de mer animé de la station balnéaire.

Guelma

Petite pause improvisée à Guelma et plus précisément à Hammam Debagh réputé pour ses sources et sa cascade pétrifiée de 30 mètres de haut. Une petite promenade nous permet de constater l’importance de cette formations qui doit être vieilles de plusieurs milliers d’année. L’eau y jaillit bouillonnante à plus de 90°C et en fait après l’Islande les sources les plus chaudes du monde ! Quelle surprise ! Un lieu qui nous fait penser à Pammukale en Turquie. Peut-être au programme d’un prochain voyage ?

Il est l’heure d’aller à la rencontre de la famille de notre ami où nous serons accueilli comme des rois ! On se régalera de plats traditionnels et notamment la chekhchoukha et la kesra produite avec le blé réputé des champs d’Oued Zenati ! Un régal.

Constantine

Poursuite de notre escapade vers Constantine, la cité des ponts suspendue. Cette ville est très ancienne et a été construite par les Numides sur un énorme rocher séparé en deux par le Rhummel qui coule au fond d’une gorge impressionnante à plus d’une centaine de mètre sous les nombreux ponts qui permettent de joindre les deux parties de la ville haute. Pour celles et ceux qui ont le vertige, mieux vaut s’abstenir !

On rejoint Lazhar qui nous guidera jusqu’à la fin de notre périple à Constantine, Timgad et dans les Aurès depuis Batna. Sa compagnie et les nombreux échanges que nous avons eu avec lui nous ont permis de mieux comprendre le pays, dépasser les clichés et vivre l’Algérie de l’intérieur. Lazhar n’a pas été un simple guide pour nous mais un véritable ami. Nous avons rencontré sa famille et mangé plusieurs fois avec eux. Nous ne l’oublierons pas ! Il nous fera découvrir la ville et parcourir les pont et passerelles les plus impressionnants. Mentions spéciales pour le Pont Sidi M’Cid et la passerelle Mellah Slimane (aussi appelée passerelle Pérrégeux ou Pont de l’Ascenceur) qui sont de pures merveilles.

On croisera, par hasard, une femme médecin du centre ancien passionnée par sa ville, qui nous fera entrer dans son cabinet pour nous faire découvrir une des demeures les plus anciennes de la ville, très emprunte de décorations ottomanes. Cette femme, qui a le cœur sur la main, nous a même offert des copies de son livre en cours d’édition retraçant l’histoire de la ville. Une très belle rencontre.

Lazhar nous fera boire un café moulu à l’ancienne dans un bistro de quartier (une expérience à part entière ! Quel régal !). Puis nous filons vers le marché qui grouille de vie et le Palais du Bey, chargé d’histoire. Ce palais a été construit à l’époque ottomane et présente de belles cours et colonnade. Dépaysement garanti.

Le soir venu, nous en profiteront pour visiter la majestueuse Mosquée Emir AbdelKader et son esplanade idéale pour profiter du soleil couchant avant l’appel à la prière.

Aurès

On partira de Batna pour faire la fameuse boucle des Aurès. Cette région est célèbre car elle fut le berceau de la révolte algérienne pour la lutte à l’Indépendance. Les Aurès, c’est la terre des Chaouis, autre population très ancienne qui a su s’acclimater dans ce territoire très aride. En témoignent encore les maisons accrochées à flanc de falaise, dominant l’oued et les oasis. Les Balcons de Ghouffi constitueront également pour nous un véritable coup de cœur malgré une chaleur écrasante : 43°C !

Ce site est également bien structuré avec une sympathique promenade qui nous permets de serpenter le long de la gorge. On aperçoit en face une construction qui est en fait un ancien hôtel construit dans un lieu assez irréel ! Les ruines de l’Hôtel Transatlantique où aurait séjourné Louis de Funés. On explore également les petites maisons de bergers abandonnées. Ces petits villages reculés ont abrité des groupes terroristes dans les années 90. Ca fait froid dans le dos mais le site est grandiose.

On poursuit ver M’Choumèche où nous aurons le plaisir de piquer une tête dans un oasis. On se délecte de cette baignade rafraîchissante car il fait toujours aussi chaud. Quel bonheur !

On pousse vers Biskra à la porte du désert. On visitera la plus ancienne mosquée d’Algérie puis on retourne en direction de Batna. Malheureusement, nous ne verrons les gorges d’El Kantara que de nuit. Cette journée a vraiment été exceptionnelle.

Timgad

Timgad est situé à quelques encablures de Batna, qui est décidément idéale pour rayonner. Nous faisons une première pause à Lambèse, ancien site romain qui s’avère moins impressionnant que Timgad, puisque les Français ont utilisé une bonne partie des pierres de taille pour construire une prison à quelques kilomètres. Ceci dit le cœur du site mérite un détour.

Timgad, quant à elle, est majestueuse. Surnommée la Pompéi d’Afrique du Nord, le site est immense. Lazhar nous expliquera le fonctionnement de la cité romaine et ses points remarquables. La qualité sonore de l’amphithéâtre nous impressionnera, ainsi que le Forum, le marché et l’Arc de Trajan.

Notre séjour algérien touche à sa fin. Cela restera pour nous une expérience inoubliable. J’aimerai largement dédicacer ce petit article à Leila, la femme de mon cousin Vince et maman de mon filleul Djibril qui nous a grandement aidé ; à Nadir qui m’a aidé pendant de longs mois à construire ce voyage et notamment la partie Est qui reste encore assez difficile à découvrir pour quelqu’un qui n’a pas d’attache en Algérie. Grand merci à lui, à sa réactivité, à sa sympathie et à son professionnalisme. Il travaille au sein de l’agence Timgad Voyage qui nous a permis de rencontrer Lazhar et de passer des moments extra en cette fin de séjour.

Merci également à tous ceux qui nous ont aidé et que nous avons croisé pendant notre séjour.

L’Algérie est belle, n’hésitez pas à dépasser les clichés et à la découvrir.

Tahia Djezair !

 

14 réflexions sur “Djezair : un printemps algérien

  1. Bonjour, je trouve cet article très intéressant car il change des autres articles polémiques du web que l’on écris sur l’Algérie. Cependant il y aurai quelques points qu’il faudrait rectifier, si vous me le permettez :
    1- Vous avez oublié de mentionner l’emprunte arabe en Algérie qui a eu un apport non négligeable sur le parlé citadin algérien mais aussi sur la présence de nombreuses tribus installées majoritairement dans le nord du grand erg oriental et leur capital est la ville d’El Oued, la cité aux milles et unes coupoles.
    2- « Tlemcen la marocaine » ? Tlemcen n’a jamais fait parti du Maroc car historiquement parlant le Maroc actuel n’existait pas c’est une invention du maréchal Lyautey, il y avait bien avant deux sultanat avec deux souverains biens distincts avant que la France colonise le Maghreb : le sultanat de Fes au nord et le sultanat de Marrakech au sud, ces deux nations se querellaient jour et nuit jusqu’à ce que la France coloniale pour simplifier sa quête coloniale les regroupe en une nation qui sera plus tard appelée « Maroc ». Le surnom le plus correct pour Tlemcen, serait « La perle du Maghreb » ou « La Zianide » car elle fut la capitale du sultanat des Zianides ce qui prouve qu’historiquement elle n’a jamais appartenu au Maroc.
    3- Tipaza est une ville punique et non romaine, les romains ont seulement pris le pouvoir de la Numidie par alliance avec Juba II qui régnera plus tard sur la Maurétanie avec Cleopatre Selenee II fille de la grande reine d’Egypte, leur tombeau est d’ailleurs visible, il est très imposant et d’architecture dite « basina ».
    4- Toujours pour Tlemcen « La ville est surtout connue pour ses vestiges mérinides (aïeux des Marocains) » c’est une grave erreur historique de dire que les Mérinides sont les aïeux des marocains ! Les Mérinides sont des berberes zenetes originaire des Aures et ont conquis plus tard les terres de l’actuel Maroc en établissant leur capitale a Fes le temps de s’armer et de revenir dans leur ancienne terre d’origine pour contrer les tribus arabes des Banu Hilal. Mais ils se sont retrouvés a faire face au sultanat puissant des Zianides dont Tlemcen fut la capitale ! Nous retrouvons plus de vestiges Zianides que Merinides dans la ville de Tlemcen !
    5- « L’alphabet kabyle » n’existe pas, c’est ce qu’on appelle le tifinagh et cet alphabet a trouvé existence il y a plus de -10 000 ans avant JC lors de la période Capsienne au néolithique ! Seul les touareg descendant direct des Capsiens(ancêtres des berbères : kabyle, chaoui, touareg, mozabite, chenoui, chleuh, beni snouss…) sans altérations ont conservé le parlé authentique mais aussi les tenues vestimentaires et la gastronomie !
    6- GRAVE ERREUR sur Constantine !!!!! Cette ville n’a jamais été construite par les romains mais par les numides elle portait alors le nom de Cirta et fut la capitale de la Numidie bien avant que les romains posent leur pied sur le sol de l’Algerie antique ! On retrouve d’ailleurs pas loin de Constantine le tombeau du roi numide Massinissa.

    Voila, ça sera tout, je vous prie de corriger ces erreurs qui me semble très importantes ! Desolee pour les fautes d’orthographe, je suis sur un clavier qwerty. Bonne journee a vous.

    Aimé par 1 personne

  2. c koi ce Tlemcen la marocaine ?!!!!! vous avez gacher votre article avec ca ?!!!!!!! vous ne connaisez rien a l’histoire de l’agerie ni autre vaut mieux cesser vos reportages des maintenanr ,en parlant des mérinides c’est des berbere chaouis qui sont partie au maroc et on parle d’eu comme marocain alors qu’il sont algerien t3ayou ! tfou alikoum

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    • Bonsoir. Merci pour vos reactions. Comme je le disais je ne suis pas specialiste de l Histoire du pays. J ai été un peu léger sur ces quelques points que je vais corriger très vite. Encore désolé, je ne voulais froisser personne. Quoi qu il en soit je voulais faire passer un message positif de ce pays si souvent décrié a tort je trouve. Je vous rassure sur un point par contre, je continuerai mes partages d experience et serais toujours ravi qu on m explique quand j ai ecrit quelque chose de faux. Peace.

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    • Un peu de politesse ne vous ferez pas de mal monsieur….
      Très beau reportage sur l’Algérie j’applaudis ! Au lieu de se contenter des clichés sur l’Algérie et les Algériens notre ami est allé se faire sa propre idée ! Et j’imagine tout ce qu’il a dû entendre ! Alors monsieur un peu de respect et d’humilité….

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      • Ah oui en effet, je viens de me renseigner sur ce que signifie cette expression. Sympa de me cracher dessus… Pauvre type sans importance… Passons au dessus de ces bassesses.

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