Viêt-Nam : De Saïgon à Nha Trang

2007 : Vietnam Sud : Hô Chi Minh – Nha Trang

Sud Viêt Nam

Retour sur un voyage qui me tenait particulièrement à cœur : le Viêt-Nam. Il s’agit aussi de mon premier grand voyage entre potes il y a déjà bientôt 10 ans.

Encore novice dans l’art de voyager à l’époque, les clichés pris ne seraient sûrement pas les mêmes aujourd’hui, de même que les activités et le circuit. Pour autant, j’en garde un souvenir magique car c’était la vraie grande aventure pour le p’tit gars de Strasbourg que j’étais alors.

Viêt-Nam, les images évoquant ce pays qui me venaient en tête à l’époque étaient alors : Jungle luxuriante, saveurs d’Extrême-Orient, charme désuet d’Indochine… Mais aussi le pays d’origine d’une partie de la famille d’un de mes plus vieil ami, dont l’oncle et la tante basés dans la capitale et sur la côte allaient nous faire découvrir. Tout un programme.

Ambiance Saïgon

La première étape de notre périple vietnamien était bien évidemment l’ex Saïgon, actuelle Ho Chi Minh ville. Grouillante Capitale du Sud Viêt-Nam ! Premières foulées en Asie et découverte d’une ambiance à part avec sa moiteur ambiante, ses flots de motos incessants et une architecture si différente de l’Europe. Le dépaysement s’est vite fait sentir et la chaleur a rapidement eu raison du mauvais rhume attrapé avant le départ avec plus de 30 degrés de différence. Le quartier des routards était notre QG, idéal et stratégique pour vadrouiller dans la ville.

Saïgon m’a beaucoup plu avec ses marchés colorés aux vendeurs insistants, ses gargotes où l’on mange assis dans les rues comme partout en Asie, son patrimoine bâti remarquable traditionnel et colonial (ancienne poste notamment), les bars et boîtes branchés (mention spéciale au MGM).

Marché Ben Thanh

La magie des couleurs dans les marchés de la ville. Découverte odorante pour ma part concernant le durion, très apprécié en Asie. Si le munster était un fruit je pense que ce serait à peu près cela ! Mention spéciale pour le fruit du dragon et sa forme si particulière.

Zoo et jardin botanique

Après le tumulte incessant des motos dans la ville (il faut dire qu’on avait choisi un hôtel situé au cœur d’un grand carrefour), la visite du zoo constituait une alternative salvatrice : Une vraie pause fraîcheur en plein milieu d’Ho Chi Minh. On ne peut pas dire qu’il soit des plus entretenus mais cette petite pause était inespérée.

Musée de la Guerre du Vietnam

Un musée qui glace le sang…

La guerre du Vietnam voit s’affronter pendant plus de dix ans le gouvernement pro-occidental du Sud-Vietnam à ses rebelles communistes, activement soutenus par les Nord-Vietnamiens. Les premiers bénéficient d’un soutien direct et actif des États-Unis et de leurs alliés de l’Océan pacifique, les seconds de l’URSS et dans une moindre mesure de la Chine populaire.

Bien plus qu’une nouvelle péripétie de la guerre froide entre le camp occidental et le camp soviétique, cette guerre ultra-médiatisée apparaît a posteriori comme le révélateur d’un monde nouveau, avec des Occidentaux las des aventures impériales et un tiers monde qui prend conscience de sa force.

Le musée présente une muséographie à l’ancienne avec de nombreux équipements d’époque, véritables machines à tuer, et des photos très choquantes…

On the road to Nha Trang !

En route vers la côte et Nha Trang, le « Nice viêt » à près de 500 kilomètres d’Ho Chi Minh…

Les paysages sont variés : montagne, jungle, fleuve, rizière, plage parsemée de cocotiers. On ne pourra pas passer à côté des usines de Nuoc Mam, la fameuse sauce utilisée comme condiment au Viêt Nam, sans s’en rendre compte. Son odeur vous monte au nez… En effet, il s’agit en fait d’une sauce préparée à base de poisson fermenté dans la saumure. So tasty !

 Ambiance Playa à Nha Trang

Après l’oppression de la ville, changement de décor. Bienvenue à Nha Trang, cité balnéaire de 300 000 habitants bordée par la Mer de Chine offrant une superbe baie, classée parmi les plus belles du monde. L’ambiance y est bonne, les cocktails aussi.

Barbec, Têt & Nha Trang by night

Nous aurons l’occasion de profiter d’un bon barbecue entre amis dans le quartier russe de la ville. La terrasse de type coloniale avec son mobilier en rotin est juste à tomber. Une fois repu, on nous invite à prendre part à la célébration du Têt, le nouvel an vietnamien, période de fête entre amis et famille, en apportant quelques boissons. Un peu gênés, nous y allons et on va vite se rendre compte que l’ambiance est déjà très décontractée, pour ceux qui tiennent encore sur leurs chaises.

On aura l’occasion de trinquer à la Viêt cul sec :

Tcham po Tcham !

Je suis même invité à prendre part au traditionnel karaoké. Ne maîtrisant pas la langue de l’oncle Ho, je pars en freestyle en récitant les rimes des Sages Poètes de la Rue : Bons Baisers du poste.

Hein, que puis-je faire à part me plaindre,
les keufs m’embarquent ZOX, P, vont me rejoindre,
je porte une lame la nuit c’est dément
les taxis freinent puis s’enfuient c’est pas la peine,
je trace ma route style bulldozer,
technique de pointe, j’te montre à quoi le microphone sert…

L’auditoire est bon public et conquis ! Un moment d’anthologie…

Petite dédicace aussi au passage à Crazy Kim, figure locale qui se bat pour lutter contre le tourisme sexuel et notamment la pédophilie, dont le Viêt Nam n’est malheureusement pas exempt. Elle alloue une partie des revenus de son bar et salon esthétique à une petite école pour les enfants de la rue qui y trouvent refuge et éducation.

Excursion sur les îles de Nha Trang

Cette excursion très sympa, même si très « Tourisme de masse », nous a fait découvrir les quelques îles au large de Nha Trang.
Au programme, visite de l’aquarium kitch de la première île, véritable cathédrale de béton ; baignade et apéritif sur le floating bar où on déguste du vin de palme après une session snorkelling ; repas à bord avec quelques plats traditionnels ; sports nautiques et jet-ski sur une deuxième île… Une journée bien remplie.

Back to the roots

Dédicace à la famille de mes amis Eric & Renaud ! One love à Marcel, Caroline et Raymond.

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Martinique, joyau caribéen

Madinina, l‘île aux fleurs, sensations Caraïbes…

Les plages paradisiaques, le tissu madras, les rhums & ti punchs, la forêt vierge, les pirates… Autant d’images qui viennent à l’esprit lorsqu’on évoque la Martinique, l’île aux Fleurs d’Aimé Cézaire, partie intégrante de l’Archipel des Caraïbes. Un voyage qui me tenais aussi particulièrement à cœur puisque Thierry -Alias Matnik- membre de mon groupe de breakdance et ami depuis une bonne dizaine d’année, nous a proposé de découvrir son petit coin de paradis. Un séjour de deux semaines et demi pour faire le tour de l’île (ou du moins un bel aperçu) dans la famille de notre ami ! Madinina nous voilà.

Matnik prendra d’ailleurs sa tâche bien à cœur en véritable prof de géographie, d’histoire, de sociologie et un très bon guide touristique créole.

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Le QG : la maison familiale sur les hauteurs de Sainte-Luce

Après un voyage qui nous parait interminable en ce mois de novembre 2011 particulièrement froid en métropole, nous atterrissons à Fort de France avec quasi 35 degrés de plus ! Choc thermique garanti mais plutôt agréable dans ce sens. Direction les hauteurs de Sainte-Luce, quartier Bellevue et on comprend rapidement pourquoi ce lieu porte ce nom ! Depuis sa maison on découvre l’Océan Atlantique et le Rocher du Diamant, mais aussi au loin Fort-de-France et la forêt luxuriante juste derrière chez lui, la ravine Saint-Jean. Il suffit de se baisser ou d’escalader les arbres pour ramasser les fruits dans cette jungle toute proche. L’accueil créole est chaleureux ! On rencontre une bonne partie de la famille venue accueillir Matnik et ses amis. Les soirées festives seront nombreuses et nous aurons même droit à un Chanté Nwel avant l’heure en famille.

Plages d’Anse Corps de Garde, Anse Mabouyas et Anse Fonds Bananes : Les pieds dans l’eau…

Premiers contacts avec les fameuses plages caribéennes ! Y’a pas à dire c’est juste énorme et tout ça juste en bas de chez Matnik… Le paradis les pieds dans l’eau. On lui demandera quand même très rapidement pourquoi il est venu en métropole !!! Le lac Achard (base de loisirs nautique de Strasbourg) c’est sympa mais là, c’est grandiose. Les plages sont très différentes les unes des autres : certaines sont très aménagées et fréquentées, d’autres désertes et accidentées. Le soleil nous chauffe la peau, nos yeux de strasbourgeois en quête d’exotisme sont émerveillés par les cocotiers, le sable fin et l’eau turquoise…

 

Expédition à la Ravine Saint-Jean

Une fois nos premiers coups de soleil attrapés, on décide d’en découdre avec la nature sauvage juste derrière la maison familiale de Matnik. Une expédition au cœur de la Ravine Saint-Jean s’impose. Il ne s’agit pas de découvrir un lieu touristique mais juste de partir à l’assaut de la jungle omniprésente dès qu’on sort des chemins bitumés… On va donc s’équiper en mode chercheurs d’or avec nos coupe-coupe pour nous frayer un chemin dans cette forêt tropicale qui nous tend les bras. Le chemin est fatiguant et on avance doucement. Matnik nous explique que lorsqu’il était petit, sa famille partait de temps en temps se rafraichir là en bas, près du cours d’eau qui sera notre objectif. On y découvre des plantes aux formes et odeurs surprenantes, sans oublier quelques insectes impressionnants. Il ne nous manquait plus que le matos d’orpailleur pour se croire en Amazonie.

 

Anse Figuier : une plage d’exception

Après cette incursion dans la jungle, retour sur le littoral. Matnik nous amène dans une des plages qu’il affectionnait particulièrement, la Plage d’Anse Figuier, une des plus belles que nous ayons eu la chance de découvrir. Superbes cocotiers, petit baie aux eaux turquoises délimitée par un rocher que nous ne manquerons pas de gravir pour accéder à l’endroit où il regardait la mer, superbe cap abrupt plongeant dans la mer où un béquet (descendant de colon français) a construit sa belle demeure…

Cassez-vous ou j’appelle la police. Vous n’avez rien à foutre ici, c’est une propriété privée…

Bref, on essaie de lui expliquer qu’il s’agit d’un endroit cher au yeux de notre ami qui voulait nous le faire découvrir. Apparemment, le béquet s’en tape, on constate que les mentalités de colon que nous ne connaissions pas existent encore bel et bien. Sentiment bizarre… Nous regagnons la plage et assistons à un coucher de soleil merveilleux, probablement le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. On reste comme scotché sur la plage pour ne pas en perdre une miette pendant les 30 minutes qui nous séparent de la pénombre.

Ascension du Mont Pelé : Jurassic trail !

Le Mont Pelé est le sommet de cette île généreuse, sentinelle souvent plongée dans les nuages. Une ascension de la montagne sacrée s’offre à nous. A l’assaut ! Premier constat, on arrive trop tard, l’humidité accumulée au fil des heures a fini par se transformer en nuage et le panorama final ne sera pas celui qu’on espérait. Peu importe, on décide d’entamer la montée. Elle sera difficile avec les tongs que certains n’auront pas voulu quitter. On se retrouve vite la tête dans le nuage. Me lunettes perlent, le sol est glissant mais l’avancée est intéressante. Les plantes qu’on y voit : arbres et fougères tropicales géantes n’ont rien à envier au décor de Jurassic Parc, espérons qu’on ne croise pas de T-Rex…

Bienvenue à bords Capitaine : Catamaran et canoë

On aura l’occasion de tester notre pied marin lors de deux journées nautiques qui resteront gravées dans nos mémoires. La première est une balade en canoë qui nous mènera dans le lagon bleu de la Baignoire de Joséphine : quelle couleur ! Waow. Puis découverte de l’Ilet Chancel et l’îlet Madame, où on découvrira d’anciens bâtiment en ruine fabriqués en brique et en corail et qui abritait une ancienne fabrique. On croisera également de nombreux spécimens d’iguanes locaux mâles et femelles. Les T-Rex ne sont pas là mais leur cousin si ! La deuxième journée sera une journée détente en catamaran : une première. Rhum et gastronomie créole à volonté. Au loin on s’approchera d’une petite île au nom qui fait froid dans le dos : Le Loup Garou.

Rivière tropicale : fraîcheur garantie

On découvre l’île et ses paysages changeant en allant profiter de la fraîcheur d’une des nombreuses rivières tropicales dont regorge la Martinique. Certains points de vue sont spectaculaires. On emprunte des ponts en métal et découvre des maisons abandonnées. Puis arrivée à proximité de la rivière. Ca change de l’Ardèche ! Petite marche avant d’aller profiter d’un bain d’eau de source qui nous fera oublier la moiteur ambiante. Session saut et bain dans un spa naturel tropical avant de remonter le lit de la rivière.

Le Diamant et la Dame couchée : Sentinelle martiniquaise

Petit panorama sur la Baie du Diamant. On se laisse émerveiller par les courbes féminines du rocher de la Dame couchée et le Rocher du Diamant posté à quelques encablures de la Côte. Le courant y est plus fort et on en profite pour faire un peu de planche.

La case créole typique

Tonton Guy, surnommé le Vagabond décide de nous emmener à la Maison de leurs ancêtres, une belle maison coloniale plus bas dans le village où il fabrique du charbon qu’il revend pour arrondir ses fins de mois. L’ambiance y est particulière. On apprécie la fraîcheur des arbres qui protège d’une chaleur écrasante. La demeure présente un charme suranné et la terrasse invite à la sieste réparatrice.

Jardin de Balata : un must

Commencé en 1982 par son propriétaire, Jean-Philippe Thoze, grâce à sa collection de plantes personnelles, il a été ouvert au public le 19 avril 1986. Horticulteur passionné et créateur du jardin, le propriétaire a réuni une magnifique et exceptionnelle collection d’essences tropicales : des anthuriums, des hibiscus, des nymphéas exotiques, des roses de porcelaine, des héliconias, des pandanus panaché ou bien encore des dracénas et des balisiers. Un magnifique cocktail dans une mise en scène digne des plus grands artistes paysagistes. C’est un incontournable en Martinique et le passage sur les ponts suspendus nous donne la sensation de suivre les traces d’Indiana Jones. Le spectacle des chenilles multicolores posées sur leurs arbustes préférés et les colibris qui butinent nous en mettent plein les yeux.

Les Salines : la carte postale…

On passera deux journées sur la plus célèbre plage de Martinique et l’une des belles plages des Caraïbes : Les Salines et ses fameux cocotiers qui fleurent avec l’Océan. Juste sublime et relativement paisible au vue de sa renommée. On goûtera les boules coco que les glacières habillées en madras vendent le long de la plage. Au Max ! Les couleurs, contrastes et lumières qui évoluent au fil des heures nous permettent de réaliser de beaux clichés. On constatera encore une fois que la météo peut changer chaque demi-heure. C’était en effet assez déstabilisant lors des premiers jours où quand nous nous levions nous découvrions un ciel gris en nous disant qu’il allait pleuvoire toute la journée et que trente minutes plus tard le soleil régnait en maître sur l’île !

Saint-Pierre & Sainte-Marie

Lors de nos pérégrinations, nous aurons aussi l’occasion de découvrir Saint-Pierre et remparts aux canons tournés vers le large, à proximité du Mont Pelé, qui fut le théâtre d’une éruption volcanique d’envergure qui eut lieu en 1902 et qui tua l’intégralité des habitants de la commune sauf… le prisonnier Cyparis bien à l’abri des affres du Mont Pelé dans sa cellule ! La visite des ruines de la vieille ville nous donne l’impression de marcher dans une ville fantôme. Autre curiosité de cette ville, ses plages de sable noir, résultat de l’érosion de la lave.

La plage de Sainte-Marie, où nous croiserons un pêcheur solitaire nous rappelera que de ce côté de l’île sévit l’Océan Atlantique aux courants puissants.

Distillerie Trois Rivières : un rhum siouplé !

Le rhum, la boisson emblématique de la Martinique méritait qu’on se penche un peu plus sur son origine et ce d’autant plus qu’on était logé à Sainte-Luce, berceau du fameux rhum Trois Rivières. D’ailleurs Tonton Guy le Vagabond avait ses entrées à la Distillerie ! La visite guidée nous entraîne à la découverte des bâtiments de production, et nous invite à suivre le processus d’élaboration du rhum, depuis le broyage de la canne, jusqu’à sa mise en fût.

Fort de France : un autre monde

Quand on demande à Matnik, l’enfant du zion (forêt sauvage), de nous faire découvrir la capitale martiniquaise il n’est pas trop emballé, et on ne le comprend pas tout de suite. Mais il admet qu’un tour au marché vaut le détour. D’autant plus qu’il nous faut ramener quelques souvenirs. On gare donc nos voitures dans un parking, des hauteurs duquel on découvre une des collines de la ville particulièrement photogénique. Les mus de la ville constituent une grande galerie de street art. ! Belle surprise. Il fait plus lourd et chaud que dans le reste de l’île. L’ambiance est bien moins cool qu’ailleurs. Les gens y sont stressés et la misère s’y fait ressentir notamment à proximité du marché créole. On surprendra quelques SDF y consommer du crack, qui fait rage dans toute la Caraïbe. Malgré cela, le marché présente des étales bien fournies et colorées aux produits assez originaux : redresseur de zizi, salsepareille, péteur de braguette et plus sérieusement madras, vanille et fruits exotiques… Pas la peine de s’attarder trop longtemps dans la capitale, retournons dans la quiétude de Sainte-Luce pour profiter de nos derniers moments en Martinique avant le retour en métropole.

Ce séjour martiniquais nous aura permis de découvrir la culture créole et d’avoir ce sentiment étrange d’être en France mais à des milliers de kilomètres de Paris : route et signalisation routière à la française sur un territoire d’Amérique Centrale… Nous restons profondément attaché à la famille de Matnik qui nous a accueilli à bras ouvert et nous a permis de découvrir leur île comme aucun touriste du Club Med n’en aura l’opportunité : 100% authentique. Cet article comporte une sélection de nombreux clichés réalisés par toute la team lors du voyage, fruit d’une sélection des 3 000 photos que nous avions collecté ! Les travers des photographes en herbe émerveillé…