Thaïlande, en famille au Royaume de Siam…

La Thaïlande, un classique sur la carte des voyageurs du Monde entier ! J’avoue que cette destination ne m’attirait pas plus que cela lorsque j’ai commencé à parcourir la planète. Je me souviens avoir fait quelques recherches sur le pays au début des années 2000 lorsque je pratiquais la boxe française. En effet, le Muay Thaï ou boxe thaïe est souvent considérée comme la reine des boxes. Le caractère traditionnel et extrêmement efficace de ce sport de combat m’inspirait.

Pour autant, les clichés liés au tourisme sexuel en Thaïlande et en particulier les bordels de Pattaya me répugnaient. Je n’ai donc pas creusé davantage. Le Viêt-Nam et le Cambodge, anciennes colonies françaises, m’attiraient bien davantage, et ce d’autant plus que quelques-uns de mes amis d’enfance en étaient originaires.

Plus récemment et après avoir pas mal vadrouillé, choisir la Thaïlande en famille me semblait assez évident pour un premier voyage en Asie avec notre fils aventurier de 2 ans.

L’ancien Royaume de Siam, colosse touristique d’Asie du Sud Est, partageant régulièrement le Top10 des nations les plus visitées au Monde, est probablement l’une des destinations les plus célèbres et réputées d’Asie. Particulièrement prisé des touristes internationaux, le pays regroupe certaines des plus belles plages de la planète, un patrimoine culturel d’exception et une cuisine de caractère à tomber par terre !

Partie intégrante de la Péninsule Indochinoise, la Thaïlande est bordée par la Birmanie à l’Ouest, le Laos et le Cambodge à l’Est et la Malaisie au Sud, elle est également ouverte sur l’Océan Indien à l’Ouest et à la Mer de Chine à l’Est.

Le pays dispose de plus de 3200 kilomètres de côtes et s’étend sur environ 800 kilomètres d’Est en Ouest et 1800 kilomètres du Nord au Sud. Il comporte trois zones bien distinctes : un territoire marqué par des hautes montagnes au Nord et à l’Ouest, avec un sommet culminant à presque 2600 mètres d’altitude ; une vaste et riche plaine centrale et un haut plateau plus aride à l’Ouest. Son climat est tropical avec des températures chaudes variant de 20°C à 35°C en moyenne.

Après avoir parcouru quelques guides de voyage, les étapes du séjour ont été assez faciles à identifier : une première découverte de la bouillonnante capitale Bangkok et de ses temples, une excursion vers l’antique cité d’Ayutthaya, quelques jours dans la fraîcheur des villes traditionnelles du Nord à Chiang Mai et Chiang Rai, et un peu de farniente dans le Sud sur la côte de Krabi et les îles de Koh Phi Phi et Koh Ya Noï. C’est parti !

Bangkok

Bangkok, capitale tentaculaire, comptabilise plus de 8 millions d’habitants. Son rythme effréné, sa population galopante et ses pics de pollution rebutent bon nombres de visiteurs qui s’enfuient rapidement dans le reste du pays. Pour autant, la Cité des Anges présente de nombreux trésors, constituant de véritables incontournables lors d’un séjour en Thaïlande.

Pendant nos quelques jours à Bangkok, nous nous sommes concentrés sur la découverte des Grands classiques : Temples Wat Pho et son Bouddha couché, Wat Arun et sa pyramide à degrés, et l’opulent Palais Royal. Une excellente entrée en matière au pays du sourire !

Wat Pho

Situé sur la rive Est du fleuve Chao Phraya, en plein cœur de Bangkok, le Wat Pho, aussi appelé Temple du Bouddha couché, est l’un des plus anciens et plus grands temples bouddhistes de la capitale.

Le complexe est vaste et se déploie sur près de 8 hectares. Il est composé de salas, pavillons servant de lieu de réunion, de méditation ou d’enseignement. Il comporte également de nombreuses stupas. Quatre d’entre elles se distinguent par leurs dimensions hors norme et représentent chacune un roi de la dynastie Chakri (Rama), qui fit de Bangkok la capitale du Royaume.

Wat Pho est considéré comme étant un centre d’enseignement bouddhique de premier plan en Thaïlande. Il comporte également une école de massage thaï et de médecine traditionnelle.

Mais le clou du spectacle reste l’entrée dans le bot, bâtiment principal du temple bouddhiste, qui abrite une statue monumentale et lumineuse recouverte de feuilles d’or. Mesurant 46 mètres de long et 15 mètres de haut, elle représente Bouddha couché, apaisé, libéré des désirs terrestres et atteignant le Nirvana.

Grand Palais

Après cette mise en bouche de choix, nous nous dirigeons vers le l’ancien Palais Royal, également appelé Grand Palais qui se situe à quelques encablures du Wat Pho. La foule est au rendez-vous mais le site est très vaste, occupant près de 30 hectares !

Le site est composé de nombreux palais, bâtiments, pavillons, cours et jardins d’époques différentes. Le Grand Palais fut construit à partir de la fin du 18ème siècle et reprend les codes de l’architecture traditionnelle thaïlandaise, mêlée à certains éléments européens.

Il accueillait autrefois la résidence du Roi mais continue à symboliser la puissance de la Monarchie thaïlandaise. Il abrite également le temple le plus sacré du Siam, le Wat Phra Kaew où trône le vénéré Bouddha d’émeraude.

Les nombreux palais et statues, richement décorés, scintillent de milles feux. Les frises et mosaïques aux styles très différents sont majestueux, sans parler des exceptionnelles fresques qui ornent les murs témoignant de la mythologie thaïlandaise. C’est un vrai régal, on en oublierait presque les hordes de touristes.

Wat Arun

Dernière étape de la journée de l’autre côté du fleuve Chrao Phraya. Après une courte traversée en bateau, nous pénétrons dans l’un des temples les plus célèbres de la capitale thaïlandaise, le Wat Arun ou temple de l’aube.

En entrant dans le temple, une vraie ambiance de sérénité se dégage. Nous sommes relativement peu nombreux et croisons quelques couples posant pour des photos en magnifiques tenues traditionnelles d’apparat. Les colonnades blanches du bot (bâtiment principal du temple), maculées de blanc et décorées de lotus rose nous émerveillent.

On poursuit en direction des prangs, ces tours en forme de pyramides à degrés, typiques de l’architecture sacrée khmère, et nous retrouvons une foule bien plus importante.

Culminant à près de 80 mètres de haut, le prang central domine fièrement les environs, et constitue en quelque sorte l’un des symboles de Bangkok.

Richement décorés, les prangs sont ornés d’une incroyable quantité d’éclats de porcelaine chinoise avoisinant les 300 000 morceaux. Telle une montagne sacrée, l’ascension raide et compliquée du prang central représente la difficulté d’atteindre les niveaux supérieurs de l’existence.

Parc Historique d’Ayutthaya

Après une superbe première journée au cœur de Bangkok à parcourir les plus belles pagodes de la capitale, nous mesurerons la grandeur du patrimoine culturel thaïlandais et décidons de remonter un peu le temps en partant à l’assaut de l’antique cité d’Ayutthaya.

Ce sera Veera, chauffeur de taxi avec lequel nous avons sympathisé la veille, qui nous amènera dans l’ancienne capitale du royaume de Siam. Située à seulement 80 kilomètres au nord de Bangkok, Ayutthaya présente un vaste parc historique classé qui recèle de très nombreuses temples et bâtiments officiels plus ou moins ruinés.

La découverte de ce lieu magique me replonge quelques années auparavant lorsque j’ai eu la chance d’arpenter les merveilleuses ruines d’Angkor qui me faisaient tant rêver. Et pour cause, l’architecture khmer se retrouve parfois dans les différents édifices que nous découvrons, témoins d’échanges entre les deux peuples.

Au cours du 14ème siècle, la montée en puissance du Royaume de Siam marqua la fin de l’Empire Khmer et la chute d’Angkor, envahie par les troupes thaï en provenance d’Ayutthaya.

La ville deviendra par la suite la capitale du Royaume de Siam pendant près de 4 siècles avant que le pouvoir ne s’établisse finalement à Bangkok.

Wat Yai Chai Mongkhon

Veera nous propose de visiter dans un premier temps le Wat Yai Chai Mongkan. Ce temple, situé légèrement en périphérie du centre historique d’Ayutthaya fut édifié au 14ème siècle pour accueillir des bonzes revenant de Ceylan (actuel Sri Lanka).

Le Wat Yai Chai Monghkan comporte un chedi (stupa) monumental qui culmine à plus de 70 mètres de haut. Il est entouré d’une lignée de Bouddhas assis. On grimpe les quelques dizaines d’escaliers permettant de rejoindre le cœur du stupa et accéder à la plateforme panoramique en transpirant à grosses gouttes. Veera nous récupère et nous profitons de la climatisation de son véhicule avant de découvrir un nouveau temple.

Wat Chai Watthanaram

Suite à une petite pause gourmande pour reprendre des forces, nous découvrons sous nos yeux ébahis, un temple d’un tout autre style : le Wat Chai Watthanaram ! Ce temple, édifié bien plus tardivement au 17ème siècle, constitue un merveilleux exemple de l’art khmer. Il aurait été construit pour célébrer la victoire du Royaume d’Ayutthaya sur l’Empire Khmer plusieurs siècles auparavant. Le Roi Prasat Thong le fit ériger en hommage à sa mère. Tout un symbole.

La visite est très agréable car le site est très vaste et offre des perspectives très intéressantes. Les prangs sont bien ciselés et la vue depuis le Chao Phraya vaut son pesant d’or. Il y règne un véritable air d’Angkor Wat. On a adoré !

Wat Phra Ram

On se balade tranquillement dans le centre historique d’Ayutthaya et on découvre un nouveau prang assez imposant. Un nouveau temple s’offre à nous. A nouveau, nous sommes surpris par la sérénité des lieux. On croisera 4 touristes en tout et pour tout. Zacharie, notre explorateur en herbe, s’éclate avec les cailloux et les branches qu’il ramasse en chemin !

Le Wat Phra Ram est plus ruiné que le temple précédant mais la magie opère avec la végétation qui est assez présente. Ce temple aurait été bâti sur les lieux de la crémation du Roi U-Thong, fondateur du Royaume d’Ayutthaya.

Wat Phra Si Sanphet

On continue notre visite de l’ancienne capitale en direction du Wat Phra Si Sanphet. Le site est à nouveau complètement différent des précédant, notamment sur le plan organisationnel avec 3 chedis en forme de bols renversés et alignés. Cette vision me ramène à mon adolescence lorsque je jouais à Street Fighter II et que j’affrontais les combattants thaï dans des décors assez similaires.

Ce temple, le plus important de l’ancienne capitale, servait de temple royal. Les 3 chedis sont majestueux et tellement imposants qu’il est difficile de les faire rentrer tous dans l’objectif de mon appareil photo. Ils renferment des reliques de trois Rois d’Ayutthaya.

Wat Mahathat

Nous commençons à être un peu fatigués et notre journée s’achève par un grand classique d’Ayutthaya, le Wat Mahathat. Ce temple est à nouveau un bel exemple d’architecture khmer. La lumière du soleil couchant nous offre un superbe spectacle en léchant les constructions aux briques orangées finement ciselées.

Là encore, nous sommes relativement tranquilles sauf à un endroit, le figuier des pagodes. Ce figuier étrangleur sacré, emblème du bouddhisme, est probablement photographié par la grande majorité des visiteurs qui viennent découvrir Ayutthaya. Il présente la particularité d’enserrer une tête de Bouddha entre ses racines et il est vrai que c’est assez spectaculaire.

Chiang Rai

Après cette première étape culturelle de choix, nous embarquons pour le Nord du Pays en direction de Chiang Rai, non loin du Triangle d’or. C’est là que nous sommes accueillis par la sympathique Nancy qui tient un charmant hôtel familial dans lequel nous séjournerons.

Nancy nous accueille et fait tout pour nous mettre à l’aise. Elle tombe rapidement sous le charme de Zacharie et ses bouclettes blondes. Nous prenons la route sans plus attendre pour visiter un premier site, le Wat Huay Pla Kang.

Wat Huay Pla Kang

Situé sur les collines qui jouxtent la ville, ce temple n’est pas le plus visité de la région mais gagne à être connu. D’architecture chinoise lanna, il se distingue par son imposante statue blanche immaculée de Guan Yin, déesse de la miséricorde bouddhiste. Divinité importante, elle a atteint l’illumination mais reste dans le monde physique pour aider le reste de l’Humanité à faire de même.

Après avoir gravi la série d’escaliers enserrée par deux dragons menaçants, nous pénétrons dans les entrailles de l’hospitalière Guan Yin et empruntons un ascenseur pour gravir les 25 étages qui nous séparent de la plateforme d’observation offrant une vue imprenable sur toute la région.

Ce temple est vraiment l’un des plus originaux que j’ai eu l’occasion de visiter. Sa couleur blanche nous éblouit sous un soleil radieux. Une belle première découverte et mention spéciale pour les superbes dragons protecteurs.

Temple Bleu – Wat Rong Suea Ten

Nous poursuivons vers le Nord de la ville en direction de l’un des grands classiques de la région, le Temple Bleu.

Le Wat Rong Suea Ten, littéralement temples des tigres dansant, rend hommage aux tigres qui peuplaient les environs au cours d’une époque lointaine. Bâti sur les berges de la rivière Kok, le Temple Bleu est l’œuvre du célèbre architecte qui a conçu l’exceptionnel Temple Blanc, incontournable à Chiang Rai.

Il se caractérise par son mélange de couleurs bleu profond et or à l’extérieur comme à l’intérieur, assez atypique pour les temples bouddhistes. Les décors peints sont très travaillés et le spectaculaire ubosot abrite un majestueux Bouddha blanc en position de lotus.

Wat Phra That Chom Sak

Sur le chemin du retour en direction de l’hôtel, nous nous arrêtons pour visiter un temple doré que nous avions repéré depuis la route. Il s’agit du Wat Phra That Chom Sak, qui n’est pas du tout sur la liste des temples visités par les touristes internationaux.

Zacharie reste avec Nancy et nous gravissons la série d’escaliers, à nouveau gardée par plusieurs dragons, dorés cette fois. Le temple est littéralement désert et nous apprécions la quiétude des lieux. Pour autant, le temple est centre spirituel important de Chiang Rai, sa stupa dorée centrale abriterait des reliques sacrées de Bouddha.

Il est temps de rentrer chez Nancy pour se détendre enfin et profiter du beau parc arboré et de l’agréable piscine ! Un bon repas traditionnel fait maison clôturera parfaitement la journée.

Baan Dam Museum

Thawan Duchanee est un célèbre peintre et plasticien thaïlandais. Né en 1939 à Chiang Rai, il jouit d’une renommée internationale. Ces thèmes de prédilection sont le bouddhisme et la psychologie. Il s’intéresse particulièrement au courant surréaliste depuis ses études en Europe, ce qui transparait dans l’ensemble de son œuvre. Il s’éteint en 2014 à l’âge de 74 ans.

La Baan Dam Museum, littéralement Musée de la Maison Noire, est un musée privé établi sur un vaste domaine qui compte de nombreuses bâtisses érigées par Duchanee. Ce qui n’était à la base que le modeste atelier du peintre s’est métamorphosé au fil des années en un chef d’œuvre architectural monumental.

Le style architectural est métissé mais présente souvent les signes de la culture Lanna très présente dans la région. Contrairement à la majorité des édifices bouddhistes, ici la couleur noire règne en maître, apportant un caractère inquiétant qui pousse le visiteur à l’interrogation ! Une visite pas comme les autres qui nous permet de découvrir l’univers si particulier de Duchanee.

Plantations de thé de Choui Fong

En route pour le célèbre triangle d’or, nous faisons une petite halte aux plantations de thé de Choui Fong. Ces plantations sont les plus grandes de Chiang Rai et parmi les plus qualitatives du pays. J’avoue cependant ne pas être renversé par les paysages car je me souviens encore de mon passage dans les Cameron Highlands en Malaisie où le relief était bien plus découpé et les points de vue sur les plantations encore plus spectaculaires.

Triangle d’or et Karen Long Neck Village

Nous poursuivons donc en direction de la triple frontière Thaïlande – Laos – Birmanie, cœur du célèbre Triangle d’or. Cette région mythique fut autrefois l’épicentre du commerce de l’opium. Cette zone, aujourd’hui pacifiée, fut pendant de nombreuses décennies particulièrement instable en proie aux trafics de drogues et aux guerres de clans rivaux.

Pour palper l’âme de ce territoire montagneux, nous rejoignons Sop Ruak, petite localité située à la confluence du Mékong et de son affluent le Ruak. Un accueillant belvédère aménagé nous permet de bien contempler les berges des trois pays frontaliers. La ligne de rencontre des eaux nous saute aux yeux avec les couleurs très différentes des deux cours d’eau.

Nous quittons Sop Ruak et partons à la rencontre des Karen Long Neck. Originaires de Mongolie, cette ethnie s’est établie en Birmanie il y a plus de 700 ans. Persécutée par les Birmans depuis plusieurs décennies, une partie de cette minorité a fait le choix d’émigrer et de se réfugier en Thaïlande. On compte ainsi plusieurs villages de Karen dans les régions montagneuses du Nord de la Thaïlande.

Nous franchissons les portes de l’un d’entre eux. Nous avons lu quelques avis avant de tenter l’expérience et je dois dire que nous aussi sommes partagés. Le village est bien aménagé et la visite agréable. On est vraiment en contact avec la population locale, mais on a un peu l’impression d’être dans un zoo humain. Ce côté voyeuriste est dérangeant. Si avec certains villageois, il y a de véritables échanges, avec beaucoup d’autres, on sent de la lassitude, de la fatigue et une espèce de mise en scène. Finalement pas sûr que la visite de ce village aide véritablement la communauté…

Pour autant, nous avons étais ébloui par les costumes colorés et très impressionnés par les femmes Karen aux long cous. Symbole de beauté ultime, elle se pare d’un collier en spiral entièrement en cuivre, souvent à partir de 5 ans qui leur permet d’allonger considérablement le cou.

Temple blanc

Pour la dernière étape de notre séjour à Chang Rai, nous nous devions de visiter l’un des plus emblématiques temples bouddhiste contemporains, le Wat Rong Khun, communément appelé Temple Blanc.

Il est l’œuvre du célèbre artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat, qu’il mit une dizaine d’année à construire. Entièrement blanc, il symbolise la pureté du Bouddhisme. Il est incrusté de milliers de fragments de miroir. L’entrée dans l’ubosot met le visiteur en situation : après avoir franchi une mer de mains terrifiantes provenant des ténèbres et représentant la souffrance, il passe sous une paire de défenses de pachydermes monumentales.

Même si beaucoup de représentations sont clairement contemporaines et parfois déstabilisantes par rapport aux temples bouddhistes classiques, il faut reconnaître que le site est exceptionnel et mérite vraiment le coup d’œil. Le temple est extrêmement fréquenté mais la gestion des flux est plutôt efficace. Le comportement de certains touristes étrangers nous fait cependant quand même parfois grincer des dents.

Chalermchai, en édifiant ce temple a voulu rendre hommage au Roi Rama IX décédé en 2016 et originaire de Chiang Rai. Le Wat Rong Khun continue son expansion et devrait être intégralement finalisé en 2070.

Wat Sang Kaew Phothiyan

Situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud-Ouest de Chiang Rai, sur la route de Chiang Mai, le Wat Sang Kaew Phothiya, est un vaste temple fondé en 2006. Il présente plusieurs espaces très diversifiés : une arche d’entrée colorée monumentale, un jardin mystique et secret, un ubosot couleur vermeil aux fresques dorées d’une finesse rare, un champ de statues géantes de divinités dont la plus imposante représente Ganesha et un sanctuaire des moines vénérés dans la région.

Le Wat Sang Kaew Phothiyan est encore peu connu des touristes étrangers et lors de notre passage nous avons peut-être croisé un ou deux couples d’Européens, un monde comparé aux hordes d’instagrameurs qui se bousculaient au Temple Blanc. Nancy a visé juste avec cette visite totalement imprévue qui restera un vrai coup de cœur de notre escale sur Chiang Rai.

Chiang Mai

Annicha, amie de Nancy, prend le relais pour nous guider lors de notre étape à Chiang Mai. Nous commençons par une excursion à la journée pour découvrir la Réserve des Eléphants de Mae Taman. Nous n’en avions jamais vu de près (à part au zoo) et je dois dire que nous attendions cette journée avec impatience.

Réserve des éléphants de Mae Taman

La réserve se situe à deux heures de route, à une petite centaine de kilomètres au Nord de Chiang Mai. A notre arrivée, on se voit remettre des tickets et on nous explique le programme. Nous commençons par un spectacle qui se déroule sur un petit terrain de jeu. Les éléphants se rapprochent de nous et cherchent quelques gourmandises avant d’entrer véritablement en scène. Ils nous impressionnent en jouant au football, puis en peignant des toiles comme de vrais artistes. L’ambiance est bon enfant. Les pachydermes sont majestueux et impressionnants.

On poursuit avec une balade à dos d’éléphant d’une vingtaine de minutes. Nous montons sur une petite plateforme arrimée sur son dos et je dois dire que nous ne sommes pas du tout à l’aise. C’est très instable et nous luttons pour ne pas tomber. Zacharie est très impressionné et semble décontenancé. Pour autant, il prend son courage à deux mains, et nous traversons finalement assez facilement la rivière avant une petite virée dans la jungle sur des chemins très raides.

Ce fut une vraie expérience mais nous n’avons aucune envie de remonter sur le dos de l’éléphant. Une petite carriole tirée par des buffles nous attend déjà pour découvrir le village. La balade est nettement plus tranquille.

Le repas est prêt, un buffet chaud nous attend et nous en profitons pour reprendre quelques forces. Pendant ce temps, les équipes du parc préparent les radeaux en bambous pour notre dernière balade qui s’effectuera sur la rivière Mae Taman. Nous nous laissons donc guider par les flots sur plusieurs kilomètres et admirons le paysage et les autres sanctuaires pour éléphants. La croisière est très agréable.

Je dois dire que nous avons passé un excellent moment que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Cependant, à notre retour en France, nous apprendrons que beaucoup de ces parcs maltraitent littéralement ces animaux et qu’il est donc important de bien se renseigner en amont.

Wat Phrathat Doi Suthep

Situé à une petite quinzaine de kilomètres au Nord de Chiang Mai, le Wat Phrathat Doi Suthep est bâti sur une petite montagne à 1 000 mètres d’altitude. Il offre un panorama grandiose sur la capitale du Nord de la Thaïlande.

Fondé au 14ème siècle, son Chedi monumental doré contiendrait des reliques de Bouddha déposé par un éléphant blanc. Ce temple, sacré pour les Thaïlandais, est l’un des plus célèbres du pays et son emplacement dominant les environs en fait un but de visite incontournable pour les visiteurs étrangers.

Mais y accéder se mérite, en effet, il faut gravir plus de 300 marches pour découvrir le complexe. Le Wat Phrathat Doi Suthep est richement décoré et présente un style Lanna caractéristique de la région avec des fresques et ornements finement exécutées aux couleurs vermeil et or.

Wat Suan Dok

Dernier temple de la journée pour la petite famille avant de retourner à l’hôtel après un journée riche en émotions et découvertes ! Nous arrivons donc au Wat Suan Dok, l’un des plus beau temple de Chiang Mai, pour le coucher du soleil. Nous sommes seuls au monde et apprécions l’ambiance particulièrement sereine tranchant littéralement avec les embouteillages incessants de la ville.

Le principal attrait du temple réside dans l’orignal cimetière composé de chedis blanchis à la chaux et renfermant les cendres de dirigeants et membres de la famille royale de Chiang Mai. Nous en faisons le tour et apprécions la variété architecturale des stupas. Zacharie se croit dans un labyrinthe et finira par faire connaissance avec quelques jeunes moines qui étudient au centre d’éducation bouddhiste établi sur place.

Wat Luang Khun Win

Nous partons à la découverte d’un dernier temple, qu’on peut qualifier de joyau secret. Situé à environ 1h30 de route, le Wat Luang Khun Win se mérite, les derniers kilomètres relèvent plus du sentier caillouteux que d’une vraie route. Nous avons l’impression de partir à l’aventure en rejoignant le temple perdu dans la montagne au beau milieu de la jungle.

Une fois arrivés, nous comprenons pourquoi Annicha a souhaité nous amener ici. Nous sommes quasiment les seuls touristes sur place et l’ambiance qui règne est totalement différente de tout ce que nous avons vécu jusqu’à présent. C’est un moment magique.

Zacharie inspecte les moindres détails des menaçants dragons blancs aux yeux rouges qui protègent les lieux ! Construit il y a plus de 700 ans dans le plus pur style régional Lanna en boiserie finement ciselée, le temple est d’une beauté saisissante.

Cascade Mae Sa Pok

Sur le chemin du retour, Annicha nous suggère une petite promenade dans la jungle pour partir à l’assaut de la Cascade de Mae Sa Pok. Il est clair que cela nous change un tantinet des nombreux temples que nous avons eu plaisir à explorer.

Après une quinzaine de minutes d’ascension le long d’un chemin qui suit la petite rivière, nous commençons à entendre le bruissement sourd de la cascade. Le site est très beau et encore une fois assez calme, les eaux vives de la cascade se jettent à près de 30 mètres de haut dans la rivière en contrebas. Zacharie profite de ce petit moment hors de la voiture et joue avec tout ce qu’il trouve, bâtons et cailloux font de lui un petit vadrouilleur heureux !

Nous regagnons la voiture et rejoignons l’aéroport pour la deuxième partie du voyage, bien plus calme en mode balnéaire dans le Sud de la Thaïlande dans les environs de Krabi. Nous allons enfin tous pouvoir nous reposer et passer une peu moins de temps dans la voiture, surtout Zacharie qui commençait franchement à saturer et on comprend pourquoi.

Krabi

Pour ces quelques jours dans le Sud de la Thaïlande, nous avons choisi les environs de Krabi que j’imagine plus familial et tranquille que Phuket, même si je n’y ai jamais mis les pieds. Il fait nettement plus chaud que dans le Nord et nous avons hâte de découvrir les plages paradisiaques qui font la réputation de la région !

Ao Nang

Nous posons nos valises à Ao Nang, station balnéaire située à quelques kilomètres de Krabi. La petite ville côtière présente un vaste front de mer très agréable et bien aménagé. L’heure n’est plus à la visite mais au farniente. Le premier jour, nous n’avons qu’une idée en tête, profiter de la mer et de la piscine de l’hôtel. Ahhhh ! un peu de repos après cette expédition millimétrée, ça fait du bien.

La longue allée commerçante qui mène à la plage concentre de nombreuses boutiques de souvenirs, de vêtements et de jeux de plages. Bars à jus et restaurants viennent compléter l’offre. Nous commençons donc notre séjour par un petit déjeuner en bord de route avec jus de mangue frais et petits plats thaïlandais. Tout le monde se régale…

Après nous être ragaillardis, nous découvrons la plage principale d’Ao Nang, elle est déjà magnifique. Nous décidons de nous diriger un peu plus au Sud vers Pai Plong Beach, car les pains de sucres en arrière plan nous attirent ! Mais pour rejoindre cette plage, il nous faut d’abord emprunter un sentier muni d’escalier en bois appelé Monkey Trail et on comprend assez rapidement pourquoi. Le jeu en vaut la chandelle lorsque nous arrivons, la vue est grandiose. Nous passerons l’après-midi ici.

Excursion à Koh Phi Phi

Deux jours plus tard, après nous être mis au rythme du farniente, nous avons à nouveau la bougeotte. On se renseigne auprès des agences de voyages locales qui proposent des excursions en bateau à la journée. Nous rêvons de fouler le sable blanc de l’incroyable plage de Maya Bay sur l’île de Koh Phi Phi Don, rendue célèbre dans le Monde entier par le film « The Beach » avec Leonardo DI Caprio, Guillaume Canet et Virginie Ledoyen. Billets en poche, nous partons au terminal maritime pour embarquer sur un speed boat. Zacharie, matelot en herbe, qui adore le bateau et les sensations fortes ne sera pas déçu ! C’est parti pour 50 minutes de traversée à fond les moteurs.

Premier stop sur l’île de Koh Yung. La plage de sable blanc est paradisiaque et nous pouvons profiter d’une petite baignade sympathique pendant une bonne heure. Un vrai régal. Nous apercevons en toile de fonds l’île Bamboo Island.

Après nous être prélassés, nous embarquons à nouveau, cette fois-ci en direction de Koh Phi Phi Don. L’île est plus grande mais il y a énormément de bateaux. Au vu de la renommée de l’île on s’en doutait un peu, mais là ça dépasse l’entendement, c’est littéralement noir de monde. Le débarquement se fait assez difficilement sur des pontons flottants qui brinquebalent dans tous les sens. Nous rejoignons une file indienne compacte en route pour Maya Bay. On se prête au jeu et on patiente. Nos efforts finissent par payer après une bonne demie-heure de marche au pas.

« La Plage » s’offre à nous, c’est spectaculaire. Il fait vraiment chaud, le sable blanc nous aveugle, l’eau se pare d’une couleur bleu émeraude intense comme nous en avons rarement vu. C’est un vrai trésor. Fermée au public de 2018 à 2022 en raison de sa surfréquentation qui a abimé les écosystèmes, elle est à nouveau accessible mais la baignade reste strictement interdite et c’est tant mieux !

Les visiteurs asiatiques, pour qui la foule ne pose que peu de problèmes, restent tous cantonnés au point d’accès de la plage. Les occidentaux, eux, préfèrent fuir le plus possible la foule et parcourent l’estran pour trouver un semblant de tranquillité.

Même si le spot est extrêmement fréquenté, nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir ce petit bijou mais il se mérite et l’inconfort du tourisme de masse est clairement palpable ici.

Koh Yao Noi

En me renseignant un peu sur les îles accessibles depuis Krabi, je tombe sur un blog dont l’auteur relate son passage sur une île voisine, qui abrite une belle communauté d’oiseaux endémiques semblant faire partie de la famille des toucans avec un beau bec orangé.

Nous aimons les oiseaux et avons un couple d’inséparables depuis 2018, à la suite à notre voyage en Iran où nous sommes tombés sous le charme de ces charmants volatiles. On se dit que partir observer ces beaux oiseaux dans leur milieu naturel pourrait vraiment être fun avec Zacharie. Ni une ni deux, on retourne au terminal maritime avec cette fois pour destination l’île de Koh Ya Noi.

Nous avons réservé dans une petite guesthouse qui loue des cabanes rudimentaires mais sympathiques, parfait pour notre petite escapade en mode Robinson Crusoé. Nous discutons avec le propriétaire qui nous met en contact avec un chauffeur de l’île connaissant bien ces oiseaux et les lieux à privilégier pour les observer.

Nous prenons place à bord de son tuk-tuk et nous nous arrêtons à proximité d’un beau complexe hôtelier. Un petit sentier en bois sur pilotis bien aménagé nous offre l’opportunité de nous enfoncer dans la mangrove à l’affût des calaos, qui n’ont en commun avec le toucan que la belle couleur du bec jaune orangé surdimensionné. Nous trouvons un nid mais il ne semble pas habité. On fait chou blanc mais on ne renonce pas pour autant !

Nous prenons un peu de hauteur au sortir de la forêt et ça y est nous en apercevons quelques-uns en train de récolter de petites baies au sommet des arbres. C’est l’explosion de joie du petits groupe d’aventuriers que nous sommes ! Zacharie est très content d’avoir trouvé des toucans (car il a décidé que c’était quand même des toucans).

Le chauffeur nous amène dans un dernier endroit en bord de plage où un petit nid a été aménagé. Et là, le spectacle est grandiose, le calao est à quelques mètres de nous et nous l’observons, c’est magique. Nous rentrons à l’hôtel satisfaits et accomplis.

Ce séjour en Thaïlande m’aura vraiment réconcilié avec le pays dont j’avais une vision bien trop réductrice. Force est de constater que tout est simple lorsqu’on voyage dans ce pays. Les gens sont sympas, trouvent toujours des solutions et ont une vraie culture de l’accueil et du partage. Sans parler du patrimoine culturel, naturel et gastronomique du pays. Une vraie belle découverte que j’avais occulté en quête de destinations plus originales.

Je dis rarement cela mais je pense vraiment retourner un jour en Thaïlande pour découvrir d’autres régions moins connues et certainement encore plus authentiques. Je suis encore en contact régulier avec Veera et Nancy et j’espère que nous nous reverrons en Thaïlande ou en France, qui sait ?

Philippines : paradisiaque Palawan, entre lagons et pics karstiques…

Les Philippines m’ont depuis toujours intrigué. Je n’en connaissais pas grand chose avant de me plonger plus concrètement dans ce projet de voyage, mais quelques particularités aiguisaient déjà ma curiosité : des pics karstiques acérés dignes de Jurassic Park, des récifs coralliens d’exception, de nombreux mots à consonance espagnole, un pays asiatique majoritairement catholique…

Trois siècles de colonisation espagnole et une cinquantaine d’années de gouvernement américain ont laissé une emprunte durable sur l’archipel philippins.

Situées en Asie du Sud-Est, les Philippines sont constituées d’un archipel de plus de 7 000 îles dont 2 000 sont encore inhabitées et n’ont même pas de de nom. On distingue plusieurs grandes zones géographiques : l’île Luçon au Nord abritant la capitale du pays Manille, l‘Archipel des Visayas au Centre (Panay, Negros, Cebu, Bohol, Leyte, Samar), l’île Mindanao au Sud, enfin à l’Ouest l’Archipel de Palawan.

Les Philippines sont situées à l’Est du Vietnam, au Sud-Est de la Chine, au Nord de Bornéo et de l’Indonésie. L’archipel couvre 1 840 km du Nord au Sud et près de 1 000 km d’Ouest en Est. Il compte pas moins de 111 groupes ethniques parlant plus de 70 dialectes dominés par le tagalog. La préparation d’un voyage aux Philippines s’apparente à un casse-tête tant l’accessibilité des différentes îles peut être compliquée. Il faut donc faire des choix. Si au début, nous espérions faire 3 ou 4 îles en 10 jours, on s’est vite rendu compte que nous ne profiterions absolument pas de ce petit coin de paradis et que nous passerions surtout nos vacances dans les transports.

On a donc étudié de nombreux guides de voyages et notre choix s’est arrêté sur deux îles de l’archipel de Palawan, Coron et El Nido, après avoir transité par Manille évidemment. Les pics karstiques acérés et les lagons d’exception n’attendaient plus que nous !

Coron

Petite île située à une centaine de kilomètres au Nord de l’île principale de Palawan, Coron island sera notre première destination. L’hiver a été long et avant toute chose, on souhaite se reposer et profiter du cadre idyllique qui nous entoure. Il fait chaud, il fait beau, les paysages européens sont désormais loin derrière nous et nous rejoignons notre lieu de villégiature, le resort El Rio y mar

El Rio y mar : un resort paradisiaque…

A peine sorti de l’aéroport une navette nous attend pour rejoindre l’hôtel situé à San Jose. Le mini van nous dépose près d’un embarcadère et nous montons sans traîner sur une banka, bateau traditionnel philippin. On découvre la mangrove, les oiseaux nous accompagnent. On se rapproche d’un ponton et un orchestre nous accueille, cocktails de bienvenue à la main. On y est ! Les vacances peuvent officiellement démarrer.

Petit tour du propriétaire, la plage de sable blanc est magnifique, la piscine à débordement donnant sur la mer aussi. On se prélasse un peu dans notre chambre d’aventuriers doté d’une terrasse avec hamac. Le pied ! Après avoir profité pleinement des joies du farniente et de la baignade, on rejoint le restaurant et on ne le regrettera pas. Tout est parfait !

Session snorkeling

Naïvement, je demande si le resort propose des plongées accompagnées. J’ai eu la chance de voir des fonds marins merveilleux en Malaisie et ça me donne grandement envie. L’équipe de l’hôtel me confirme la chose mais me conseille avant tout d’enfiler un masque et un tubas juste devant le ponton. Je suis leur conseil et là c’est incroyable je n’ai jamais vu autant de poissons ! Carangues, poisson demoiselle noir, labre, poisson clown de Clark, poisson clown à queue jaune, poisson ange, poisson globe à tâche noire, poisson perroquet, poisson flûte, poisson cocher… Tous plus beaux les uns que les autres. Je suis novice et complètement subjugué par tant de beauté juste là.

Rando

Après avoir bien profité de l’élément marin, j’ai envie de me dégourdir les jambes et prendre un peu de hauteur, découvrir la jungle environnante. Là aussi, le resort a fait fort en proposant deux balades, plus ou moins faciles, directement au départ de l’hôtel. Ça monte bien mais rapidement on est récompensé. On arrive sur un superbe point de vue panoramique qui nous permet de voir de tous les côtés de l’île. Superbe spectacle. Décidément on est sous le charme.

Coron town

On quitte à regret notre superbe resort pour prendre la direction du Sud et rejoindre Coron town. Installés au confortable hôtel Skylodge, on profite d’une vue imprenable sur la ville et le port qui constitue le point de départ des bateaux de plongée et autres boat-trips à la journée que nous testerons le lendemain.

Boat Trip

Plusieurs tours d’île en île (hopping islands) sont proposées par de nombreux réceptifs locaux. On choisit les grands classiques : Baracuda lake, Twin lagoon, Kayangan lake, Skeleton Wreck et la pause de midi sur la Banul Beach. Le programme s’annonce grandiose !

Baracuda lake

Les nuages ont du mal à partir ce matin-là et il nous faudra un peu de patience pour que le décor resplendisse de milles feux. Notre premier arrêt se fait donc au Baracuda Lake. Les falaises aiguisées plongent de manière abrupte dans les eaux translucides du lac. Ancien cratère, ce lac présente la particularité d’être constitué d’eau salée à partir de moins 30 mètres de fonds et d’eau douce au-dessus. La rencontre des deux masses aqueuses provoque une réaction gazeuse qui fait monter la température de l’eau à 38°C à l’endroit où elles se touchent et est matérialisée par une couche brune épaisse de quelques dizaines de centimètres. C’est donc un spot de plongée couru pour ce phénomène plutôt rare appelé halocline.

Twin Lagoon

Deuxième arrêt au Twin Lagoon et les nuages campent avec nous. Mais le décor est de toute beauté. On se croit vraiment dans un film d’aventure. On passe d’un lagon à l’autre en franchissant une paroi rocheuse puis en plongeant, on profite des fonds marins et du bleu émeraude de l’eau.

Banul Beach

Les émotions ça creuse alors quoi de mieux qu’un bon repas sur la plage de Banul Beach. La plage est littéralement paradisiaque et la couleur de la mer juste incroyable. On en prend plein les yeux !

Kayangan Lake

On reprend place dans notre banka pour rejoindre le Kayangan Lake, un des 7 lacs sacrés de l’île de Coron pour la population indigène locale, les Tagbanwa. Pour y accéder, une petite marche assez raide est nécessaire depuis le bateau mais elle en vaut la peine car elle offre un des plus beaux point de vue de Coron.

Skeleton Wreck

Dernière étape de cette journée riche en découvertes, direction Skeleton Wreck. Il s’agit en fait d’une épave de navire japonais coulée par la flotte américaine pendant la deuxième guerre mondiale. Il y a de nombreux épaves immergées d’avions et de bateaux dans cette partie de l’île, ce qui explique aussi le succès de la plongée dans le secteur. Pour l’épave Skeleton Wreck, pas besoin de bouteille, masque et tubas suffisent largement pour profiter de ce décor inhabituel pour moi, entre coraux poissons colorés et épave engloutie. J’adore !

Plongée avec bouteilles

Après avoir profité des plus belles sessions snorkeling qu’il m’ait été donné de faire dans ma vie, je passe aux choses sérieuses avec ma première plongée bouteilles. J’ai déjà eu l’occasion de découvrir l’activité en faisant un baptême de plongée mais les conditions ne sont pas les même en eau douce dans une gravière alsacienne.

Nous arrivons à proximité de l’île de Lusong. Après un brief de l’ensemble des règles, j’enfile tant bien que mal la combinaison et l’ensemble du matériel avant que le moniteur me fasse passer de la théorie à la pratique en eau peu profonde. Ça y est tout le monde est prêt, on va pouvoir explorer les récifs coralliens en apesanteur. Les couleurs sont éclatantes, les poissons variés et majestueux. Non loin de là, une nouvelle épave hors d’âge s’offre à nous, c’est celle du Lusong Gunboat. Un pur régal !

On quitte la grandiose île de Coron pour partir à l’assaut d’El Nido où de belles choses nous attendent, on en est persuadé !

El Nido et le Bacuit Archipelago

Situé sur la pointe Nord de l’île de Palawan, El Nido possède un cadre environnemental exceptionnel. Elle présente notamment les même formations calcaires que la Baie d’Halong au Viêtnam, Guilin en Chine et Krabi en Thaïlande. Ses fonds marins ne sont pas en reste puisque la zone d’El Nido – Tatay constitue le plus grand sanctuaire marin des Philippines classé depuis 1998 en zone protégée. On y trouve notamment 4 types de tortues marines, 100 espèces de coraux et plus de 800 variétés de poissons. Le territoire est donc un spot de plongée réputé.

Boat-Trip (hopping islands) sur les îles Bacuit au départ d’El Nido

Même principe qu’à Coron, des agences proposent des excursions en bateau à la journée pour partir à la découverte des criques, plages et autres lagons secrets. On en trouve une qui nous propose un programme alléchant avec un capitaine privé. C’est parti !

Small Lagoon

Après avoir embarqué tôt le matin pour fuir les hordes de touristes, on arrive quasi les premiers sur la petite île de Miniloc. On plonge immédiatement sur les conseils du capitaine pour explorer le petit lagon. Mais pour cela il nous faudra franchir un portail naturel de pierre. L’aventure continue !

Big Lagoon

A quelques encablures de là, notre bateau largue les amarres au grand lagon. Les lieux sont toujours aussi déserts, ça change de notre premier boat-trip à Coron. Ce deuxième lagon est encore plus impressionnant par la taille de ses falaises effilées.

Secret Beach

Pour finir la matinée, notre capitaine se rend sur une autre île et s’approche du rivage sans qu’on ne puisse véritablement saisir pourquoi. Il nous indique un passage secret pour franchir les parois rocheuses. On s’introduit dans un lagon secret de forme circulaire assez monumental.

Star Beach

Il est l’heure pour nous de profiter d’un bon repas. On accoste donc sur la Star Beach sur l’île de Tapiutan où nous sommes seuls au monde. C’est juste parfait ! Le repas est goûtu et gargantuesque, c’est vraiment une excursion de prestige. On profite de ces moments précieux.

Hidden Beach

Notre prochaine escale sera le clou du spectacle avec la célèbre Hidden Beach sur l’île de Matinloc. Une superbe plage de sable fin se cache derrière une barrière rocheuse féroce. Les couleurs sont magnifiques et l’endroit s’apparente à un paysage de carte postale. On est sous le charme même s’il y a davantage de monde présent sur les lieux.

Serenity Beach

Dernière escale de la journée sur l’île de Cadlao pour profiter de la sympathique Serinity Beach. On se retrouve à nouveau seuls et on se délecte du cadre sous un soleil plus doux commençant à faiblir.

Canopy walk

J’ai beaucoup vu ces incroyables pics karstiques depuis notre arrivée aux Philippines mais maintenant j’ai vraiment envie de m’y frotter ! Pour cela, on opte pour une balade plutôt sympa aménagée le long des parois. C’est la Canopy Walk d’El Nido qui permet de gravir aisément la Taraw Cliff (falaise Taraw) qui domine la ville. On se croirait dans un parc accrobranche à la différence que le point de vue final est spectaculaire offrant une vue imprenable sur la Baie d’El Nido.

Playa Encantada

Après toutes ces aventures, on est content de s’offrir à nouveau une belle parenthèse de calme et de sérénité. On file donc au Nord d’El Nido en direction de notre dernier lieu de villégiature, la Playa Encantada Beach Resort. Véritable havre de paix, nous voilà en pleine retraite coupés du monde. L’accueil est parfait, la cuisine raffinée, les bungalows équipés avec goût, les couchers de soleil à tomber… De taille beaucoup plus modeste, on a vraiment l’impression d’être en vacances chez des amis. Ce sera notre gros coup de cœur du voyage pour finir en beauté.

Le jour avant notre départ, nous apprenons avec stupeur par le biais du frère de notre hôte que les aéroports ferment les uns après les autres. Il nous conseille de prendre les devants pour que le retour se fasse dans les meilleures conditions possibles. En effet, la crise sanitaire naissante de ce satané COVID éclatait aux yeux du Monde et il nous fallait rentrer rapidement en Europe. Grâce à sa clairvoyance, nous avons fait partie des premières personnes informées et ayant réagi. On a ainsi réussi à décrocher un billet pour rejoindre Clark, le deuxième aéroport de l’île de Luçon, à environ 90 kilomètres de Manille. La Capitale philippine était inaccessible car bouclée.

Notre avion pour la France nous aura coûté à peine 350€ par personne alors que dès le lendemain et au vu de l’incroyable demande le prix des billets avait décuplé passant à près de 4 000€ ! Beaucoup de touristes étaient ainsi contraints de dormir à même le sol dans les aéroports dans des conditions déplorables.

Le retour a ainsi été assez dur émotionnellement car nous savions que nous allions nous confiner mais pour combien de temps… Pour les personnes aimant la liberté, cette période a été vraiment compliquée.

Je garde de ce voyage de merveilleux souvenirs, nous n’avons visité qu’une partie microscopique de l’Archipel et pourtant c’était fabuleux. J’imagine donc aisément que le reste du pays à énormément à offrir et qu’il faudrait rester beaucoup, beaucoup plus longtemps pour bien le connaître. Les Philippines se méritent mais le jeu en vaux clairement la chandelle.

Je remercie au passage deux amis danseurs à moi Jomel et Mike qui sont amoureux de leur pays d’origine et qui m’ont apporté de précieux conseils. D’ailleurs, si vous voulez découvrir de splendides images de plongée, n’hésitez pas à découvrir sa chaîne Youtube ArtNatureMike où de nombreux Vlog sur les Philippines ont été réalisés avec brio ! Merci aussi à Mike pour sa connaissance de la faune aquatique…

Chine, l’Empire du Milieu entre tradition et modernité…

La Chine, troisième plus grand pays au Monde avec 9.6 millions de km2, est également le pays le plus peuplé de la planète avec 1.4 Milliards d’habitants soit 1/6 de la population mondiale. Le colosse asiatique, souvent appelé l’atelier du Monde est le plus gros exportateur de marchandises du globe et peut donner l’impression au grand public d’une fourmilière grouillante où s’entassent les usines et où la pollution est omniprésente.

Le Made in China ne fait pas rêver mais pourtant, l’Empire du Milieu constitue l’une des plus anciennes civilisations au Monde et peut-être même la plus ancienne civilisation continue. Ce Pays-Continent est bordé par une quinzaine de pays : à l’Est par l’Océan Pacifique et la Corée du Nord, au Nord par la Russie et la Mongolie, au Sud par le Vietnam, le Laos, la Birmanie, l’Inde, le Bhoutan et le Népal et à l’Ouest par le Pakistan, l’Afghanistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan. Entre les steppes du Nord, le désert de Gobi à l’Ouest, la plaine côtière à l’Est et les contreforts de l’Himalaya au Sud, le pays qui se développe à une vitesse folle offre des contrastes saisissants.

Même si les Hans constituent l’ethnie ultra majoritaire du pays, une cinquantaine d’autres minorités peuplent la Chine et sont reconnus par L’État. Sur la carte d’identité chinoise, l’identité ethnique est mentionnée et permet selon le gouvernement chinois, d’appliquer une « discrimination positive » afin de préserver la culture et la langue des peuples « non Han ». Pour autant, certaines d’entre elles sont tristement célèbres car persécutées par le pouvoir en place comme les Ouïgours ou les Tibétains à l’Ouest.
Les libertés ont la vie dure même pour les Hans au pays du soleil couchant. Tout est ultra surveillé et sécurisé, la petite délinquance n’existe pas ou en tout cas n’est pas visible. Les caméras de surveillance pratiquent la reconnaissance faciale et la population dispose d’un permis à point. Chaque infraction ou petit larcin se paie cher, allant de l’interdiction d’utiliser les transports en commun, de changer de province, d’acheter un bien, de bénéficier d’un compte bancaire avant d’aller en prison. Pas de doute possible, mieux vaut se tenir à carreau !

Autre image d’Épinal, la Chine est un pays communiste. Certes, mais ici tout s’achète et tout se vend, le pays a fait du chemin depuis Mao Zedong. Aujourd’hui, la monnaie physique tend à disparaître et on paie en scannant des QR Code dans la rue avec son smartphone. On a même vu un clochard faire la manche dans le métro de Pékin en arborant autour du coup un panonceau muni d’un QR Code !

Rivière Li

Malgré tout, la Chine reste une formidable destination touristique offrant une incroyable diversité de paysages, des sites culturels et naturels extraordinaires et de nombreuses spécialités culinaires.
Lorsqu’on envisage un voyage en Chine, certaines images nous apparaissent rapidement : La mythique Grand Muraille, la Skyline de la frénétique Shanghai, l’impressionnante Armée de terre cuite de Xi An, les Pandas et la cuisine savoureuse et pimentée du Sichuan, les minorités ethniques du Yunnan, les méandres de la Rivière Li, l’envoutante Route de la Soie, la Cité Interdite de Pékin et bien d’autres encore… Mais la Chine est tellement vaste qu’à moins d’avoir le temps pour soi, il est nécessaire de faire des choix pour organiser son séjour.

Véritable aubaine pour moi, mon ami Ting-Ting, venue en France pour ses études en oeno-tourisme a su me conseiller et m’aider dans l’organisation du séjour. En effet, si nous avions déjà repéré de nombreuses provinces à arpenter, il était nécessaire de voir si cela était réellement jouable, notamment en matière de transport. Et force est de constater que le pays est extrêmement performant en la matière ! Durant nos trois semaines de voyage, nous avons pris 7 fois l’avion, 5 fois le train et un nombre incalculable de bus, taxi et autre métro sans aucun problème en parcourant pas moins le chiffre vertigineux de 8 500 kilomètres !

Retour sur ce road-trip d’exception, c’est parti !

Shanghai, porte de la Chine sur le Monde…

Shanghai sera notre porte d’entrée chinoise, ce qui correspond bien avec la destinée de la ville, souvent considérée comme la Porte de la Chine sur le Monde. La mégalopole peut se targuer de chiffres qui font tourner la tête ! La ville est la plus peuplée de Chine avec plus de 27 millions d’âmes et environ 80 millions pour son aire urbaine (12 millions de plus que la France pour une seule ville).

Le choix d’un atterrissage à Shanghai n’était pas anodin non plus puisque mon amie Ting-Ting y vit et que grâce à elle, l’arrivée en terre inconnue se ferait certainement en douceur. Comment être mieux accueilli dans un pays que par des amis ou de la famille ! Il faut dire que lors de son stage à Strasbourg, nous avions longuement parlé de ce projet de voyage ensemble et, en grande ambassadrice de son pays, elle a rapidement su attiser ma curiosité et me donner envie de partir à la découverte de l’Empire du Milieu.

Notre arrivée s’est faite en douceur grâce à une totale prise en charge de sa part, ce qui nous a beaucoup soulagé. Il faut dire que la communication n’est pas aisé en Chine même si les nouvelles technologie font des miracles de nos jours. Après une courte sieste et un rafraîchissement à l’hôtel, on décide de faire un tour dans le centre historique de Shanghai et on ne sera pas déçu.

A vrai dire, je n’attendais pas grand chose de cette première étape dans une agglomération au développement frénétique et obsédée par le business, et il faut bien reconnaitre que contre toute attente, Shanghai m’a beaucoup plu.

J’ai aimé l’ambiance et l’atmosphère chaude et humide de la ville. Nous sommes bien en Asie, pas de doute possible. Ting-Ting nous fait pénétrer dans le vieux Shanghai, et nous arpentons des ruelles commerçantes bordées par de fières bâtisses de style traditionnel. Ça grouille de badauds, le spectacle est permanent, les magasins s’invitent dans la rue à travers des démonstrations et autres dégustations. On passe ici quelques heures avant de rejoindre la quartier historique du Bund à la tombée de la nuit.

Le Bund est en fait un prestigieux boulevard, longeant la rivière Huangpu et jalonné de somptueux édifices de style européen construit au début du XXème siècle. Ces bâtiments coloniaux rappellent le souvenir du développement du commerce et des concessions internationales. A partir du milieu du XIXème siècle, le quartier devint un port ouvert sur le Monde, où l’ensemble des commerçants étrangers venaient faire affaire. Aujourd’hui, le Bund est une des principales attractions touristiques de la ville où il fait bon flâner à la tombée de la nuit. Le jeu des lumières vient mettre en valeur les façades d’époque et contraste avec l’impressionnante ligne de gratte-ciels du quartier de Pudong sur l’autre rive !

Zhujiajiao, la Venise de Shanghai…

La Chine compte de nombreuses villes d’eau. Les plus spectaculaires d’entre elles ont été édifiées autour du delta du fleuve Yang-Tsé-Kiang dans les environs de Shanghai. Pour lutter contre les inondations et tenter de maîtriser les crues du capricieux et sauvage cours d’eau, un nombre incalculable de canaux a été construit façonnant de nombreuses cités intimement liée à l’eau.

Ting-Ting nous propose ainsi une excursion vers Zhujiajio (toujours dans Shanghai intramuros), accessible en métro depuis notre hôtel. La ville, surnommée « Venise de Shanghai » est particulièrement bien conservée et de nombreux bâtiments datent de la Dynastie Ming. Ruelles pavées, échoppes colorées, mélange d’odeurs de spécialités sucrées et salées, Zhujiajio dégage vraiment une ambiance sympathique où il fait bon se balader. Les eaux tranquilles des canaux sont franchies par pas moins de 36 ponts ! Une belle découverte inopinée.

Zhangjiajie, comme un air d’Avatar…

On quitte le tumulte de Shanghai pour l’une des pépites de la Chine, le Parc Naturel National de Wulingyuan et ses décors uniques au monde ! Située dans la province du Hunan à quelques encablures de la ville de Zhangjiajie, dans une zone encore assez difficile d’accès, la réserve naturelle de Wulingyuan présente un nombre incalculable de pics karstiques qui se dressent vers le ciel et forment une véritable forêt de pierre. James Cameron s’en serait d’ailleurs inspiré pour la création des décors du film Avatar.

La zone est extrêmement vaste et on se concentre sur quelques spots identifiés en amont. L’entrée du parc est pensée à la chinoise et ressemble davantage à une entrée de parc d’attraction, ce qui peut dérouter les touristes européens, qui préfèrent limiter au maximum l’emprunte humaine en ce type de lieu. Ici, au contraire, de nombreuses terrasses d’observation sont aménagées, des ascenseurs géants, des passerelles et ponts, des téléphériques, des boutiques et restaurants jonchent le parcours par endroit. Certaines zones sont bien moins fréquentées comme par exemple les sentiers de randonnées raides qui demandent un peu d’effort. Des navettes circulent constamment et desservent une bonne partie des points d’intérêt du parc. Tout est fait pour faciliter la vie du visiteur lambda. Quoi qu’il en soit, les paysages sont exceptionnels et impressionnants. Je n’ai jamais rien vu de tel ! C’est fabuleux et on se sent tout petit.

Chengdu, capitale du Sichuan…

On quitte Zhangjiajie pour le Sichuan et sa capitale, Chengdu. Avec 18 millions d’âmes, elle fait partie des villes les plus peuplées de Chine, assumant le rôle de centre de la Chine de l’Ouest. Particulièrement dynamique et réputée à travers le monde pour sa cuisine fine et pimentée, son climat est aussi connu pour son humidité et son temps souvent couvert.

On part se balader dans la ville et l’ambiance y est agréable. Notre hôtel est situé non loin du temple de Qingyang qui est l’un des plus anciens et des plus grands temples taoïstes de la Chine. Le temple renferme de nombreux pavillons, cours, jardins, un restaurant et une maison de thé où les anciens viennent échanger et jouer des parties interminables de Mahjong. On en prend plein les yeux !

Question shopping et street food, on est également servi avec la célèbre rue piétonne Jinli. Tout ici est fait pour consommer. C’est à nouveau un festival de couleurs, d’odeurs qui s’offre à nous. Après avoir fait quelques emplettes et testé quelques spécialités locales plus ou moins farfelues, on tombe sur une boutique très classe consacrée au tabac ! Et oui, ici, les cigarettes, bien moins diabolisées qu’en Occident, sont un véritable produit de luxe. Certains paquets peuvent coûter plusieurs centaines d’euros et on avoue qu’après avoir goûté l’une ou l’autre on ne comprend pas…

Quoi qu’il en soit, dans la rue ou au restaurant, notre incursion en terre sichuanaise nous a vraiment convaincu par la finesse de la cuisine régionale. La traditionnelle fondue du Sichuan, aussi appelé Hot Pot, qui consiste à faire cuire les aliments (viande et légumes) dans deux bouillons blanc et rouge, pimentés et au poivre de Sichuan qui anesthésie légèrement la bouche sont une belle découverte. On s’est régalé !

Le Centre des Pandas de Chengdu, à la rencontre de la star du Sichuan…

Mais si nous sommes venu à Chengdu, il y une autre raison que la cuisine. En effet, on veut voir la star de la région en chair et en os, j’ai nommé le Panda ! Il est possible de voir le Panda dans son milieu naturel dans certaines réserves mais sans certitude et comme nous avons peu de temps devant nous, on opte pour une visite du Centre des Pandas de Chengdu.

Le centre a avant toute chose pour objectif l’étude et la reproduction en captivité du panda géant, espèce particulièrement menacée qui ne compte plus que 2 000 individus au monde. Appartenant à l’ordre des carnivores, le panda dispose d’un système digestif capable de digérer de la viande. Pourtant, son régime alimentaire se cantonne principalement au bambous dont il raffole. Il en ingurgite jusqu’à 20 kilos par jour.

Le Parc animalier, qui compte une centaine d’individus, comporte 8 grandes zones distinctes, déployées en fonction de l’âge de ces derniers. Mieux vaut venir tôt, car d’après les dires des locaux, après avoir mangé et joué en matinée, la sieste peut être longue, c’est leur hobbie préféré !

Le parc abrite également de nombreux panda roux, surnommés renards de feu en Chine.

Le Bouddha Géant de LeShan…

Toujours au départ de Chengdu, on prend le train très tôt pour partir à l’assaut de LeShan et son Bouddha Géant, situé à environ 150 kilomètres de la capitale du Sichuan. Les trains chinois sont comme toujours extrêmement efficaces. On commence l’ascension de la colline et il y a du monde ! Après cette petite marche, on tombe sur une terrasse panoramique qui nous permet d’observer la tête monumentale du géant de pierre. On descend ensuite les escaliers en file indienne interminable pour apprécier les dimensions impressionnantes de ce Bouddha titanesque. Avec plus de 71 mètres de haut et 28 mètres de large, c’est l’un des plus grands Bouddha au Monde.

Près de 100 ans auront été nécessaires à sa construction. Elle fut entreprise pour protéger les marins empruntant le périlleux confluent des trois rivières environnantes (Dadu, Quini et Min). La quantité pharaonique de pierre retirées de la falaise et tombées dans l’eau auraient modifié, d’après la légende, le lit du cours d’eau, qui serait devenu sans danger pour les navires l’empruntant.

Le site est vaste et ne se limite pas au simple Bouddha. Un vaste parc agrémenté de pavillons, restaurants et temples ponctue le parcours qui devient vraiment plaisant.

Shangri La, incursion en terre tibétaine…

Après être tombé sous le charme du Sichuan, on poursuit notre périple en direction du Yunnan, autre grand classique d’un voyage en Chine. La Région frontalière du Tibet, de la Birmanie, du Laos et du Viêt Nam comporte pas moins de 25 ethnies différentes. Principalement montagneux, le Yunnan est aussi une des régions les plus pauvres de Chine, où le tourisme occupe une place importante.

On rejoint Shagri La et le plateau tibétain par les airs. La ville est située à plus de 3 000 mètres d’altitude et on constate en allant se promener dans cette belle cité que le ciel y est d’un bleu profond et que notre souffle est plus court. L’ancienne Zhongdian a été rebaptisé en 2001 Shangri La par les autorités chinoises qui a consideré qu’elle correspondait à la vallée perdue aux confins du Tibet dont parle James Hilton dans son roman « Les Horizons perdus« . Et c’est clair qu’en terme d’image ca fonctionne. Ce seul nom nous fascine. On a clairement l’impression d’être dans un tout autre pays. Les traits de la population locale, la nourriture, l’écriture, les lieux de culte ; tout est différent ! Un véritable voyage dans le voyage ! On a adoré !

Après un bref passage au marché où la viande de yak est reine, on prends un peu de hauteur pour aller admirer le plus grand moulin à prières du Monde. Fabriqué en cuivre et recouvert d’or, il mesure pas moins de 21 mètres de haut et pèse 60 tonnes. Les efforts conjugués de quatre personnes minimum sont nécessaires pour l’activer. J’ai tenté de le faire tourner seul mais ce fut un échec cuisant !

Songzalin, le Petit Potala…

A quelques kilomètres de là, après une quinzaine de minutes en bus, on tombe né à né avec la Monastère tinétain de Songzalin. Egalement surnommé « Petit Potala » du fait de sa ressemblance frappante avec celui de Lhassa, il est l’un des monastère les plus importants du Yunnan. Près de 700 moines et Lamas y vivent et y étudient philosophie et textes bouddhistes tibétains.

Bien moins fréquenté que la ville, on y ressent une sérenité absolue. Fièrement derssé sur une petite colline, l’imposant complexe sacré s’offre à nous. Après avoir gravi quelques dizaines de marches, pénétré dans différents temples aux couleurs éclatantes, on atteint le sommet de l’édifice principal qui offre une vue à couper le souffle sur la vallée. Je garderai toute ma vie en mémoire ce ciel d’un bleu intense et la roue de Dharma dorée, entourrée de deux cerfs, qui représente les enseignements de Bouddha.

Lijiang et le Lac du Dragon Noir…

On poursuit notre exploration du Yunnan en descendant vers le Sud et Lijiang en bus. Les paysages sont grandioses et on passe à proximité des fameuses Gorges du Saut du Tigre, qu’on aurait souhaité arpenter mais il faut se résigner car le temps nous manque cruellement. Lijiang est une ville où la minorité Naxi est très présente. Le centre ville est extrêmement bien conservé et arpenter son dédale de ruelles pavées est un vrai régal. De nombreux cours d’eau paisibles s’immiscent dans la ville et ses rives sont particulièrement fleuries et flanquées d’échoppes et de bâtiments traditionnels soignés.

Après avoir parcouru le centre ancien, on prend la direction du Lac du Dragon Noir, qui est blotti au milieu d’un parc arboré qui invite à la flânerie. Il offre une vue imprenable sur le Mont du Dragon de Jade et ses 5 500 mètres d’altitude. Une belle escale de plus dans notre périple chinois.

Dali et le Temple des Trois Pagodes…

Dernière étape de notre séjour dans le Yunnan à Dali, où la minorité Baï est très représentée. Ici, pas de ruelles pavées mais de larges rues ouvertes assez fréquentées. Après une petite session shopping dans la rue des étrangers, on décide d’aller visiter le Temple de l’Admiration situé à quelques kilomètres. En chemin, on tombe nez-à-nez avec une des majestueuses Portes de la Ville. On gravit quelques marches pour l’examiner de plus près. C’est alors qu’on aperçoit un couple de jeunes mariés venu faire un shooting photo profitant du joli cadre pour immortaliser leur union sous un soleil tenace.

Après une vingtaine de minutes de marche, on pénètre dans l’enceinte du Temple de l’Admiration. C’est grandiose, une vaste esplanade s’ouvre sous nos yeux, avec en arrière plan, trois majestueuses pagodes très aériennes qui se dressent fièrement vers le ciel. La vue depuis le sommet du Temple offre un panorama exceptionnel avec les trois Pagodes au premier plan et le Lac Erhai en arrière plan.

Retour au centre-ville après cette balade apaisante. On apprend que la ville recèle le deuxième plus Grand Temple de Confucius de Chine, dédié à l’immensité du savoir du grand philosophe et auteur du 6ème siècle que j’affectionne particulièrement. Portiques, cours intérieures et pavillons se succèdent pour le plus grand plaisir de nos yeux.

On finit notre journée en cherchant l’intrigante Cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus de Dali, en retrait des grands boulevards. Construite dans un style local, elle surprend les Occidentaux que nous sommes. Ouverte mais guère fréquentée, elle est bien entretenue et finement décorée.

Croisière le long des méandres de la Rivière Li…

Depuis Kunming dans le Yunnan, on rejoint Guilin, la capitale de le région voisine le Guangxi. Ce nom m’est moins familier mais, arpentant régulièrement les salons du tourisme dans le cadre de mon métier, j’ai été frappé à plusieurs reprises sur les stand de l’Office National du Tourisme de Chine par un paysage de carte postale incroyable. A tel point qu’il a motivé à l’époque mon appétit de découverte de la Chine, j’ai nommé la Rivière Li et ses innombrables montagnes en Pain de sucre qui paraissent irréels !

En arrivant à l’aéroport du Guilin, le temps est vraiment maussade. Si nous avons déjà quelques idées sur les endroits à visiter dans la Région, nos plans ne sont pas tout à fait ficelés et la personne en charge du change nous propose un programme sur mesure avec chauffeur privé qui attirera toute notre attention et nous permettra de profiter pleinement des deux jours à venir !

Après une nuit reposante, on rejoint notre chauffeur qui nous fait découvrir cette région tout droit sortie d’un film de sciences fiction ! Les fiers pics karstiques se comptent par centaines. J’imagine que les randonnées dans ce coin doivent être aussi fabuleuses que compliquées. Je suis littéralement fasciné. Notre chauffeur nous mène finalement à la rencontre d’un pêcheur qui nous servira de guide sur son embarcation traditionnelle. On se laissera émerveiller par la splendeur des paysages au cour de cette croisière paisible, loin de la foule qui arpente les méandres de la Rivière Li sur les grands bateaux qui se suivent à la queue leu-leu.

Après avoir observé les Pains de sucre d’en bas, on a envie de prendre un peu de hauteur et notre chauffeur nous propose l’ascension d’un de ces pic karstique, en suivant un chemin de randonnée qui se transforme rapidement en long escalier métallique. La vue sur l’une des méandres de la célèbre rivière se mérite mais elle est exceptionnelle. Ça valait vraiment le coup !

Long Sheng, les rizières en terrasse du Dragon…

Plus de deux heures d’autocar au départ de Guilin nous seront nécessaires pour rejoindre l’un des paysages de rizières les plus spectaculaires en Asie. Il s’agit des Rizières de Longji, littéralement « épine dorsale du Dragon« . Construites il y a plus six siècles par la Minorité Zhuang, les champs en terrasse totalisent une superficie de plus de 60km2. Aménagés sur les pentes raides de la vallée, ils permettent d’optimiser l’irrigation des précieux grains en devenir.

En arrivant dans la localité, on a l’impression d’entrer dans un station de ski. Portiques en bois, vallée encaissée et humide, téléphériques pour rejoindre rapidement les sommets, pas mal d’ingrédients y sont. Mais ici, la neige est remplacée par l’un des ingrédients principaux de la cuisine asiatique, le riz.

Peu avant la récolte, les couleurs automnales apportent aux brins de riz des teintes dorées qui éblouissent les yeux. Ici, les rizières sont parsemées de chemins permettant de belles randonnées entre chaque point de vue. Parfois quelques hameaux traditionnels de la Minorité Zhuang viennent parfaire le paysage. C’est fabuleux mais aussi assez fréquenté.

Yangshuo et l’Arche de la Lune…

Dernière journée dans le Guangxi à Yangshuo à une petite centaine de kilomètres au Sud de Guilin. La petite ville est très touristique et animée en soirée. Elle constitue un des points de départ ou d’arrivée des croisières sur la Rivière Li. Les Pains de sucre caractéristiques de la Région sont omniprésents au point d’encercler la ville.

Une balade à vélo nous permet de profiter pleinement du coin, même si les deux roues bon marché mis à disposition par notre hôtel nous poseront quelques difficultés… Une demie-heure de coups de pédales nous emporte au pied d’un petit Mont qui abrite la splendide Arche de la Lune. La voute en forme de Lune qui fait la popularité du lieu mesure 50 mètres de haut et 50 mètres de large. Un sentier pavé de 800 marches permet d’accéder au sommet.

Avant de repartir, nous aurons l’occasion de faire la visite d’une plantation de thé et de participer à une cérémonie du précieux nectar.

Pékin, capitale pressée…

Pour notre dernière étape chinoise, nous mettons cap au Nord en direction de l’incontournable Pékin. Capitale, centre politique et culturel de la Chine, je dois dire que j’en attendais beaucoup comparé à Shanghai. La Cité Interdite, le Temple du Ciel et non loin de là la Grande Muraille de Chine, tant de symboles forts dont l’évocation du simple nom fait rêver !

Et bien je dois dire que pour la première fois de notre voyage, j’ai trouvé les gens moins sympas. Est-ce le syndrome du mauvais accueil des capitales comme en souffre Paris par exemple ? Ou peut-être simplement la fatigue qui commence à se faire sentir après trois semaines de pérégrinations. Difficile à dire, mais Pékin est la seule ville chinoise où les taxis fuyaient les touristes qui ne pouvaient payer qu’en cash ! Heureusement le réseau de métro est vaste et efficace…

Malgré tout Pékin vaut clairement le détour, à commencer par le Temple du Ciel…

Le Temple du Ciel, trait d’union entre Ciel et Terre…

Le Temple du Ciel est considéré comme l’achèvement de l’architecture traditionnelle chinoise. Sa disposition est liée à la cosmologie chinoise, qui estime alors que la Terre est carrée et le Ciel rond. L’empereur, considéré comme le fils du Ciel, est chargé de faire le lien avec l’autorité céleste pour préserver le bon ordre sur Terre. Au cours des dynasties Ming et Qing, de nombreux rites et sacrifices ont été organisés pour rendre hommage au Ciel et l’implorer de donner de bonnes récoltes.

Le Temple du Ciel est un fait un vaste complexe de plus de 250 Ha situé dans un immense parc en plein cœur de la ville. Il comporte cinq édifices principaux que sont : la Salle des Prières pour la bonne moisson (pavillon en forme de rotonde), la Demeure du Seigneur du Ciel (également en forme de rotonde), la Salle de l’abstinence , l’Autel du Ciel et le Bureau de l’Esprit de la Musique (tous trois de forme rectangulaire). Les bâtiments de forme ronde avec des tuiles bleues symbolisent le Ciel et les édifices rectangulaires à tuiles vertes représentent la Terre.

Si les pavillons principaux concentrent pas mal de monde, il faut dire que le reste du parc est bien moins fréquenté, ce qui ne sera pas le cas de notre prochaine visite à la fameuse Cité Interdite.

Pékin et la Cité interdite…

La Cité Interdite, autre incontournable de la Capitale chinoise, est l’ancien Palais impérial des dynasties Ming et Qing qui servi pendant près de 500 ans à partir du 15ème siècle. Le complexe qui s’étend sur 72Ha, comporte de nombreux édifices, places, passages, jardins et autres murailles. Aujourd’hui reconvertie en Musée, la Cité Interdite présente de nombreuses œuvres d’art chinoises importantes, parmi lesquelles des laques, bronzes, peintures, porcelaines, jade et autres objets de la vie quotidienne de la famille impériale.

On y accède par la Porte Sud située Place Tian’Anmen, aux mesures surdimensionnées, où est disposé le Mausolée de Mao Zedong. Déjà les visiteurs affluent mais la gestion des flux reste toujours aussi efficace. On pénètre dans une première enceinte flanquée de larges bâtiments aux murs rouges ocres et débouchant sur une nouvelle Porte. Les vastes cours s’enchaînent et se ressemblent un peu et les hordes de touristes nous accompagnent. On se dirige tranquillement vers la Partie Nord et les nombreux Palais richement décorés et présentant des collections d’objets unique d’exception. Le complexe est extrêmement vaste et compte 980 bâtiments et pas moins de 8 728 pièces ! C’est aussi le plus grand ensemble de structures médiévales en bois de Chine.

Le site vaut clairement la visite mais on comprendra un peu tard qu’il est opportun de bien choisir son horaire pour en profiter pleinement.

La Grande Muraille de Chine, on a foulé une des 7 nouvelles Merveilles du Monde…

Pour un final de toute beauté, on prends place dans un autocar de tourisme en direction de Mutianyu à 70 kilomètres au Nord de Pékin pour fouler la prestigieuse Grand Muraille de Chine. Elle constitue le plus vaste ouvrage défensif militaire au Monde avec ses 9 000 kilomètres de long plus ou moins ruiné. Voulue par une succession d’empereurs chinois, elle fut érigée pour protéger la partie Nord du pays des incursions Nomades. La légende voudrait qu’il s’agisse du seul ouvrage construit par l’Homme qui soit visible depuis la Lune. Elle fait aujourd’hui partie des 7 nouvelles Merveilles du Monde et est souvent comparée à un Dragon majestueux qui domine déserts, vallées, montagnes et plateaux.

Plusieurs sections de Muraille sont accessibles depuis Pékin, mais nous choisissons Mutianyu, car après quelques recherches, il s’agit d’une section remarquablement conservée et particulièrement impressionnante de par ses dimensions. En effet, entièrement construite en granit, elle est plus imposante que les autres sections avec ses 7 mètres de haut et 4 mètres de large. Il y a quelque chose de magique en ce lieu si représentatif de l’identité chinoise. C’est un peu comme un rêve de gosse d’arpenter tranquillement cet incroyable fortification. La randonnée d’un peu plus de 4 kilomètres A/R se fait assez facilement malgré un dénivelé parfois important puisqu’elle épouse les crêtes du massif sur lequel elle est érigée. Les couleurs automnales apportent un peu de chaleur à ce paysage spectaculaire de forêts vallonnées à perte de vue. C’est grandiose. C’est clairement un des moments forts du voyage.

Après presque trois semaines passées en Chine, on regagne l’Europe riche d’images merveilleuses, de rencontres sympathiques, de découvertes culinaires tantôt déroutantes, tantôt exquises.

Pas peu chère, la Chine n’est pas la destination touristique la plus prisée d’Asie et pourtant elle a tant à offrir. En à peine trois semaines, on a eu l’occasion de voir un bel aperçu des trésors culturels et naturels qu’elle recèle, mais il reste tant à découvrir.

Si la modernité est omniprésente ici, la tradition l’est aussi et les deux se côtoient sans gêne, ce qui peut parfois dérouter les touristes étrangers en quête d’authenticité : les téléphériques dans les rizières de Longji, l’aménagement typée parc d’attractions de la Réserve de Wulingyuan ou de la Réserve des Pandas, l’utilisation des QR Codes pour faire la manche par certains sans-abris… Les contrastes ici sont saisissants.

Plusieurs ingrédients marqueront à jamais mon tableau chinois : la splendeur de l’architecture traditionnelle, les saveurs culinaires épicées du Sichuan et le fameux canard laqué pékinois, la grâce des Pandas, les fabuleux paysages de pics karstiques de Zhangjiajie et du Guangxi, l’incomparable Muraille de Chine et les rizières dorées du dos du Dragon, sans oublier le regard protecteur du Buddha Géant de LeShan et le Ciel bleu profond de Shangri-La aux portes du Tibet.

Jordanie. Sur les traces de Pétra, Cité perdue des Nabatéens…

Nichée en plein cœur du Moyen-Orient, la Jordanie est probablement le pays le plus stable de la région. Bordée au Sud par la Mer Rouge et à l’Ouest par la Mer Morte, elle compte de nombreux pays frontaliers : Syrie, Irak, Israël, Cisjordanie et Arabie Saoudite.

Le site le plus emblématique du pays reste sans conteste Pétra, capitale des Nabatéens et son extraordinaire « Khazneh » ou « Trésor », sculpté directement dans l’imposant Canyon de gré rose qui l’abrite.

Comme beaucoup, cette photo me renvoie à la mythique saga de l’aventurier Indiana Jones à la recherche du St-Graal dans « Indiana Jones et la dernière croisade ». 

Mais la Jordanie c’est aussi le Wadi Rum et Lawrence d’Arabie, la Mer Morte et ses baignades uniques en leur genre, et Amman la Capitale actuelle du pays. En route pour un voyage fort en émotions et découvertes !

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Carte du périple jordanien

Jordanie

Amman

Premier contact jordanien avec Amman, capitale du pays et ses 3 millions d’âmes. Première impression, il fait chaud et pourtant on est en hauteur car elle a été érigée sur un plateau ! L’eau sera donc notre allié tout au long du séjour. Autre fait marquant comparé au Liban que nous venons de quitter, les Jordaniens respectent le code de la route et roule beaucoup moins vite !

La ville peut s’enorgueillir d’être est l’une des plus vieilles au Monde qui soit encore habitée !

De nombreux guides touristiques ne lui confèrent que peu d’intérêt mais la ville possède malgré tout des vestiges intéressants et une vie foisonnante au cachet certain notamment dans les quartiers anciens.

L’empreinte romaine est prégnante à Amman avec la Citadelle Jabal al-Qal’a et le Temple d’Hercule offrant une vue imprenable sur la ville et ses immeubles écrus poussant sur ces terres arides. La plus ancienne mosquée de Jordanie datant des Omeyyade (8ème siècle) domine également la ville. Adossé à une colline, l’imposant amphithéâtre de 6 000 places est toujours en service, faisant continuer à vivre cette époque antique.

Ma’in et la Mer Morte

Après ces quelques jours à Amman, nous poursuivons nos aventures vers la légendaire Mer Morte. On a dégoté un petit hôtel sympa sur la côte près de Ma’in. La Mer Morte a la particularité d’être située à 400m sous le niveau de la mer et constitue un des points les plus bas de la planète. Conséquence presque dix degrés de plus ! L’eau ne nous quitte plus (dans les bouteilles du moins).

Les paysages maritimes sont très différents de tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent. Tout d’abord, aucun bateau à l’horizon, et enfin aucune vague. La mer semble bien porter son nom. Tout cela est du à la quantité astronomique de sel qui la compose (10 fois plus que la moyenne des mers et océans). Elle est tellement salée qu’aucun organisme ni microbe n’y résiste. Il s’agirait en fait d’un lac salé !

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Nous testerons le classique bain flottant de la Mer Morte ainsi qu’un petit bain de boue. Apparemment excellent pour la peau mais pas pour les yeux. Je m’en rendrai rapidement compte en sautant dans l’eau ! Les bains ne doivent pas dépasser 10 minutes sous peine de causer des irritations. Et quelle sensation indescriptible de flotter dans l’eau et de se retourner si facilement. Un peu plus tard, le coucher de soleil sera sans doute l’un des plus beau qu’il m’ait été donné d’admirer. Extraordinaire !

Mais rassurez-vous de l’eau douce, il y en a aussi. Et notamment à Ma’in, ses fameuses sources chaudes et sa cascade. On y passera une après-midi en compagnie des locaux qui s’y prélassent en famille. J’aurais l’occasion de sympathiser avec certains d’entre eux, tous ultra sympas et accueillants.

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On pénétrera également à l’entrée du Canyon du Wadi Mujib, spot idéal pour les sensations fortes et le canyoning. L’entrée du Wadi Mujib est juste monumentale !

Vallée de Dana

En chemin vers Pétra, on décide de ne pas emprunter l’autoroute mais plutôt une route secondaire pour découvrir l’arrière-pays. Les paysages sont grandioses et il y règne un sentiment d’immensité que je retrouverais dans le Wadi Rum ! L’impression de liberté du voyageur est bien palpable malgré les check-points qui égrènent notre route.

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On souhaite faire un passage à Dana, village principal moyenâgeux de la Réserve Naturelle du même nom. On fera donc une halte « thé » dans ce village typique offrant une vue imprenable sur toute la vallée !

Pétra, la cité rose

La voici, la tant attendue Pétra, cité rose des commerçants Nabatéens ! Elle a été classée récemment parmi les 7 Nouvelles Merveilles du Monde et on a hâte de pénétrer dans le fameux Siq, ce long et impressionnant canyon qui est un passage obligé pour tomber finalement nez à nez avec la splendeur ultime : le Khazneh ! Sur les traces d’Indiana Jones ou plus sérieusement de Louis Burckhardt, explorateur suisse qui l’a redécouvert en 1812. Je m’imagine la sensation qu’il a dû éprouver.

Pétra est en fait constitué de très nombreux escaliers, amphithéâtre, colonnades, temples et tombeaux en plus ou moins bon état, et son étendue nous rappelle la grandeur de la ville qui a compté jusqu’à 25 000 habitants ! Elle était située sur la route des caravanes qui transportaient l’encens, les épices et d’autres produits précieux entre la Méditerranée et l’Arabie du Sud, expliquant ainsi son développement et sa richesse.

Les bédouins locaux participent à l’économie touristique et proposent des tours à pied ou à dos d’âne. On s’engouffrera dans de nombreuses habitations troglodytiques et on prendra un peu de hauteur pour un point de vue unique sur le Khazneh mais cela se mérite après près de 2 heures de marche.

Le spectacle de nuit auquel nous participerons vaut également largement le détour et nous fait découvrir le site dans une ambiance feutrée avec toute la magie d’un conte des 1000 et une nuits !

Wadi Rum

On poursuit notre périple toujours plus au Sud pour rejoindre une amie de ma sœur passionnée d’équitation et de grands espaces. Elle a découvert la région du Wadi Rum il y a quelques années et n’en est jamais repartie, conquise par les lieux et son guide qui est aujourd’hui son mari. L’accueil sera donc des plus chaleureux.

La Wadi Rum est célèbre car il nous emmène sur les traces de Lawrence d’Arabie et nous replonge dans le film historique des années 60. Pendant la Première Guerre Mondiale, l’officier britannique Thomas Edward Lawrence conseille aux Arabes du Grand Faycal Ibn Hussein de se révolter contre le joug de l’Empire Ottoman pour fonder une nation arabe indépendante moderne.

Au programme visite en 4X4 dans des paysages désertiques mêlant canyons, arches naturelles, falaises et grottes. On découvrira de très nombreuses inscriptions datant pour certaines de temps immémoriaux.

On appréciera le coucher de soleil avant de profiter d’un bon repas bédouin, le mansaf, avant de passer une nuit dans le désert à la belle étoile. Juste magique !

Fin d’un voyage magique, dont les souvenirs resteront à jamais. La Jordanie fascine par sa diversité entre une capitale dynamique, la Mer Morte si unique et l’exceptionnelle cité rose de Pétra sans parler de bien d’autres sites moins connus mais méritant sans aucun doute une halte. La Mer Rouge où nous ne passerons que quelques heures mérite le déplacement à elle seule pour les férus de plongée. Une autre fois peut-être…

Magie des couleurs, des paysages et vrai sentiment d’Aventure vous y attendent alors n’hésitez plus !

Un grand merci à :

  • Stéphanie, guide dans le Wadi Rum et toute sa famille. Merci pour tous tes conseils et votre accueil,
  • Laith, le plus sympa de tous les taxis que j’ai pu rencontré. Chacune de ses courses se transformait en véritable balade touristique !
  • George, qui nous a beaucoup aidé à Amman et dans notre projet pour rejoindre Jérusalem le temps d’un week-end,
  • Marouane, pour cette belle rencontre,
  • Jordanie-Tourisme pour ses conseils et sa rapidité !

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Viêt-Nam : De Saïgon à Nha Trang

2007 : Vietnam Sud : Hô Chi Minh – Nha Trang

Sud Viêt Nam

Retour sur un voyage qui me tenait particulièrement à cœur : le Viêt-Nam. Il s’agit aussi de mon premier grand voyage entre potes il y a déjà bientôt 10 ans.

Encore novice dans l’art de voyager à l’époque, les clichés pris ne seraient sûrement pas les mêmes aujourd’hui, de même que les activités et le circuit. Pour autant, j’en garde un souvenir magique car c’était la vraie grande aventure pour le p’tit gars de Strasbourg que j’étais alors.

Viêt-Nam, les images évoquant ce pays qui me venaient en tête à l’époque étaient alors : Jungle luxuriante, saveurs d’Extrême-Orient, charme désuet d’Indochine… Mais aussi le pays d’origine d’une partie de la famille d’un de mes plus vieil ami, dont l’oncle et la tante basés dans la capitale et sur la côte allaient nous faire découvrir. Tout un programme.

Vietnam

Ambiance Saïgon

La première étape de notre périple vietnamien était bien évidemment l’ex Saïgon, actuelle Ho Chi Minh ville. Grouillante Capitale du Sud Viêt-Nam ! Premières foulées en Asie et découverte d’une ambiance à part avec sa moiteur ambiante, ses flots de motos incessants et une architecture si différente de l’Europe. Le dépaysement s’est vite fait sentir et la chaleur a rapidement eu raison du mauvais rhume attrapé avant le départ avec plus de 30 degrés de différence. Le quartier des routards était notre QG, idéal et stratégique pour vadrouiller dans la ville.

Saïgon m’a beaucoup plu avec ses marchés colorés aux vendeurs insistants, ses gargotes où l’on mange assis dans les rues comme partout en Asie, son patrimoine bâti remarquable traditionnel et colonial (ancienne poste notamment), les bars et boîtes branchés (mention spéciale au MGM).

Marché Ben Thanh

La magie des couleurs dans les marchés de la ville. Découverte odorante pour ma part concernant le durion, très apprécié en Asie. Si le munster était un fruit je pense que ce serait à peu près cela ! Mention spéciale pour le fruit du dragon et sa forme si particulière.

Zoo et jardin botanique

Après le tumulte incessant des motos dans la ville (il faut dire qu’on avait choisi un hôtel situé au cœur d’un grand carrefour), la visite du zoo constituait une alternative salvatrice : Une vraie pause fraîcheur en plein milieu d’Ho Chi Minh. On ne peut pas dire qu’il soit des plus entretenus mais cette petite pause était inespérée.

Musée de la Guerre du Vietnam

Un musée qui glace le sang…

La guerre du Vietnam voit s’affronter pendant plus de dix ans le gouvernement pro-occidental du Sud-Vietnam à ses rebelles communistes, activement soutenus par les Nord-Vietnamiens. Les premiers bénéficient d’un soutien direct et actif des États-Unis et de leurs alliés de l’Océan pacifique, les seconds de l’URSS et dans une moindre mesure de la Chine populaire.

Bien plus qu’une nouvelle péripétie de la guerre froide entre le camp occidental et le camp soviétique, cette guerre ultra-médiatisée apparaît a posteriori comme le révélateur d’un monde nouveau, avec des Occidentaux las des aventures impériales et un tiers monde qui prend conscience de sa force.

Le musée présente une muséographie à l’ancienne avec de nombreux équipements d’époque, véritables machines à tuer, et des photos très choquantes…

On the road to Nha Trang !

En route vers la côte et Nha Trang, le « Nice viêt » à près de 500 kilomètres d’Ho Chi Minh…

Les paysages sont variés : montagne, jungle, fleuve, rizière, plage parsemée de cocotiers. On ne pourra pas passer à côté des usines de Nuoc Mam, la fameuse sauce utilisée comme condiment au Viêt Nam, sans s’en rendre compte. Son odeur vous monte au nez… En effet, il s’agit en fait d’une sauce préparée à base de poisson fermenté dans la saumure. So tasty !

 Ambiance Playa à Nha Trang

Après l’oppression de la ville, changement de décor. Bienvenue à Nha Trang, cité balnéaire de 300 000 habitants bordée par la Mer de Chine offrant une superbe baie, classée parmi les plus belles du monde. L’ambiance y est bonne, les cocktails aussi.

Barbec, Têt & Nha Trang by night

Nous aurons l’occasion de profiter d’un bon barbecue entre amis dans le quartier russe de la ville. La terrasse de type coloniale avec son mobilier en rotin est juste à tomber. Une fois repu, on nous invite à prendre part à la célébration du Têt, le nouvel an vietnamien, période de fête entre amis et famille, en apportant quelques boissons. Un peu gênés, nous y allons et on va vite se rendre compte que l’ambiance est déjà très décontractée, pour ceux qui tiennent encore sur leurs chaises.

On aura l’occasion de trinquer à la Viêt cul sec :

Tcham po Tcham !

Je suis même invité à prendre part au traditionnel karaoké. Ne maîtrisant pas la langue de l’oncle Ho, je pars en freestyle en récitant les rimes des Sages Poètes de la Rue : Bons Baisers du poste.

Hein, que puis-je faire à part me plaindre,
les keufs m’embarquent ZOX, P, vont me rejoindre,
je porte une lame la nuit c’est dément
les taxis freinent puis s’enfuient c’est pas la peine,
je trace ma route style bulldozer,
technique de pointe, j’te montre à quoi le microphone sert…

L’auditoire est bon public et conquis ! Un moment d’anthologie…

Petite dédicace aussi au passage à Crazy Kim, figure locale qui se bat pour lutter contre le tourisme sexuel et notamment la pédophilie, dont le Viêt Nam n’est malheureusement pas exempt. Elle alloue une partie des revenus de son bar et salon esthétique à une petite école pour les enfants de la rue qui y trouvent refuge et éducation.

Excursion sur les îles de Nha Trang

Cette excursion très sympa, même si très « Tourisme de masse », nous a fait découvrir les quelques îles au large de Nha Trang.
Au programme, visite de l’aquarium kitch de la première île, véritable cathédrale de béton ; baignade et apéritif sur le floating bar où on déguste du vin de palme après une session snorkelling ; repas à bord avec quelques plats traditionnels ; sports nautiques et jet-ski sur une deuxième île… Une journée bien remplie.

Back to the roots

Dédicace à la famille de mes amis Eric & Renaud ! One love à Marcel, Caroline et Raymond.

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Albanie : sa riviera secrète de Ksamil à Vlorë

2014 – Sarandë / Himarë / Jalë / Dhërmi / Lloragat / Vlorë

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L’Albanie et sa Riviera secrète, un joyau en devenir.

L’objectif du voyage : dépasser les clichés et partir à la découverte d’un pays tellement dénigré par les Européens de l’Ouest. L’Albanie, sa mafia, ses prostituées, ses armes… Qu’en est-il vraiment ? En en discutant avec des amis polonais, c’est un pays qui s’ouvre à peine au tourisme et qui dispose d’un potentiel impressionnant. Ce pays m’intriguait depuis longtemps avec son mystérieux drapeau rouge flanqué d’un aigle à deux têtes, symbolisant le contrôle de ses frontières face à l’ennemi. L’Albanie d’Ismaïl KADARE est aussi la terre de la loi du Kanun (équivalent local du code de l’honneur et de la Vendetta). Sans parler d’une langue qui n’est ni latine, ni slave… Bref, de quoi nourrir de nombreux fantasmes. On a donc décidé de monter une équipe pour découvrir la côte albanaise en une semaine de Sarandë (extrême Sud à la frontière grecque) jusqu’à Vlorë (pointe Nord, bastion important de la mafia albanaise).

Départ du Road-Trip à Corfou où nous rejoignons notre destination après une courte nuit sur l’île grecque grâce à un ferry qui relie Corfou à Sarandë pour une vingtaine d’euros. Les premières réactions grecques ne nous mettent pas en confiance :

Quoi, vous allez en Albanie, vous êtes fous, ils sont dangereux. Si jamais vous avez des problèmes, je connais du monde là-bas. Méfiez-vous !

Nous voilà parti pour une bonne heure de croisière et arrivée au port de Sarandë, station balnéaire la plus développée et la plus agréable, postée à quelques encablures de l’Europe.

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Sarandë

La promenade du front de mer est très agréable et animée. Les locaux et touristes s’y retrouvent et s’installent sur les bancs, aux terrasses des restaurant ou dans les boutiques nocturnes qui fleurissent le soir. Après cette première approche avec une ville bien plus accueillante que ce qu’on a bien voulu nous dire, nous décidons d’aller explorer le littoral en sortant de la ville. On a repéré les plages en amont grâce à Wikimapia que je recommande fortement. Les conseils & tuyaux pour voyager en Albanie ne sont pas si nombreux sur la toile et avec ce site, avec du recul je dois dire qu’on a fait une sélection intéressante.

Ksamil et Butrint

Il faut dire qu’en terme d’accueil, difficile de tomber sur une famille plus sympathique et au petit soin que les Nita, et en particulier Vaggelis. Les Nita ont investis et accueillent les touristes dans leurs chambres d’hôtes CasaNote ! Franchement au TOP. Un bon repas typique en famille et on partira avec Vaggelis découvrir les environs. A une dizaine de kilomètres au Sud de Sarandë, se trouve le village de Ksamil et ses plages aux eaux limpides surpeuplées en été. En septembre à peine quelques touristes. L’endroit a pas mal de charmes. Nous profitons du soleil et du spectacle. Puis, après cette petite baignade, direction Butrint ancien site roman et le bac ferry qui mène vers la frontière grecque. Vue plongeante sur le parc naturel qui nous entoure.

Kakomë l’oubliée…

Cette plage située dans une baie protégée à quelques kilomètres au nord de Sarandë est assez surprenante. On y devine un chantier à l’abandon. En fait, le Club Med avait décidé d’investir le site mais il a du être abandonné et est aujourd’hui gardé par quelques vigiles faciles à soudoyer. Étrange ambiance dans ce site enchanteur… Apparemment ancienne base stratégique militaire.

Himarë

Nous reprenons la route et découvrons une magnifique côte tout au long des 80 kilomètres qui nous séparent du Col de LLoragat. La route est en très bon état. Himarë présentent de belles plages. Nous décidons de faire une pause fraîcheur à la Livadhi Beach implantée dans une superbe baie, à quelques kilomètres du Cap Ali Pacha.

Jalë

La plage de Jalë est une des plages les plus fréquentée par les touristes qui viennent y faire la fête et danser tout l’été. Nous poursuivons notre chemin en direction de la plage secrète Aquarium, qui porte ce nom à cause de la clarté de son eau. Cette petite crique a vraiment été le coup de cœur de notre voyage ! N’hésitez pas à aller manger un bon poisson à la paillote d’Ervis en face de la plage de Jalë. Il est vraiment sympa et sa cuisine vous ravira !

Dhërmi

Ce petit village à flanc de falaise marque la fin de la côte. Nous en profitons pour boire un frappé avant d’entamer l’ascension du Col de Lloregat.

Palasë

Cette plage est assez atypique. Elle s’étend sur plusieurs kilomètres au pied de la montagne et du Col de Lloregat. Un torrent à sec y a charrié de nombreux rochers finissant en delta dans la mer adriatique. Cette plage propose également une petite paillote sympa. Vous aurez l’occasion de voir de nombreux bunkers comme partout dans le reste du pays. On dit qu’il y a un bunker pour 4 habitants… C’est juste hallucinant. Héritage d’Enver Hocher, qui équipa tout le territoire national dans les années 60 pour parer une éventuelle invasion soviétique. Ce patrimoine en décrépitude est très présent dans les paysages albanais.

Col de Lloregat

Ascension de ce fameux col dont les lacets paraissent interminables. La vue est saisissante. Une fois le col passé, on entre dans le parc naturel éponyme. L’Albanie du terroir s’offre à nous. La route est en bien moins bon état et les troupeaux de moutons et autres chèvres ne sont pas rares sous l’œil bienveillant des bergers.

Vlorë

L’Hôtel Liro, situé à l’entrée de la ville de Vlorë est imbriqué dans la falaise, pour notre plus grand plaisir. L’espace détente baignade vaut vraiment le coup d’œil. La ville de Vlorä n’a quant à elle que peu d’intérêt si ce n’est ses champs Elysées et son bazaar, mélange d’Orient et d’Occident. La ville constitue un des bastions important de la mafia albanaise et le Président en place a engagé une lutte importante envers elle. Le bord de mer est en pleine restructuration à l’image de la ville.

L’Albanie et sa Riviera méritent véritablement le détour. Chaque plage est très différente et très emprunte de l’Histoire plus ou moins récente du pays. La population locale est très sympathique et bien loin de tous les ragots dont elle fait malheureusement l’objet. Un voyage d’exception pour qui saura aller au-delà des clichés.

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