Croatie / Hrvatska : magique Dalmatie

2008 / 2009 / 2013 / 2014 – Zadar / Split / Dubrovnik / Sibenik / Krka / Plitvicke

La Croatie, magique Dalmatie…

Petit pays d’ex-Yougoslavie, la Croatie est aussi celui qui dispose de la majorité du littoral du royaume des Slaves du Sud, et quel littoral !

Les amateurs de plage de sable fin ne seront pas à la fête, par contre les fans de côtes découpées et de criques et autres calanques seront servis. Mais la Croatie, c’est aussi des vestiges grecs et romains à couper le souffle avec des villes toutes en marbre. sans oublier des parcs naturels exceptionnels et assez uniques où le fil conducteur est l’eau ! Sa culture est profondément méditerranéenne, coincée entre l’Italie et le Monténégro, mais marquée par des influences romaines, vénitienne, slaves et ottomanes, un carrefour culturel intéressant.

Retour sur 4 voyages différents effectués dans ce beau pays et focus sur la région que j’affectionne le plus, la Dalmatie.

Croatie

Split

Dès mes premiers pas dans la ville, j’ai su que je m’y sentirais bien. Split est ouverte sur la mer et dominée par le Mont Marjan qui mérite une petite promenade. Les toitures orangées et le marbre sont partout dans le centre ancien qui constitue un vrai musée à ciel ouvert. Le soleil illumine la pierre blanche et les chaussures glissent sur le sol complètement lisse en marbre qui ébloui les yeux.Bienvenue dans la capitale dalmate.

La première chose à faire est de se rendre sur la petite place du Palais Dioclétien et de gravir les marches du campanile de la Cathédrale Saint-Domnius pour découvrir un panorama grandiose sur toute la ville, ceinturée entre la tranquille mer adriatique et les pics agressifs des Balkans. Les bars en bas de la Cathédrale sauront vous attirer avec leurs coussins posés à même les marches du Palais. Le patrimoine n’est pas juste à observer, il se vit ici entre touristes et locaux. Le soir lorsque la température baisse, les gens sortent et profite de la fraîcheur. La promenade aménagée sur le port est animée et très agréable pour une balade digestive en soirée. Cette ville est définitivement une ville où j’aurais bien voulu habiter.

Trogir

A une trentaine de kilomètres au Nord de Split, nous voici à Trogir, presqu’île très touristique et chargée d’histoire également. La circulation y est compliquée en saison touristique. Mieux vaut choisir ses heures. Mais on comprends vite à quoi est dû son succès : des ruelles typiques, une marina avec des yachts énormes et des plages aux eaux cristallines avec une ambiance sympa. La mer y est étrangement calme. Cela est du aux îles au large qui cassent les vagues et en résulte une mer d’huile qui augurent des couchers de soleils somptueux.

Plitvicke & Krka

La Croatie dispose d’une dizaine de parcs nationaux dont les plus célèbres sont sans doute les Lacs de Plitvicke et Krka.

Le Parc national des Lacs de Plitvicke comporte pas moins de 16 lacs aux eaux limpides qui se déversent les uns dans les autres, à travers 92 cascades. Juste magnifique. Attention toutefois à bien choisir la saison de visite car l’été on se marche vraiment dessus. La chaleur nous donne d’ailleurs envie de plonger dans l’eau, ce qui est bien entendu interdit ! Il faut donc s’armer de patience. Le Parc de Krka, situé à proximité de šibenik nous invite à découvrir le cours d’eau Krka avec son lit, ses cascade dont la Cascade de Skradin. Là, par contre la baignade est autorisée !

Primošten

Primošten est un des petits villages de bord de mer au cachet particulier. L’eau turquoise et les plages y sont sublimes. Le centre ancien est bâti sur la presqu’ile en forme de cône, coiffé par une église et son campanile.

Dubrovnik

L’ancienne cité de Raguse est certainement la ville la plus touristique de la côte dalmate. Plus petite que Split, les stars aiment y séjourner et tout y est plus cher. Les paquebots qui déversent les milliers de croisiéristes chaque jour sont impressionnant par rapport à la taille de la ville. Malgré tout, une balade dans les ruelles étroites et typiques, la visite des principaux édifices religieux, ainsi que le tour de ronde de ses remparts reste une découverte qui reste mémorable. Encore plus qu’à Split, le marbre est partout. Impossible de marcher sans lunettes de soleil en journée avec une telle lumière !

Boat Trip

La Croatie, c’est le paradis du cabotage. Qui n’a pas vogué en Croatie n’a pas encore véritablement découvert le pays. Mais si louer un bateau reste cher, se faire une excursion à la journée à la découverte des îles est vraiment à faire ! L’une des villes les plus charmantes que j’ai pu découvrir reste Maslinica sur l’île de Solta. La photo de présentation de l’article y a d’ailleurs été prise. Vous vous arrêterez dans 2-3 îles différentes ayant chacune leurs spécificités plus ou moins arides, animées et habitées.

Zadar

Zadar est située un peu plus au Nord, plus familiale, elle constitue une étape intéressante également. Une ascension du campanile vaut le détour, sans parler d’un instant passé sur les marches des orgues de la mer desquels proviennent une musique produite par le remous des vagues. L’art contemporain comme ça on en aimerait davantage !

Sibenik

Sibenik mérite également une halte. moins connue que les autres villes de la côte, son centre ancien tout en pente et en marbre regorge de petites ruelles dans lesquelles on aime à se perdre…

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On ne repart pas de Croatie indemne ! Une fois qu’on y est allé, on a envie d’y retourné. En tout cas, moi je suis contaminé 🙂 Hrvatska volim te !

Territoire Arménien

2015 – Petit tour d’Arménie (Erevan / Khor Virap / Garni / Geghard / Lac Sevan)

L’Arménie, ceinturée par la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Iran est considérée comme faisant culturellement, historiquement et même géographiquement (à sa lisière) partie de l’Europe. Dotée d’un riche héritage culturel, elle est l’une des plus ancienne civilisation au monde.

Le pays reste très enclavé avec son relief accidenté du Petit Caucase, il ne présente aucune façade maritime mais une véritable mer intérieur : le fameux Lac Sevan.

Lorsqu’on pense Arménie, on pense « Charles Aznavour », « papier d’Arménie », « Mont Ararat », « Génocide arménien », « Caucase », « héritage soviétique »… mais au-delà de ces clichés qu’en est-il vraiment ?

Arménie

Découverte d’Erevan, douzième capitale de l’Arménie !

Le premier contact avec l’Arménie sera le poste frontière de Sadakhlo entre Géorgie et Arménie. Si le batiment géorgien est ultra-moderne avec son duty free, celui côté arménien ressemble plutôt à un vieux local en tôle mal entretenu, qui nous rappelle que les deux pays ne sont clairement pas au même niveau de développement. L’héritage soviétique et son ambiance reste bien présent côté arménien.

Après une traversée épique du petit Caucase depuis Tbilissi avec ses nombreuses routes en lacets, cols et plateaux baignés de soleil, nous voilà arrivés à Erevan. Nous descendons à l’Hôtel Caucasus, superbe et immense hôtel situé à quelques kilomètres du centre ville. Il s’agit là d’un véritable complexe qui nous paraît étrangement vide au vu de la qualité des prestations et surtout de sa capacité d’accueil ! Tant mieux on est au max !

Petit tour de l’Arménie en suivant les conseils de mon ami Virab, un français d’origine arménienne passionné de photo (http://justbevirab.tumblr.com/) et surtout véritable ambassadeur de l’Arménie ! (Ps : Merci à toi fréro, j’te dédicace cet article).

Première étape, la Mosquée bleue d’Erevan. Le taxi qui nous y amène semble surpris… mais en fait on comprendra rapidement qu’il ignorait tout simplement son existence. Et pourtant quelle beauté ! L’Arménie est profondément chrétienne avec sa propre Église apostolique arménienne. La population est orthodoxe à +de 95%, mais on compte une minorité yézidi (2%), dont nous découvrons là le plus bel édifice cultuel musulman en Arménie. Les mosaïques qui la composent ont été réalisées par les Iraniens avec beaucoup de finesse.

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Direction Place de la République, ancienne Place Lénine, avec ses monuments imposants de l’époque soviétique construits dans les années 1930. On pourrait presque se croire dans la Neustadt à Strasbourg ou dans le quartier gare de Metz… Les bâtiments sont massifs mais les détails ne manquent pas. Ils présentent un certain cachet.

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Dernière étape et non des moindre, la fameuse Cascade d’Erevan. Il s’agit là d’un monument construit dans les années 70. Ce monument de 120 mètres de haut comporte pas moins de 572 marches, idéal pour digérer ! Entrepris à la base par les soviétiques pour célébrer les 50 ans de l’Arménie communiste, il sera finalisé par les Arméniens et offre une vue imprenable sur la ville. De nombreuses œuvres d’art jonchent les différents étages de la Cascade.

Khor Virap et le Mont Ararat, symbole du peuple arménien

Réveil difficile à l’aube pour profiter de la vue dégagée sur le Mont Ararat depuis le monastère arménien de Khor Virap. Il s’agit d’un site touristique important en Arménie situé à une vingtaine de kilomètre de la Capitale. Khor Virap, est le premier lieu saint de l’Arménie chrétienne. La légende veut que le roi Tiridate IV d’Arménie pourchassa et persécuta les chrétiens au 4ème siècle. Grégoire Loussavoritch, fut jeté aux oubliettes dans une fosse (Khor Virap signifie « puits profond »). Il survécut miraculeusement durant treize ans. Lorsque le roi tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il le guérit et le convertit au christianisme. L’Arménie devient alors le premier pays chrétien.

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Outre l’architecture très caractéristique du monastère, le clou du spectacle reste la vue sur le Mont Ararat, masse imposante, plus haut sommet du territoire turc actuel. Cette montagne sacrée, appelée Masis, est bien sûr connu pour avoir été le refuge de l’Arche de Noé lors de son naufrage mais également l’essence même du peuple arménien, expliquant ainsi leur attachement et vénération à cette mère-montagne qui est à la fois si proche et si loin. En effet, les frontières sont fermées entre Turquie et Arménie et il faut entamer un périple de 800km jusqu’à la frontière turco-géorgienne pour entreprendre de gravir le Mont, pourtant situé à quelques 50km à vol d’oiseau de Khor Virap…

Temple de Garni

En route vers Garni. Nous décidons de prendre un raccourci. On s’enfonce dans la campagne arménienne. Les alentours paraissent vraiment désertique, on s’est parfois senti seul au monde alors que nous n’étions qu’à une trentaine de kilomètres de la capitale.

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Retour à la civilisation avec la route principale qui mène à Garni. Son temple, de construction romaine, était dédié au dédié au Dieu du soleil Mithra et surnommé « temple du soleil ». Le temple a la particularité d’être construit sur un promontoire entouré de falaises de plusieurs centaines de mètres qui dominent les gorges de l’Azat. Une vue à couper le souffle.

Monastère troglodyte de Geghard : un bijou

On poursuit notre chemin vers le monastère de Geghard. Ce temple fondé à partir du 5ème siècle est dédié à la Sainte-Lance, il possède des fragments de reliques de la lance qui a percé le flanc droit de Jésus lors de sa crucifixion, ainsi qu’un morceau de l’Arche de Noé.

La particularité du monastère est de présenter une partie troglodytique, laissant passer la lumière par des atriums : effet garanti pour une ambiance unique avec les nombreuses gravures rupestres à moitié dans l’ombre et la lumière ! Mention spéciale à la chapelle inférieure qui porte les armes de la famille Prochian, deux lions affrontés surmontés d’un autre lion attaquant un bœuf et soulignés de l’aigle enlevant dans ses serres un agneau.

Pause fraîcheur au Lac Sevan, la mer arménienne

Après le tumulte de la capitale, nous décidons de partir en quête de fraîcheur ! La destination idéale ? Le Lac Sevan à un peu plus de 100 kilomètres de là. C’est la mer intérieure des Arméniens avec ses 1400 km2, soit deux fois et demi le Lac Léman.

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Il y fait beaucoup plus frais qu’à Erevan : Sevan est quand même situé à 1800 mètres d’altitude. Avant d’aller piquer une tête, on décide de visiter un nouveau monastère, celui de Sevanavank, offrant un panorama extra sur cette vaste étendue d’eau. Les Khatchkars, croix en pierre sculptée typique d’Arménie, y sont particulièrement belles et nombreuses.

Allez l a culture çakhatc suffit, on va se rafraîchir ! Place à la baignade, au balade en jet-ski, au beach-volley et à la pêche !

On the road again à travers le Caucase !

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On repart en direction de la Géorgie à travers le Caucase, en route vers de nouvelles aventures !!!

Montenegro : Escapade à Kotor…

2013 – Baie de Kotor

Retour sur une petite escapade au Monténégro lors de notre séjour en Dalmatie, région côtière magique de la Croatie. En poussant un peu plus au Sud, nous avions envie de partir fouler le sol monténégrin et découvrir la grandiose baie de Kotor, qui est d’après certains le seul fjord d’Europe du Sud…

Montenegro

Arrivée dans l’impressionnante Baie de Kotor

Après un passage de frontière Croatie-Monténégro plutôt sport… contrôle poussé et fouille en règle pour toute l’équipe, nous rejoignons doucement mais surement les bouches de Kotor, au fil de la route qui serpente le long des Balkans. On comprend rapidement pourquoi le pays s’appelle Crna Gora – la montagne noire en serbo-croate. En effet, le massif balkanique ne nous quittera pas du séjour présentant des formes particulièrement escarpées malgré la proximité de la côte adriatique.

Contrairement à ce qui est parfois dit, après vérifications, les bouches de Kotor ne sont pas le fjord le plus méridional d’Europe car les glaciers ne sont pas venus aussi bas. Elles ont en fait pour origine un canyon rempli d’eau de mer. Aux deux extrémités des bouches, les montagnes de Lovcen et Orjen (1 894 m) constituent un ensemble naturel délimitant la ville et sa baie.

Sur les deux petites îles situées à l’entrée des bouches, l’église Notre-Dame des Rochers et le monastère bénédictin St-Georges protègent les pêcheurs

Orahovac

On prend vite nos marques dans ce petit village situé à une dizaine de kilomètres de Kotor. Pause casse-croûte, baignade et farniente dans un des nombreux hôtels & bars offrant une vue qu’on n’oubliera pas de sitôt. Le temps s’arrête, on est au max ! Les touristes sont quasiment tous serbes, on n’est clairement plus en Croatie. Détail assez amusant, la monnaie officielle du pays est : L’€uro ! Sauf que le Monténégro ne fait pas partie de l’UE… là je pige pas… peu importe.

Port de Kotor

On part découvrir ce petit joyau qu’est Kotor, ancienne ville commerciale stratégique, longtemps sous domination vénitienne. Elle est littéralement adossée à un pic rocheux baigné par le coucher de soleil aux lumières rougeoyantes. On est aussi frappé par le solide rempart, aux faux airs de muraille de Chine, serpentant sur 4 kilomètres sur les hauteurs de la ville jusqu’au bastion St-Ivan. Même si la vue doit être à couper le souffle, l’ascension ce sera pour une autre fois ! On longe le port et là, c’est le défilé de yachts démesurés et hors-bords affutés, mafia es-tu là ???

Kotor by night

Comme ses cousines Dubrovnik et Split, Kotor est toute de marbre blanc, un régal pour une petite balade nocturne dans les petites rues typiques. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la vieille ville fut construite entre le 12ème et le 14ème siècle et regorge de monuments historiques d’architecture médiévale.

Cette petite escapade donne envie de pousser plus loin dans ce tout jeune pays. Malheureusement le temps est compté. Une autre fois peut-être pour le sommet des Balkans !

Viêt-Nam : De Saïgon à Nha Trang

2007 : Vietnam Sud : Hô Chi Minh – Nha Trang

Sud Viêt Nam

Retour sur un voyage qui me tenait particulièrement à cœur : le Viêt-Nam. Il s’agit aussi de mon premier grand voyage entre potes il y a déjà bientôt 10 ans.

Encore novice dans l’art de voyager à l’époque, les clichés pris ne seraient sûrement pas les mêmes aujourd’hui, de même que les activités et le circuit. Pour autant, j’en garde un souvenir magique car c’était la vraie grande aventure pour le p’tit gars de Strasbourg que j’étais alors.

Viêt-Nam, les images évoquant ce pays qui me venaient en tête à l’époque étaient alors : Jungle luxuriante, saveurs d’Extrême-Orient, charme désuet d’Indochine… Mais aussi le pays d’origine d’une partie de la famille d’un de mes plus vieil ami, dont l’oncle et la tante basés dans la capitale et sur la côte allaient nous faire découvrir. Tout un programme.

Vietnam

Ambiance Saïgon

La première étape de notre périple vietnamien était bien évidemment l’ex Saïgon, actuelle Ho Chi Minh ville. Grouillante Capitale du Sud Viêt-Nam ! Premières foulées en Asie et découverte d’une ambiance à part avec sa moiteur ambiante, ses flots de motos incessants et une architecture si différente de l’Europe. Le dépaysement s’est vite fait sentir et la chaleur a rapidement eu raison du mauvais rhume attrapé avant le départ avec plus de 30 degrés de différence. Le quartier des routards était notre QG, idéal et stratégique pour vadrouiller dans la ville.

Saïgon m’a beaucoup plu avec ses marchés colorés aux vendeurs insistants, ses gargotes où l’on mange assis dans les rues comme partout en Asie, son patrimoine bâti remarquable traditionnel et colonial (ancienne poste notamment), les bars et boîtes branchés (mention spéciale au MGM).

Marché Ben Thanh

La magie des couleurs dans les marchés de la ville. Découverte odorante pour ma part concernant le durion, très apprécié en Asie. Si le munster était un fruit je pense que ce serait à peu près cela ! Mention spéciale pour le fruit du dragon et sa forme si particulière.

Zoo et jardin botanique

Après le tumulte incessant des motos dans la ville (il faut dire qu’on avait choisi un hôtel situé au cœur d’un grand carrefour), la visite du zoo constituait une alternative salvatrice : Une vraie pause fraîcheur en plein milieu d’Ho Chi Minh. On ne peut pas dire qu’il soit des plus entretenus mais cette petite pause était inespérée.

Musée de la Guerre du Vietnam

Un musée qui glace le sang…

La guerre du Vietnam voit s’affronter pendant plus de dix ans le gouvernement pro-occidental du Sud-Vietnam à ses rebelles communistes, activement soutenus par les Nord-Vietnamiens. Les premiers bénéficient d’un soutien direct et actif des États-Unis et de leurs alliés de l’Océan pacifique, les seconds de l’URSS et dans une moindre mesure de la Chine populaire.

Bien plus qu’une nouvelle péripétie de la guerre froide entre le camp occidental et le camp soviétique, cette guerre ultra-médiatisée apparaît a posteriori comme le révélateur d’un monde nouveau, avec des Occidentaux las des aventures impériales et un tiers monde qui prend conscience de sa force.

Le musée présente une muséographie à l’ancienne avec de nombreux équipements d’époque, véritables machines à tuer, et des photos très choquantes…

On the road to Nha Trang !

En route vers la côte et Nha Trang, le « Nice viêt » à près de 500 kilomètres d’Ho Chi Minh…

Les paysages sont variés : montagne, jungle, fleuve, rizière, plage parsemée de cocotiers. On ne pourra pas passer à côté des usines de Nuoc Mam, la fameuse sauce utilisée comme condiment au Viêt Nam, sans s’en rendre compte. Son odeur vous monte au nez… En effet, il s’agit en fait d’une sauce préparée à base de poisson fermenté dans la saumure. So tasty !

 Ambiance Playa à Nha Trang

Après l’oppression de la ville, changement de décor. Bienvenue à Nha Trang, cité balnéaire de 300 000 habitants bordée par la Mer de Chine offrant une superbe baie, classée parmi les plus belles du monde. L’ambiance y est bonne, les cocktails aussi.

Barbec, Têt & Nha Trang by night

Nous aurons l’occasion de profiter d’un bon barbecue entre amis dans le quartier russe de la ville. La terrasse de type coloniale avec son mobilier en rotin est juste à tomber. Une fois repu, on nous invite à prendre part à la célébration du Têt, le nouvel an vietnamien, période de fête entre amis et famille, en apportant quelques boissons. Un peu gênés, nous y allons et on va vite se rendre compte que l’ambiance est déjà très décontractée, pour ceux qui tiennent encore sur leurs chaises.

On aura l’occasion de trinquer à la Viêt cul sec :

Tcham po Tcham !

Je suis même invité à prendre part au traditionnel karaoké. Ne maîtrisant pas la langue de l’oncle Ho, je pars en freestyle en récitant les rimes des Sages Poètes de la Rue : Bons Baisers du poste.

Hein, que puis-je faire à part me plaindre,
les keufs m’embarquent ZOX, P, vont me rejoindre,
je porte une lame la nuit c’est dément
les taxis freinent puis s’enfuient c’est pas la peine,
je trace ma route style bulldozer,
technique de pointe, j’te montre à quoi le microphone sert…

L’auditoire est bon public et conquis ! Un moment d’anthologie…

Petite dédicace aussi au passage à Crazy Kim, figure locale qui se bat pour lutter contre le tourisme sexuel et notamment la pédophilie, dont le Viêt Nam n’est malheureusement pas exempt. Elle alloue une partie des revenus de son bar et salon esthétique à une petite école pour les enfants de la rue qui y trouvent refuge et éducation.

Excursion sur les îles de Nha Trang

Cette excursion très sympa, même si très « Tourisme de masse », nous a fait découvrir les quelques îles au large de Nha Trang.
Au programme, visite de l’aquarium kitch de la première île, véritable cathédrale de béton ; baignade et apéritif sur le floating bar où on déguste du vin de palme après une session snorkelling ; repas à bord avec quelques plats traditionnels ; sports nautiques et jet-ski sur une deuxième île… Une journée bien remplie.

Back to the roots

Dédicace à la famille de mes amis Eric & Renaud ! One love à Marcel, Caroline et Raymond.

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Martinique, joyau caribéen

Madinina, l‘île aux fleurs, sensations Caraïbes…

Les plages paradisiaques, le tissu madras, les rhums & ti punchs, la forêt vierge, les pirates… Autant d’images qui viennent à l’esprit lorsqu’on évoque la Martinique, l’île aux Fleurs d’Aimé Cézaire, partie intégrante de l’Archipel des Caraïbes. Un voyage qui me tenais aussi particulièrement à cœur puisque Thierry -Alias Matnik- membre de mon groupe de breakdance et ami depuis une bonne dizaine d’année, nous a proposé de découvrir son petit coin de paradis. Un séjour de deux semaines et demi pour faire le tour de l’île (ou du moins un bel aperçu) dans la famille de notre ami ! Madinina nous voilà.

Martinique

Matnik prendra d’ailleurs sa tâche bien à cœur en véritable prof de géographie, d’histoire, de sociologie et un très bon guide touristique créole.

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Le QG : la maison familiale sur les hauteurs de Sainte-Luce

Après un voyage qui nous parait interminable en ce mois de novembre 2011 particulièrement froid en métropole, nous atterrissons à Fort de France avec quasi 35 degrés de plus ! Choc thermique garanti mais plutôt agréable dans ce sens. Direction les hauteurs de Sainte-Luce, quartier Bellevue et on comprend rapidement pourquoi ce lieu porte ce nom ! Depuis sa maison on découvre l’Océan Atlantique et le Rocher du Diamant, mais aussi au loin Fort-de-France et la forêt luxuriante juste derrière chez lui, la ravine Saint-Jean. Il suffit de se baisser ou d’escalader les arbres pour ramasser les fruits dans cette jungle toute proche. L’accueil créole est chaleureux ! On rencontre une bonne partie de la famille venue accueillir Matnik et ses amis. Les soirées festives seront nombreuses et nous aurons même droit à un Chanté Nwel avant l’heure en famille.

Plages d’Anse Corps de Garde, Anse Mabouyas et Anse Fonds Bananes : Les pieds dans l’eau…

Premiers contacts avec les fameuses plages caribéennes ! Y’a pas à dire c’est juste énorme et tout ça juste en bas de chez Matnik… Le paradis les pieds dans l’eau. On lui demandera quand même très rapidement pourquoi il est venu en métropole !!! Le lac Achard (base de loisirs nautique de Strasbourg) c’est sympa mais là, c’est grandiose. Les plages sont très différentes les unes des autres : certaines sont très aménagées et fréquentées, d’autres désertes et accidentées. Le soleil nous chauffe la peau, nos yeux de strasbourgeois en quête d’exotisme sont émerveillés par les cocotiers, le sable fin et l’eau turquoise…

Expédition à la Ravine Saint-Jean

Une fois nos premiers coups de soleil attrapés, on décide d’en découdre avec la nature sauvage juste derrière la maison familiale de Matnik. Une expédition au cœur de la Ravine Saint-Jean s’impose. Il ne s’agit pas de découvrir un lieu touristique mais juste de partir à l’assaut de la jungle omniprésente dès qu’on sort des chemins bitumés… On va donc s’équiper en mode chercheurs d’or avec nos coupe-coupe pour nous frayer un chemin dans cette forêt tropicale qui nous tend les bras. Le chemin est fatiguant et on avance doucement. Matnik nous explique que lorsqu’il était petit, sa famille partait de temps en temps se rafraichir là en bas, près du cours d’eau qui sera notre objectif. On y découvre des plantes aux formes et odeurs surprenantes, sans oublier quelques insectes impressionnants. Il ne nous manquait plus que le matos d’orpailleur pour se croire en Amazonie.

Anse Figuier : une plage d’exception

Après cette incursion dans la jungle, retour sur le littoral. Matnik nous amène dans une des plages qu’il affectionnait particulièrement, la Plage d’Anse Figuier, une des plus belles que nous ayons eu la chance de découvrir. Superbes cocotiers, petit baie aux eaux turquoises délimitée par un rocher que nous ne manquerons pas de gravir pour accéder à l’endroit où il regardait la mer, superbe cap abrupt plongeant dans la mer où un béquet (descendant de colon français) a construit sa belle demeure…

Cassez-vous ou j’appelle la police. Vous n’avez rien à foutre ici, c’est une propriété privée…

Bref, on essaie de lui expliquer qu’il s’agit d’un endroit cher au yeux de notre ami qui voulait nous le faire découvrir. Apparemment, le béquet s’en tape, on constate que les mentalités de colon que nous ne connaissions pas existent encore bel et bien. Sentiment bizarre… Nous regagnons la plage et assistons à un coucher de soleil merveilleux, probablement le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. On reste comme scotché sur la plage pour ne pas en perdre une miette pendant les 30 minutes qui nous séparent de la pénombre.

Ascension du Mont Pelé : Jurassic trail !

Le Mont Pelé est le sommet de cette île généreuse, sentinelle souvent plongée dans les nuages. Une ascension de la montagne sacrée s’offre à nous. A l’assaut ! Premier constat, on arrive trop tard, l’humidité accumulée au fil des heures a fini par se transformer en nuage et le panorama final ne sera pas celui qu’on espérait. Peu importe, on décide d’entamer la montée. Elle sera difficile avec les tongs que certains n’auront pas voulu quitter. On se retrouve vite la tête dans le nuage. Me lunettes perlent, le sol est glissant mais l’avancée est intéressante. Les plantes qu’on y voit : arbres et fougères tropicales géantes n’ont rien à envier au décor de Jurassic Parc, espérons qu’on ne croise pas de T-Rex…

Bienvenue à bords Capitaine : Catamaran et canoë

On aura l’occasion de tester notre pied marin lors de deux journées nautiques qui resteront gravées dans nos mémoires. La première est une balade en canoë qui nous mènera dans le lagon bleu de la Baignoire de Joséphine : quelle couleur ! Waow. Puis découverte de l’Ilet Chancel et l’îlet Madame, où on découvrira d’anciens bâtiment en ruine fabriqués en brique et en corail et qui abritait une ancienne fabrique. On croisera également de nombreux spécimens d’iguanes locaux mâles et femelles. Les T-Rex ne sont pas là mais leur cousin si ! La deuxième journée sera une journée détente en catamaran : une première. Rhum et gastronomie créole à volonté. Au loin on s’approchera d’une petite île au nom qui fait froid dans le dos : Le Loup Garou.

Rivière tropicale : fraîcheur garantie

On découvre l’île et ses paysages changeant en allant profiter de la fraîcheur d’une des nombreuses rivières tropicales dont regorge la Martinique. Certains points de vue sont spectaculaires. On emprunte des ponts en métal et découvre des maisons abandonnées. Puis arrivée à proximité de la rivière. Ca change de l’Ardèche ! Petite marche avant d’aller profiter d’un bain d’eau de source qui nous fera oublier la moiteur ambiante. Session saut et bain dans un spa naturel tropical avant de remonter le lit de la rivière.

Le Diamant et la Dame couchée : Sentinelle martiniquaise

Petit panorama sur la Baie du Diamant. On se laisse émerveiller par les courbes féminines du rocher de la Dame couchée et le Rocher du Diamant posté à quelques encablures de la Côte. Le courant y est plus fort et on en profite pour faire un peu de planche.

La case créole typique

Tonton Guy, surnommé le Vagabond décide de nous emmener à la Maison de leurs ancêtres, une belle maison coloniale plus bas dans le village où il fabrique du charbon qu’il revend pour arrondir ses fins de mois. L’ambiance y est particulière. On apprécie la fraîcheur des arbres qui protège d’une chaleur écrasante. La demeure présente un charme suranné et la terrasse invite à la sieste réparatrice.

Jardin de Balata : un must

Commencé en 1982 par son propriétaire, Jean-Philippe Thoze, grâce à sa collection de plantes personnelles, il a été ouvert au public le 19 avril 1986. Horticulteur passionné et créateur du jardin, le propriétaire a réuni une magnifique et exceptionnelle collection d’essences tropicales : des anthuriums, des hibiscus, des nymphéas exotiques, des roses de porcelaine, des héliconias, des pandanus panaché ou bien encore des dracénas et des balisiers. Un magnifique cocktail dans une mise en scène digne des plus grands artistes paysagistes. C’est un incontournable en Martinique et le passage sur les ponts suspendus nous donne la sensation de suivre les traces d’Indiana Jones. Le spectacle des chenilles multicolores posées sur leurs arbustes préférés et les colibris qui butinent nous en mettent plein les yeux.

Les Salines : la carte postale…

On passera deux journées sur la plus célèbre plage de Martinique et l’une des belles plages des Caraïbes : Les Salines et ses fameux cocotiers qui fleurent avec l’Océan. Juste sublime et relativement paisible au vue de sa renommée. On goûtera les boules coco que les glacières habillées en madras vendent le long de la plage. Au Max ! Les couleurs, contrastes et lumières qui évoluent au fil des heures nous permettent de réaliser de beaux clichés. On constatera encore une fois que la météo peut changer chaque demi-heure. C’était en effet assez déstabilisant lors des premiers jours où quand nous nous levions nous découvrions un ciel gris en nous disant qu’il allait pleuvoire toute la journée et que trente minutes plus tard le soleil régnait en maître sur l’île !

Saint-Pierre & Sainte-Marie

Lors de nos pérégrinations, nous aurons aussi l’occasion de découvrir Saint-Pierre et remparts aux canons tournés vers le large, à proximité du Mont Pelé, qui fut le théâtre d’une éruption volcanique d’envergure qui eut lieu en 1902 et qui tua l’intégralité des habitants de la commune sauf… le prisonnier Cyparis bien à l’abri des affres du Mont Pelé dans sa cellule ! La visite des ruines de la vieille ville nous donne l’impression de marcher dans une ville fantôme. Autre curiosité de cette ville, ses plages de sable noir, résultat de l’érosion de la lave.

La plage de Sainte-Marie, où nous croiserons un pêcheur solitaire nous rappelera que de ce côté de l’île sévit l’Océan Atlantique aux courants puissants.

Distillerie Trois Rivières : un rhum siouplé !

Le rhum, la boisson emblématique de la Martinique méritait qu’on se penche un peu plus sur son origine et ce d’autant plus qu’on était logé à Sainte-Luce, berceau du fameux rhum Trois Rivières. D’ailleurs Tonton Guy le Vagabond avait ses entrées à la Distillerie ! La visite guidée nous entraîne à la découverte des bâtiments de production, et nous invite à suivre le processus d’élaboration du rhum, depuis le broyage de la canne, jusqu’à sa mise en fût.

Fort de France : un autre monde

Quand on demande à Matnik, l’enfant du zion (forêt sauvage), de nous faire découvrir la capitale martiniquaise il n’est pas trop emballé, et on ne le comprend pas tout de suite. Mais il admet qu’un tour au marché vaut le détour. D’autant plus qu’il nous faut ramener quelques souvenirs. On gare donc nos voitures dans un parking, des hauteurs duquel on découvre une des collines de la ville particulièrement photogénique. Les mus de la ville constituent une grande galerie de street art. ! Belle surprise. Il fait plus lourd et chaud que dans le reste de l’île. L’ambiance est bien moins cool qu’ailleurs. Les gens y sont stressés et la misère s’y fait ressentir notamment à proximité du marché créole. On surprendra quelques SDF y consommer du crack, qui fait rage dans toute la Caraïbe. Malgré cela, le marché présente des étales bien fournies et colorées aux produits assez originaux : redresseur de zizi, salsepareille, péteur de braguette et plus sérieusement madras, vanille et fruits exotiques… Pas la peine de s’attarder trop longtemps dans la capitale, retournons dans la quiétude de Sainte-Luce pour profiter de nos derniers moments en Martinique avant le retour en métropole.

Ce séjour martiniquais nous aura permis de découvrir la culture créole et d’avoir ce sentiment étrange d’être en France mais à des milliers de kilomètres de Paris : route et signalisation routière à la française sur un territoire d’Amérique Centrale… Nous restons profondément attaché à la famille de Matnik qui nous a accueilli à bras ouvert et nous a permis de découvrir leur île comme aucun touriste du Club Med n’en aura l’opportunité : 100% authentique. Cet article comporte une sélection de nombreux clichés réalisés par toute la team lors du voyage, fruit d’une sélection des 3 000 photos que nous avions collecté ! Les travers des photographes en herbe émerveillé…

Madagascar, cap sur Majunga et le Boeny

Madagascar, la Grande île rouge… Qui n’a pas rêvé de l’explorer en regardant des reportages sur les paysages, sur la faune et la flore exceptionnelle qui la caractérisent. J’ai eu cette chance grâce à l’IRCOD Alsace de partir 11 jours dans ce beau pays si riche et si pauvre à la fois. Riche sur le plan culturel grâce aux 18 ethnies qui la composent, riche d’un environnement exceptionnel avec un taux d’espèces endémiques animales et végétales presque unique au monde, et pourtant tellement pauvre sur le plan économique… On parle souvent d’énigme malgache.

Objectif du déplacement : Réaliser un diagnostic touristique dans la région partenaire de l’Alsace et de la ville de Mulhouse, à savoir le Boeny dont la capitale est Majunga. Ce travail lourd basé sur une cinquantaine d’entretiens en face à face, sur une analyse fine du contexte local et national doit leur apporter les clés pour un développement touristique optimal. Au-delà du plan d’action qui en découlera, la volonté politique et les moyens alloués seront décisifs.

Madagascar

Antananarivo, « Tana » capitale grouillante malgache

Passage obligatoire par Antananarivo, la mégalopole malgache située sur les haut-plateaux mérina (prononcez mirne), fief de l’ethnie métissée aux traits asiatiques. Premier constat, le climat se rapproche du climat continental européen, bien loin du climat tropical humide sur la côte Est ou tropical sec sur la côte Ouest. On peut ainsi manger à Madagascar aussi bien des fruits et légumes tropicaux que ceux que nous trouvons chez nous ! La ville de Tana présente de nombreuses collines. La vue depuis le Palais de la Reine est extraordinaire, embrassant le Stade, les rizières ou encore le fameux Lac Anousy. Les bâtiments d’époque coloniale présente un certain cachet désuet et une balade sur l’Avenue de l’Indépendance fait partie des grands classiques. On sent cependant que la Capitale concentre aussi beaucoup de misère humaine, en effet, l’exode rural fait rage et les paysans des campagnes pensent trouver un avenir meilleur en ville finissant finalement souvent mendiant, vendeurs ambulant dans les bouchons de la capitale dans des conditions sanitaires déplorables… Un bien triste tableau qui nous renvoie sur la condition humaine et la chance que nous avons d’être européen… Après ce premier contact malgache, direction le Boeny à 500km au Nord-Ouest !

Mahajanga, la ville aux fleurs

Dès la sortie de l’avion, on se retrouve à mille lieux de l’ambiance parfois oppressante de la capitale. Pas de doute, nous sommes bien arrivés à Majunga, capitale du Boeny, LA destination balnéaire des Malgaches ! La ville se caractérise par un métissage extraordinaire. Les 18 ethnies du pays y sont représentées, auxquels on peut ajouter la communauté des Karanas (les Indo-pakistanais apatrides qui gèrent de nombreux commerces), des Maorais (de l’île voisine de Mayotte) ainsi que les Vazas (Européens souvent Français implantés depuis plus ou moins longtemps). La visite de la ville nous délivre un véritable patchwork de couleurs, de cultures, un régal pour les yeux. L’improbable Mairie en forme d’avion, l’imposante Cathédrale de Majunga, les mosquées de Mahabibo et du Vendredi, les bâtiment coloniaux et les boutiques indiennes et anciens comptoirs arabes, l’ancienne Maison Eiffel, le Rouve, les badzazs et autres pousse-pousses, la Baie de la Betsiboka aux eaux rougeâtres et aux boutres inconditionnels… Un véritable tableau aux couleurs chatoyantes. Cette ville a incontestablement une identité plurielle, terre d’accueil des Sakalava !

« Le bord », la croisette majungaise

L’image d’Epinal de Majunga, c’est bien sûr le coucher de soleil sur le Bords en sirotant une boisson bien fraîche et en dégustant des masikita (brochettes de zébu). Il suffit de voir les photos qui suivent pour comprendre cet engouement ! Le bord est en fait une superbe promenade aménagée et très fleurie aux trottoirs peints en rouge et blanc, avec un Baobab plusieurs fois centenaire. Les locaux et vacanciers aiment s’y retrouver pour se détendre et discuter entre amis.

Les marchés de la ville

La ville présente de nombreux marchés aux ambiances assez différentes et produits toujours plus originaux. Là aussi couleurs et odeurs sont au rendez-vous ! Les commerçants sont d’ailleurs très courtois et sympathiques. Vous serez parfois surpris par la créativité de certains d’entre eux qui n’hésitent pas à recycler d’anciens pneus pour en faire des tongs !

Port aux boutres

Le port aux boutres est un véritable musée vivant à ciel ouvert. C’est par ce port qu’ont débarqué les colons Français d’après certains. On y découvre des boutres et autres embarcations traditionnelles. La tradition portuaire est ancienne puisque Majunga est un ancien comptoir arabe au 13ème siècle. On peut d’ailleurs encore admirer certaines portes arabes très anciennes dans le quartier du Port.

L’artisanat

Madagascar est réputée pour son artisanat et le Boeny n’est pas en reste. A noter la création il y a quelques années d’un label de qualité Angaya, associant de nombreux artisans engagés pour proposer des produits de qualité fidèle aux méthodes traditionnelles. Les fameuses bouteilles de sable constituent la signature locale, mais les tissages & broderies en raphia, les objets en pierres précieuses et semi-précieuses ou en corne de zébu, la vanille l’or malgache ornent les étalages des marchands…

La plage du Grand Pavois et le Cirque rouge

La plage du Grand Pavois et le Cirque rouge sont situés dans la partie Nord de Majunga. Pris d’assaut par les vacanciers et locaux pendant les week-ends et les vacances. Idéal pour se ressourcer et déguster les produits fraichement péchés dans le Canal du Mozambique.

A quelques encablures, nous découvrons un site grandiose, le cirque rouge. Une véritable aubaine car assez accessible depuis le centre ville. C’est le grand Canyon local. Il s’agit en fait des effets de l’érosion et du temps sur les sols, qui creusent le paysage de la sorte.

Antsanitia, un coin de paradis

Pause détente dans cet éco-resort classé parmi les plus beaux établissements malgaches dans un petit coin de paradis au nord de Majunga. Ici travail en lien avec les populations locales, développement durable et écotourisme, ainsi qu’une possibilité de partir à la pêche au gros avec AntsaPêche. L’acheminement par la piste en latérite nous donne presque l’impression de partir à l’aventure ! Le site est enchanteur et le personnel aux petits soins.

Le Lac sacré

Le Lac de Mangatsa constitue une étape intéressante qui nous familiarisera avec les traditions Sakalava et ses nombreux « Fady » (tabous locaux). On ne manquera pas de nourrir les poissons du lac qui seront de bon augure ! Interdiction de faire trempette dans ce superbe point d’eau qui donne pourtant bien envie ! Les paysages de savanes et baobabs ; Crocodiles, lémuriens et araignée à la toile d’or vous y attendent !

Le Parc Naturel National d’Ankarafantsika

Le Parc Naturel National d’Ankarafantsika est une étape incontournable sur le circuit Nord Nord-Ouest. D’une superficie de 130 000 ha, il est composé essentiellement de forêt dense sèche semi-caducifoliée, de savane et de zone de marécage. On y dénombre 130 espèces d’oiseaux dont 66 endémiques. C’est le royaume des oiseaux. On y croise de nombreux scientifiques. La réserve est implantée autour du Lac de Ravelobe habité par les crocodiles, faucons de Haurrier, ibis noirs, martins pécheurs… Une balade en bateau s’impose. Vous verrez aussi de nombreux lémuriens dont le fameux microcébus, des caméléons de toutes sortes et n’oubliez pas de partir à la découverte du canyon d’Ankarafantsika !

Excursion aux Grottes monumentales d’Anjohibe et à la Cascade de Mahafanina

Là on comprend véritablement ce que c’est que de parcourir 80 km sur une piste ! En effet, on atteindra le campement de John Rivu en 5-6 heures. Mais là on est bien loin de la ville c’est l’aventure ! Le 4X4 est nécessaire. Le spot touristique est un classique de la Région et on comprend bien pourquoi. Dès notre arrivée, on prend nos quartiers dans les huttes qui composent le campement. Puis direction la piscine naturelle où on se rafraichit avant un bon repas (comme à chaque fois à Madagascar !). Une fois rassasié, direction les chutes d’eau de Mahafanina en contrebas de la piscine naturelle. Nous en profiterons pour descendre le lit de la rivière et sauter de rocher en rocher. Les araignées sont nombreuses mais inoffensives. La toile jaune qu’elle produise est tellement résistante qu’elle est utilisée par la Nasa pour mettre au point des gilets par balle !!!

Le lendemain, direction les grottes d’Anjohibe à quelques kilomètres. Il s’agit là de grottes cathédrales, les 2èmes plus grandes grottes au monde ! Un guide est nécessaire. Les salles se succèdent toutes plus démesurées les unes que les autres entre stalactites, stalagmites, chauves-souris et rivière souterraine ! Impressionnant !

Session break A l’Arash au milieu de la savane

Petite session breakdance à la malgache lors de ce week-end en expédition dans le Boeny ! Dédicace à mon groupe A l’Arash Crew.

On the road again’

Fin de mission malgache et retour vers l’Europe mais cette fois-ci par la route. Les paysages traversés sont variés et grandioses. Les compagnies Cotisse et Première Classe proposent des services fiables et de qualité pour rejoindre la capitale.

Loin des circuits touristiques internationaux et pourtant très prisée par la clientèle nationale, la Région de Boeny et la ville de Mahajanga respirent encore l’authenticité et méritent véritablement une autre place sur l’échiquier touristique malgache. Quelques mots qui caractérisent bien cette partie si spécifique de l’île : Soleil, métissage culturel, hospitalité, couleurs chaudes, tolérance, Canal du Mozambique. Alors sortez des sentiers battus et partez à la découverte de la ville aux fleurs ! Toky, Ary, Hamza et bien d’autres personnages clé vous accueilleront et vous parleront avec amour de leur destination.

Pour plus d’infos, contactez l’Office Régional du Tourisme du Boeny : http://www.majunga.org/

Albanie : sa riviera secrète de Ksamil à Vlorë

2014 – Sarandë / Himarë / Jalë / Dhërmi / Lloragat / Vlorë

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L’Albanie et sa Riviera secrète, un joyau en devenir.

L’objectif du voyage : dépasser les clichés et partir à la découverte d’un pays tellement dénigré par les Européens de l’Ouest. L’Albanie, sa mafia, ses prostituées, ses armes… Qu’en est-il vraiment ? En en discutant avec des amis polonais, c’est un pays qui s’ouvre à peine au tourisme et qui dispose d’un potentiel impressionnant. Ce pays m’intriguait depuis longtemps avec son mystérieux drapeau rouge flanqué d’un aigle à deux têtes, symbolisant le contrôle de ses frontières face à l’ennemi. L’Albanie d’Ismaïl KADARE est aussi la terre de la loi du Kanun (équivalent local du code de l’honneur et de la Vendetta). Sans parler d’une langue qui n’est ni latine, ni slave… Bref, de quoi nourrir de nombreux fantasmes. On a donc décidé de monter une équipe pour découvrir la côte albanaise en une semaine de Sarandë (extrême Sud à la frontière grecque) jusqu’à Vlorë (pointe Nord, bastion important de la mafia albanaise).

Départ du Road-Trip à Corfou où nous rejoignons notre destination après une courte nuit sur l’île grecque grâce à un ferry qui relie Corfou à Sarandë pour une vingtaine d’euros. Les premières réactions grecques ne nous mettent pas en confiance :

Quoi, vous allez en Albanie, vous êtes fous, ils sont dangereux. Si jamais vous avez des problèmes, je connais du monde là-bas. Méfiez-vous !

Nous voilà parti pour une bonne heure de croisière et arrivée au port de Sarandë, station balnéaire la plus développée et la plus agréable, postée à quelques encablures de l’Europe.

Albanie côte

Sarandë

La promenade du front de mer est très agréable et animée. Les locaux et touristes s’y retrouvent et s’installent sur les bancs, aux terrasses des restaurant ou dans les boutiques nocturnes qui fleurissent le soir. Après cette première approche avec une ville bien plus accueillante que ce qu’on a bien voulu nous dire, nous décidons d’aller explorer le littoral en sortant de la ville. On a repéré les plages en amont grâce à Wikimapia que je recommande fortement. Les conseils & tuyaux pour voyager en Albanie ne sont pas si nombreux sur la toile et avec ce site, avec du recul je dois dire qu’on a fait une sélection intéressante.

Ksamil et Butrint

Il faut dire qu’en terme d’accueil, difficile de tomber sur une famille plus sympathique et au petit soin que les Nita, et en particulier Vaggelis. Les Nita ont investis et accueillent les touristes dans leurs chambres d’hôtes CasaNote ! Franchement au TOP. Un bon repas typique en famille et on partira avec Vaggelis découvrir les environs. A une dizaine de kilomètres au Sud de Sarandë, se trouve le village de Ksamil et ses plages aux eaux limpides surpeuplées en été. En septembre à peine quelques touristes. L’endroit a pas mal de charmes. Nous profitons du soleil et du spectacle. Puis, après cette petite baignade, direction Butrint ancien site roman et le bac ferry qui mène vers la frontière grecque. Vue plongeante sur le parc naturel qui nous entoure.

Kakomë l’oubliée…

Cette plage située dans une baie protégée à quelques kilomètres au nord de Sarandë est assez surprenante. On y devine un chantier à l’abandon. En fait, le Club Med avait décidé d’investir le site mais il a du être abandonné et est aujourd’hui gardé par quelques vigiles faciles à soudoyer. Étrange ambiance dans ce site enchanteur… Apparemment ancienne base stratégique militaire.

Himarë

Nous reprenons la route et découvrons une magnifique côte tout au long des 80 kilomètres qui nous séparent du Col de LLoragat. La route est en très bon état. Himarë présentent de belles plages. Nous décidons de faire une pause fraîcheur à la Livadhi Beach implantée dans une superbe baie, à quelques kilomètres du Cap Ali Pacha.

Jalë

La plage de Jalë est une des plages les plus fréquentée par les touristes qui viennent y faire la fête et danser tout l’été. Nous poursuivons notre chemin en direction de la plage secrète Aquarium, qui porte ce nom à cause de la clarté de son eau. Cette petite crique a vraiment été le coup de cœur de notre voyage ! N’hésitez pas à aller manger un bon poisson à la paillote d’Ervis en face de la plage de Jalë. Il est vraiment sympa et sa cuisine vous ravira !

Dhërmi

Ce petit village à flanc de falaise marque la fin de la côte. Nous en profitons pour boire un frappé avant d’entamer l’ascension du Col de Lloregat.

Palasë

Cette plage est assez atypique. Elle s’étend sur plusieurs kilomètres au pied de la montagne et du Col de Lloregat. Un torrent à sec y a charrié de nombreux rochers finissant en delta dans la mer adriatique. Cette plage propose également une petite paillote sympa. Vous aurez l’occasion de voir de nombreux bunkers comme partout dans le reste du pays. On dit qu’il y a un bunker pour 4 habitants… C’est juste hallucinant. Héritage d’Enver Hocher, qui équipa tout le territoire national dans les années 60 pour parer une éventuelle invasion soviétique. Ce patrimoine en décrépitude est très présent dans les paysages albanais.

Col de Lloregat

Ascension de ce fameux col dont les lacets paraissent interminables. La vue est saisissante. Une fois le col passé, on entre dans le parc naturel éponyme. L’Albanie du terroir s’offre à nous. La route est en bien moins bon état et les troupeaux de moutons et autres chèvres ne sont pas rares sous l’œil bienveillant des bergers.

Vlorë

L’Hôtel Liro, situé à l’entrée de la ville de Vlorë est imbriqué dans la falaise, pour notre plus grand plaisir. L’espace détente baignade vaut vraiment le coup d’œil. La ville de Vlorä n’a quant à elle que peu d’intérêt si ce n’est ses champs Elysées et son bazaar, mélange d’Orient et d’Occident. La ville constitue un des bastions important de la mafia albanaise et le Président en place a engagé une lutte importante envers elle. Le bord de mer est en pleine restructuration à l’image de la ville.

L’Albanie et sa Riviera méritent véritablement le détour. Chaque plage est très différente et très emprunte de l’Histoire plus ou moins récente du pays. La population locale est très sympathique et bien loin de tous les ragots dont elle fait malheureusement l’objet. Un voyage d’exception pour qui saura aller au-delà des clichés.

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