La Guadeloupe, Karukera en langue caraïbe, est un archipel célèbre qui fait partie des Antilles Françaises et qui constitue une destination touristique très populaire en métropole. Son simple nom évoque les plages paradisiaques, la plaisance en eaux limpides, une végétation luxuriante, la culture créole colorée, les fruits de mer alléchants et le rhum exquis et convoité…
Plus grande et plus peuplée que la Martinique, la Guadeloupe totalise une superficie d’environ 1 500 km2 et présente une longueur maximale d’une centaine de kilomètres. Près de 400 000 personnes vivent sur l’archipel formé par la Guadeloupe, la Désirade, Marie-Galante, les Saintes, Petite-Terre et de nombreux îlets.
L’île principale, la Guadeloupe a la particularité de présenter une forme originale s’apparentant à un papillon. Elle est constituée de deux parties distinctes : Grande Terre et Basse Terre, séparées par un étroit bras de mer, appelé Rivière Salée, n’excédant pas 200 mètres de large.
Escarpée et luxuriante, Basse-Terre est dominée par la Soufrière qui culmine à plus de 1 467 mètres, constituant le plus haut sommet des Petites Antilles. A contrario, Grande-Terre se caractérise par un climat beaucoup plus sec et un relief bien moins accidenté.
Près de 10 ans après mon premier et extraordinaire séjour en Martinique dans la famille de mon ami RastaMatnik, je pose à nouveau les valises en terre antillaise. Mais, cette fois si, Cap sur la Guadeloupe en famille, où mon ami d’enfance Djo a tenté l’aventure pour quelques années.

Deshaies, le coup de coeur
Paris – Pointe-à-Pitre : Premier long courrier pour mon fils Zacharie, tout juste âgé d’un an, qui s’est tenu comme un chef pendant les 9 heures de vol. On sort de l’avion et l’amplitude thermique se fait vite ressentir ! Il fait bien chaud ! Que c’est agréable en plein hiver !
Après avoir récupéré notre voiture de location, on se dirige vers Deshaies du côté de Basse Terre, où ma frangine Ysaline nous a dégoté une superbe villa avec piscine, terrasse et vue sur la Mer des Caraïbes. C’est un vrai petit paradis et on va débuter ces vacances tranquillement en profitant un maximum de ces superbes installations. Un iguane familier des lieux viendra même nous rappeler que nous ne sommes que de passage, et qu’il est ici chez lui !
Le soleil tape, les cocktails planteurs s’enchaînent au cours de cette première matinée, et on alterne entre tartine de crème solaire et bains rafraichissants dans la piscine. Après quelques discussions pour fixer la suite du programme, on se décide à partir à la découverte de la plage située juste en contrebas de notre hébergement. Il s’agit de la superbe Plage de Leroux, qui présente une anse quasi parfaite enserrée par deux belles collines verdoyantes. L’endroit est plutôt fréquenté mais très nature et après deux petites heures de baignade, on profite d’un coucher de soleil doré qui s’offre à nous. Il est à peine 18h, mais sous les tropiques la nuit tombe très vite !





























Le Saut de l’Acomat
Nouvelle journée, nouveau défi. On longe la côte pour rejoindre le Sud de Basse-Terre en direction d’une belle cascade assez accessible avec bébé, le Saut d’Acomat.
L’équipe s’enfonce tranquillement dans la jungle qui se densifie à chaque pas. On se prend pour des aventuriers mais nos claquettes nous rappellent que nous ne sommes que de simples touristes.
Après avoir franchi l’Acomat, on croise les premiers curieux venus se rafraichir et profiter du spectacle offert par Dame Nature. On remonte le cours d’eau avec prudence en suivant le grondement de la cascade qui s’annonce. On escalade encore quelques rochers, et la fameuse chute d’eau nous ébahit.
Ce n’est certainement pas la plus importante, ni la plus impressionnante de l’île, mais l’endroit est vraiment magnifique avec cette ambiance moite et cette végétation luxuriante. C’est tellement différent de nos cascades européennes, aussi belles soient-elles. On se croirait, l’espace d’un instant, dans une pub TV vintage pour Tahiti Douche !
















Jardin Botanique de Deshaies
On ne quittera pas Deshaies sans avoir visité l’incontournable Jardin Botanique. La propriété de 7 ha a d’abord appartenu à un collectionneur de plantes rares, qui l’a ensuite vendu à Coluche en personne. A la mort de ce dernier, un ami à lui s’en est acquit pour en faire un petit paradis de la biodiversité ouvert au public. Quel bel hommage que ce petit Éden !
Le Jardin Botanique attire plus de 150 000 visiteurs par an, ce qui en fait un des sites de visite les plus fréquentés de la Guadeloupe. Il permet d’appréhender la flore endémique des Antilles mais également d’autres contrées. Le sentier d’1,5km propose de nombreux espaces à thèmes : enclos à loriquets, cascade, étang aux nénuphars, bougainvilliers, cactus, orchidées, bassin à carpes koï, volière à Aras bleus…
C’est une vraie merveille. On en prend plein les yeux ! Il y a un peu d’affluence mais cela reste tout à fait acceptable. On passe vraiment un moment agréable. On guette la moindre réaction du petit face à toutes ces couleurs, toutes ces plantes et animaux. Il se régale et nous aussi. On aura même la chance d’observer d’habiles colibris se délecter de nectar récolté en vol stationnaire dans les pistils de fleurs. La rencontre dans la volière avec les loriquets aux couleurs flamboyantes est également un coup de cœur !





















































Journée bateau dans le Grand Cul-de-sac Marin
On a envie de profiter davantage de la Mer et on décide de se faire une journée bateau. Sans hésitation, Djo nous suggère de partir naviguer au cœur du Grand Cul-de-sac Marin. Il s’agit en fait d’une vaste baie de 15 000 Ha aux eaux peu profonde (2 à 5 mètres) enserrées au Nord de l’île entre Basse-Terre et Grande-Terre et fermée au large par un récif corallien. Classée en Réserve de Biosphère par l’UNESCO, elle présente la forêt marécageuse la plus massive des Petites Antilles, la plus grande barrière de corail et des herbiers très riches et variés.
On embarque au petit port de Sainte-Rose et nous sommes déjà dans le Grand Cul-de-sac Marin. Après s’être familiarisé avec l’embarcation, Djo met le cap sur la mangrove. On y fait un petit tour rapide, histoire de prendre le pouls de cette forêt de palétuviers. On repart rapidement pour laisser ce biotope fragile au calme.
Après une session baignade en eaux peu profonde, on poursuit notre balade nautique en direction de l’îlet Caret. Ce magnifique îlet paraît assez irréel. Il doit son appellation aux tortues « carettes » qui venaient y pondre. L’îlet mesure 120 mètres de long et 20 mètres de large. Le sable blanc qui la constitue provient de résidus de coraux morts du récif situé à une centaine de mètres plus loin. On joue les Robinson Crusoé sur cette petite île mais les vagues font encore bien peur à Zacharie.
Pour finir cette journée en beauté, on enfile nos masques et tubas pour une session snorkeling au dessus de l’épave à Caret. Cette épave, utilisée à l’époque pour l’enlèvement du sable a été coulée volontairement en 1998 pour créer une zone de développement pour les Algues dont sont friands les poissons. On y verra quelques beaux spécimens aux couleurs flamboyantes et un majestueux poisson scorpion au venin redoutable !
On regagne Deshaies heureux mais épuisés. Une bonne nuit de sommeil s’impose.

































D’une île à l’autre, virée aux Saintes
Après une nuit finalement assez courte, l’équipe part en direction de Trois Rivières dans l’extrême Sud de Basse-Terre, à une heure et demie de route de Deshaies.
Nous arrivons en temps voulu au port, déjà bien fréquenté, pour embarquer dans le ferry en direction des Saintes et ses quatre îlots. Une quinzaine de minutes suffisent pour faire la traversée jusqu’à Terre-de-Haut, îlot principal de l’archipel. Les Saintes sont saisissantes de beauté combinant relief escarpé, camaïeux de bleu et de vert et cases aux toitures cramoisies.
L’île ne compte que quelques rares véhicules à moteur thermique. Ici pour se déplacer, il faut louer un vélo ou une voiturette électrique. Djo a envie de faire un peu de sport, alors il tente le VAE. Pour les autres, ce sera voiturette de golf turquoise. Zacharie est aux anges et nous aussi !
On parcourt les routes sinueuses de l’île et déjà la batterie du vélo de Djo présente quelques signes de fatigue. Les points de vue spectaculaires s’enchaînent avec l’altitude. On profite un maximum des paysages.
Djo nous guide ensuite vers le Pain de sucre et on fait une pause fraîcheur sur la plage située à son pied, la splendide plage de l’Anse du Pain de sucre. L’ambiance est plutôt originale, les touristes partagent leurs serviettes avec des poulets en liberté et plusieurs pélicans qui nous surprennent par leur agile technique de pêche.
On reprend la route en direction du Fort Napoléon qui domine l’autre extrémité de l’îlot, à 4 kilomètres de là. A mi-parcours, je propose à Djo de prendre le relais à vélo. Ce sera un mauvais choix car quelques centaines de mètres plus loin, la batterie lâche définitivement et la dernière partie du trajet présente un dénivelé plutôt sportif. Je rejoins mes partenaires de voyage en sueur ! Mais il faut bien l’avouer, le spectacle est à la hauteur de mes espérances. La vue sur la baie est à couper le souffle depuis le belvédère situé en contrebas du fort.
Un repas bien mérité en bord de mer et la visite de l’église en bois du bourg clôturent nos aventures du jour.






































Zoo de Guadeloupe Parc des Mamelles
Basse-Terre constitue la partie la plus humide, la plus escarpée et la plus sauvage de l’île. Ce n’est pas pour rien qu’une bonne partie de sa forêt tropicale luxuriante est classée, au même titre que la Réserve du Grand Cul-de-sac Marin en Parc National de la Guadeloupe depuis plus de 30 ans.
On a eu l’occasion de s’y engouffrer en empruntant la mythique Route de la Traversée. Longue de 17km, elle relie Petit-Bourg à Pointe-Noire par le massif montagneux. La route est spectaculaire. On a littéralement l’impression que la végétation grignote l’asphalte de la route. Le franchissement du Col des Mamelles est également une très belle expérience lorsqu’il est embrumé !
A l’Orée du Parc National, on part explorer le Zoo de Guadeloupe du Parc des Mamelles. Ce sera une bonne occasion de se faire une promenade dans la forêt tropicale humide. C’est pour moi, depuis mon enfance, le milieu naturel des explorateurs par essence. J’ai toujours été fasciné par cette palette de vert à l’infini. Si riche, si exubérante, la jungle m’attire terriblement. J’ai envie de faire découvrir cette sensation à mon fils. Depuis tout petit, je le sensibilise aux végétaux, à leur odeur, à leur forme et il est très réceptif. C’est un beau cadeau.
Le zoo, établi sur 2 Ha de forêt dense, abrite plus de 450 mammifères, oiseaux, reptiles et insectes. Ils représentent plus de 85 espèces animales rares de la Caraïbe et de la Guyane. Panthères, racoons, mangoustes, coatis, singes, lémuriens, tamanoirs, iguanes, tortues, caïmans, perroquets et toucans dont Zacharie raffole, voilà quelques unes des rencontres que nous faisons ce jour-là. Le cheminement en bois est vraiment qualitatif et permet d’observer la végétation de près. Un excellent parcours dans la canopée nous permet d’appréhender la forêt sous un autre angle. On est emballé et Zacharie en prend plein les yeux.















































Saint-François, Riviera Gwada
On quitte Basse-Terre certain qu’elle renferme encore énormément de trésors que nous n’avons finalement qu’à peine effleuré. Cette première partie de séjour est une belle découverte. On a hâte de profiter de la suite du programme.
Grande-Terre est moins humide que sa grande sœur, mais n’est pas aride pour autant et elle présente un relief marqué par une succession de collines, qui par endroit pourrait nous faire croire à des paysages de bocages de l’Ouest de la France.
Nous nous dirigeons vers Saint-François, station balnéaire établie sur la Riviera comme la surnomme les locaux. Nous prenons possession de notre deuxième hébergement et il s’agit d’une sympathique petite villa de style coloniale aux façades aussi bleue que la piscine. On décide de lever un peu le pied après ces nombreuses virées harassantes. On profite pleinement de la terrasse-piscine oscillant entre baignades, apéros et barbecues.
Déborah souhaite nous faire découvrir une plage qui lui avait beaucoup plu quelques années auparavant. Il s’agit de la Plage de la Caravelle à Sainte-Anne. Constituée de sable blanc et bordée de cocotiers, on la surnomme aussi Plage du Club Méditerranée puisqu’elle le jouxte. Il s’agit d’une des plages les plus célèbres de l’île. La plage est en effet splendide mais ce ne sera pas ma préférée. Le coucher de soleil auquel nous assistons est quand même de toute beauté !













Pointe-à-Pitre, ambiance Route du Rhum !
Les grandes villes des Antilles Françaises sont souvent décriées par les touristes et les locaux eux-même. Lors de mon passage à Fort-de-France en Martinique, j’avais effectivement senti que l’ambiance était moins « peace » que dans le reste de l’île. Et ce, notamment à proximité du marché touristique où pas mal de junkies rôdaient. Et oui, l’île a beaux être paradisiaque, la pauvreté et les problèmes sociaux existent partout et dans les Caraïbes, il est vrai que le crack fait des ravages.
Mais cette visite de Pointe-à-Pître – PAP pour les locaux – est particulière, car cette année a lieu la mythique Route du Rhum. C’est une chance inouïe. Cette course à la voile transatlantique en solitaire est organisée tous les quatre ans de fin octobre à début novembre. Elle relie Saint-Malo à Pointe-à-Pitre sur près de 5 700 km.
Pour l’occasion, un village artisanal est déployé en plein centre de la ville et de nombreuses et fastueuses animations sont organisées sur la Marina du Bas du Fort. On y trouve de tout : dégustation de rhum, vente d’épices et de prêt-à-porter, expos d’artistes, concerts… L’ambiance est excellente, locaux et visiteurs sont tous là ensemble pour festoyer. Ça fait plaisir !
On aura l’occasion d’admirer de près les incroyables et gigantesques monocoques et multicoques, véritables vaisseaux des mers !
L’année 2022 marque d’ailleurs l’établissement d’un nouveau record absolu car le temps de traversée enregistré par le skipper français Charles CAUDRELIER est de seulement 6 jours et 19 heures. A titre comparatif, lors de la première traversée en 1978, le skipper avait mis plus de 23 jours pour réaliser la traversée.












Pointe des Châteaux, un air de cap breton
Basé à Saint-François, nous sommes idéalement placés pour explorer la Pointe des Château. Cette mince péninsule de 11 kilomètres de long est située à l’extrême Sud-Est de Grande Terre.
Site particulièrement fréquenté, il attire plus de 500 000 visiteurs par an qui partent à l’assaut de la Grande Croix trônant au sommet de l’éperon rocheux. Bien que très venteux, le belvédère offre une vue panoramique majestueuse sur l’Océan Atlantique, les aiguillons calcaires et la Désirade au long. Il y règne comme un air de Bretagne !
On profite du retour pour faire une halte à la Plage d’Anse à la Gourde, une longue plage de sable fin bordée de végétation accueillant un public familial. Sa bande de rochers coralliens située à quelques mètres du bords nous permet de faire un peu de snorkeling, mais le courant reste assez fort en raison du vent rendant la tâche plus ardue.























Petit Canal, traces d’Histoire…
Nous nous dirigeons vers le Nord de Grande-Terre à destination de Petit-Canal. La commune, chargée d’Histoire, est tristement célèbre pour ses Marches des Esclaves. Cet escalier monumental d’une cinquantaine de marches a été construit par les esclaves eux-même. Il leur servait à rejoindre le plus rapidement possible l’esplanade à proximité de l’église, où ils seraient vendus par leurs vils tortionnaires. Les marches portent par moment le nom des ethnies africaines d’origine des esclaves : bamiléké, ouolof, congo, peul, yoruba… On imagine ces malheureux en faisant un bond dans le passé. Ça nous glace le sang.
A proximité de ce site de mémoire se trouve une ancienne prison qui présente la particularité d’être en état de délabrement avancé. Édifiée au 19ème siècle, elle est aujourd’hui littéralement engloutie par la végétation tropicale. Un majestueux figuier aux racines démesurées trône en plein milieu du bâtiment sans toiture et fait corps avec lui. L’ambiance est assez exceptionnelle. Cela me rappelle mes pérégrinations dans les incroyables temples d’Angkor au Cambodge.
Après toutes ces émotions, et avant de profiter d’une après-midi plage bien méritée, on fait chemin vers le petit port de pêche de Petit-Canal. C’est l’affluence des grands jours avec les retours de pêche. Les étals sont pleins de poissons charnus et colorés, qui s’arrachent au juste prix après d’âpres négociations en créole. Un repas chaud nous attend. Le petit restaurateur du port nous a concocté un mijoté de chatrou, expression locale désignant le poulpe. Zacharie se régale !





























Plage du souffleur
On part un peu plus au Nord vers Port-Louis pour profiter de la Plage du Souffleur, notre plage coup de cœur du séjour. Bien aménagée, très familiale, des eaux turquoises calmes, des fonds poissonneux et un sable doré, c’est l’endroit idéal pour se prélasser quelques heures au soleil ou à l’ombre des nombreux raisiniers situés à deux pas de l’eau.
On sympathise avec un papa guadeloupéen venu passer un moment à la plage avec sa petite fille. Une complice idéale pour Zacharie qui n’a d’yeux que pour elle. Les jeunes loustics s’éclatent pendant que papa et tata partent explorer les fonds marins.
Un autre jeune nous fait découvrir ce jour là le dernier son caribéen à la mode « Asé » interprété par Kalash et Lu City, un groupe originaire de Sainte-Lucie. Ce titre deviendra l’hymne du séjour !








Maison Zevallos
En tant que fans incontestés de vieilles pierres, on met le cap sur Le Moule, situé sur la Côte Est de Grande Terre, pour admirer une superbe maison de maître : l’Habitation Zevallos. Cette maison coloniale est un morceau d’Histoire de l’île.
Construite en 1873 par la famille Duchassaing de Fontbressin qui racheta l’exploitation aux Parisis de Zevallos, elle témoigne de l’existence d’une prospère industrie sucrière guadeloupéenne. Elle se distingue des autres bâtisses antillaises par son style louisianais, ses ferronneries délicates, sa décoration intérieure soignée et son magnifique parc de 2Ha.
Maggy, notre guide et membre active de l’Association des Amis de Zevallos, est passionnée et nous raconte l’Histoire du site et par la même de la Guadeloupe. On découvre également dans le splendide jardin quelques plantes médicinales créoles. Zacharie, pour sa part, commence à se dissiper et veut gambader sur la pelouse fraîchement taillée.
Cette petite pause culture nous nourrit l’esprit et vient compléter toutes les merveilles naturelles que nous avons eu l’occasion de découvrir sur ce bel archipel.
















Ces vacances en Guadeloupe constituent le premier voyage Outre-Atlantique et long courrier pour mon fils Zacharie et j’en suis particulièrement fier. J’ai adoré le voir évoluer dans ce nouveau décor et croquer la vie à pleines dents, avide de découvertes.
J’avais été séduit par la Martinique natale de mon ami Rasta-Matnik, mais je dois avouer que le coup de cœur est encore plus grand pour la Guadeloupe. Cela est sûrement dû au caractère sauvage et tropical de Basse-Terre et à la splendeur des Saintes.
J’ai souvent entendu dire que les Guadeloupéens étaient méfiants, voir racistes avec les métropolitains. Je dois dire que je ne partage pas du tout ce sentiment. En tout cas, je n’en ai jamais fait l’expérience lors de mon séjour.
J’envisage déjà de retourner voir mon ami Djo – qui ne semble pas pressé de rentrer en France Métropolitaine – avec toute ma petite famille pour découvrir de nouvelles facettes de l’île papillon. Les sessions baignades dans la piscine ou l’océan, les apéros sur la terrasse bercée par les alizés, les explorations dans la jungle ou dans les fonds marins, les barbecues savoureux, et la chaleur de la culture créole m’appellent à nouveau !
A bientôt Karukera !