Bulgarie, sur les pas des Thraces des Monts du Rila aux eaux de la Mer Noire…

Après un superbe périple du crew en Serbie en 2018, on souhaite remettre le couvert à l’été 2019. Toujours attiré et inspiré par les Balkans, je propose à la team un projet de voyage en Bulgarie. Après avoir un peu préparé le terrain et identifié quelques pépites, c’est le consensus, on s’y voit déjà.

Mais replaçons un peu le contexte du pays, la Bulgarie est bordée par la Serbie et la Macédoine du Nord à l’Ouest, la Grèce et la Turquie au Sud et la Roumanie au Nord avec laquelle elle partage une belle partie des rives du Danube. Elle présente également une ouverture sur la Mer Noire à l’Est et compte plus de 350 kilomètres de côte. La Bulgarie est aussi synonyme de relief puisqu’elle abrite plusieurs massifs montagneux (Grand Balkan, Rila, Rhodopes….) atteignant une altitude moyenne de 2 000 mètres. Comme la majorité des pays balkaniques, c’est un territoire aux influences multiples et complexes. De la Thrace antique à la Bulgarie actuelle, de nombreuses civilisations y ont laissé leur emprunte : Grecs, Byzantins, Perses, Ottomans et Slaves principalement.

Le séjour d’une semaine s’annonce court mais intense avec de nombreux objectifs de visite et un nouveau projet de vidéo A l’Arash Crew à l’étranger. Après ceux tournés au Cambodge et en Serbie, il s’agit du troisième clip du groupe tourné un peu partout au fil de nos pérégrinations, le voici donc en guise d’introduction

Sofia

Fraîchement arrivés à Sofia, on prend le pouls bulgare en se baladant dans la ville. L’ambiance y est sympa et il fait bien chaud en cette fin du mois d’août. J’avais quand même ciblé deux édifices remarquables de la ville à découvrir avant de partir dans l’après-midi à la conquête du splendide Monastère de Rila, perdu en pleine montagne.

Le premier est l’imposante Synagogue de Sofia. Construite au début du XXème siècle par un architecte autrichien, elle en impose par ses dimensions et son style mêlant néo-mauresque, viennois et vénitien. Elle est considérée comme la plus grande synagogue d’Europe de l’Est et la troisième plus grande d’Europe. Ses intérieurs sont richement décorés avec des colonnes en marbre de Carrare, de nombreuses boiseries peintes ainsi qu’un chandelier d’1.7 tonne. Il s’agit pour moi de la plus belle synagogue qu’il m’ait été donné de voir. Belle première surprise.

On arpente ensuite les rues de la ville pour rejoindre l’incontournable Cathédrale orthodoxe Saint Alexandre Nevski qui trône au milieu de l’agréable square du même nom. Cet édifice de style néo-byzantin est un petit bijou construit au début du XXème siècle pour rendre hommage aux 200 000 soldats russes tombés lors de la guerre russo-turque fin XIXème, qui permis de libérer la Bulgarie du joug ottoman.

Ses dimensions en font l’une des plus vastes cathédrales du monde orthodoxe avec une capacité d’accueil de 10 000 fidèles. Son campanile culmine fièrement à plus de 50 mètres de haut. Marbre d’Italie, Onyx du Brésil, Albâtre d’Égypte, icônes et peintures dorées à l’or fin viennent habiller les intérieurs et apporter un peu de lumière dans cet espace plutôt sombre à l’ambiance unique.

Rila

Après cette première matinée riche en découvertes, on prend comme prévu la route pour admirer la pépite bulgare : le Monastère de Rila.

Situé à 2 petites heures de route au Sud de Sofia, le monastère est établi dans le spectaculaire Massif de Rila. Centre spirituel de la foi orthodoxe bulgare, l’ensemble architectural est exceptionnel. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, il constitue le site touristique le plus visité de Bulgarie.

Fondé par l’ermite Saint Ivan de Rila en 930, le monastère plusieurs fois remanié, est caractéristique de la Renaissance Bulgare. Il est installé sur près de 9 000m2 et comprend une vaste cour, une église principale richement décorée, des bâtiments monastiques et une imposante tour médiévale. Je suis littéralement époustouflé par les fresques colorées et omniprésentes du célèbre et productif peintre Zahari Zograf réalisées au cours du XIXème siècle.

On retourne sur Sofia en début de soirée, des étoiles plein les yeux, après un bon repas traditionnel dans une auberge de campagne.

Prohodna

Le lendemain, on part explorer l’incroyable grotte de Prohodna. Située au Centre-Nord du pays dans la Plaine du Danube au sein de la Province de Lovetch, Prohodna fait partie d’un ensemble de près de 300 grottes qui s’égrainent dans les gorges de Karlukovo, l’une des plus grandes régions karstiques de Bulgarie.

Comme la plupart des karsts, il s’agit d’un massif calcaire rongé par l’infiltration des eaux, donnant naissance à des cavités spectaculaires et des formes parfois étranges. Celle de Prohodna m’avait beaucoup marqué au court du visionnage d’un reportage télévisé. Elle présente des dimensions monumentales, véritable Cathédrale souterraine longue de 350 mètres et haute de plus de 55 mètres. Mais ce qui la caractérise véritablement, ce sont les deux cavités longitudinales en forme d’amande rappelant les yeux. Elle est d’ailleurs surnommée Grotte des Yeux de Dieu, ce qui lui confère un caractère mystique. Elle est inscrite depuis 1962 sur la liste des merveilles naturelles de Bulgarie. Encore une belle découverte au pays des Thraces !

Shooting du crew

Ici le sol ne nous permet pas de produire quelques rushs vidéo pour notre projet de clip alors on se contente tranquillement de faire quelques poses immortalisées par mon bon vieux Canon ! On était obligé de tenter un petit shooting pour le groupe au sein de cet espace monumental si particulier. Mais promis, à la prochaine étape on fait chauffer la piste !

Veliko Tarnovo

Toujours dans le Centre-Nord du pays, on poursuit notre périple en direction de Veliko Tarnovo, l’ancienne capitale du puissant Second Empire bulgare qui englobait l’actuelle Bulgarie, l’Albanie, le Sud de la Roumanie et de la Moldavie, le Sud-Ouest de l’Ukraine, la Macédoine du Nord, la Grèce septentrionale et la Serbie orientale entre le XIIème et le XIVème siècle.

Située sur le plateau prébalkanique, la ville, pleine de charme, se développe sur les méandres de la rivière Yantra qui y forme une gorge marquée offrant des panoramas saisissants. Elle est célèbre pour ses maisons à flancs de coteaux et son quartier médiéval du Tsarevets qui abritait la cour royale du Second Empire bulgare.

Le Tsarevets est une forteresse imprenable dotée d’une muraille bien conservée d’une épaisseur moyenne de 2,40 mètres, de tours défensives et de meurtrières. A son apogée, le Tsarevets comptait plusieurs milliers d’habitants, près de 400 maisons, 22 églises, 4 monastères, un enchevêtrement de ruelles étroites et le palais royal érigé sur près de 5 000m2. Ce lieu chargé d’Histoire pourrait tout à fait servir de décor à une série fantastique comme Game of Thrones.

C’est un spot idéal pour enfin produire les premières images de notre clip « A l’Arash Crew dancing in Bulgaria » malgré la température caniculaire !

On en profite aussi pour visiter Arbanassi, petit bourg cossu situé à proximité de Veliko Tarnovo qui constituait un centre commercial important. La Maison Konstantsaliev, convertie en musée est un bel exemple de demeure cossue fortifiée appartenant à la bourgeoise commerçante de l’époque.

Sozopol

Après toutes ces pérégrinations sous un soleil de plomb, nous sommes contents de trouver un peu de fraîcheur sur la côte de la Mer Noire du Sud de la Bulgarie. On pose nos valises à Sozopol, ancienne colonie grecque qui présente un charme fou. L’antique Apollonia dispose d’un cadre idéal avec une belle baie protégée des vents par une petite presqu’île, sur laquelle se déploie le centre ancien flanqué d’innombrables maisons typiques en bois sombre.

Suite à un déjeuner bien mérité, on ne pense qu’à piquer une tête mais la plage de sable fin est bondée. Une petite marche digestive effectuée le long des fortifications de la ville en front de mer, nous permet de tomber sur une sympathique crique rocheuse idéale pour la baignade à proximité du Cap Skamni. « Que ça fait du bien ! ». On viendra le lendemain matin tourner quelques nouvelles image du crew en pleine action face à la Mer Noire.

L’affluence palpable lors de notre dîner au Port de pêche nous rappelle que nous sommes en pleine saison touristique et cette ambiance balnéaire nous convient bien après ces dernières journées au programme bien rempli. On aurait presque envie de jouer les prolongations avant de poursuivre en direction de Plovdiv, dernière étape de notre périple bulgare !

Plovdiv

Après trois heures de route, on approche de Plovdiv, dernière escale de notre aventure bulgare. La ville a fait de gros efforts au cours des dernières années pour mettre en valeur son patrimoine architectural exceptionnel. Elle est d’ailleurs Capitale Européenne de la Culture en 2019, année de notre séjour. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça se voit. Les rues pavées du centre ancien sont propres et lumineuses et les maisons traditionnelles extrêmement bien restaurées et entretenues.

Plovdiv, fondée à la fin du 2ème millénaire avant J.-C. est l’une des plus anciennes ville d’Europe encore peuplée, fait marquant que pourtant beaucoup ignorent. Thraces, Romains, Byzantins et Ottomans ont laissés leurs empruntes dans la ville des 7 collines de manière durable.

On commence par la Mosquée Dzhumaya (mosquée du vendredi), toute façonnée de briques rouges et de boiseries sculptées, qui appelle le chaland et l’invite à prendre une pause sur sa terrasse ombragée pour déguster un thé et des pâtisseries turques. L’intérieur est richement décoré et me rappelle les mosquées stambouliotes.

L’ancien stade romain est situé juste en face de la mosquée, à moitié enterré, ce qui constitue un original mélange des genres. A l’époque de Philippopolis (ancien nom romain de Plovdiv), il pouvait accueillir près de 30 000 spectateurs, témoignant ainsi de l’importance le cité. La ville compte également un théâtre romain antique sur les hauteurs d’une capacité estimée de 5 000 personnes.

On s’enfonce tranquillement dans le vieux Plovdiv et on retrouve une concentration remarquable de bâtiments remontant au Renouveau bulgare (fin XVIIIème s.- début XIXème s.), période marquée par la volonté de s’émanciper de la domination ottomane et de développer le sentiment national bulgare. Les habitations présentent un style typiquement balkanique avec des stucs blancs, roses ou bleu vif, des charpente et boiseries sombres, des contreforts au courbes gracieuses et de fines colonnes, qui pour l’époque étaient assez avant-gardistes. C’est un vrai régal pour les yeux. Plusieurs maisons ont été transformées en musées et méritent la visite : Maison Kujumdzioglu, Maison Stepan Hindliyan, Maison Balabanova

On poursuit notre ascension du vieux Plovdiv en découvrant Nebet Tepe, site du village Thrace originel. On y découvre un complexe archéologique de premier ordre malheureusement sans aucune mise en valeur. La vue est à couper le souffle sur les alentours, le centre ancien qu’il domine et les collines avoisinantes.

Après une dernière session bboying qui s’opère sur une placette magnifiquement mise en valeur par une fresque urbaine aux couleurs chaudes, notre périple s’achève sur cette étape culturelle de choix et nous fait un peu l’effet d’un bouquet final.

Avant de nous plonger dans l’organisation de ce voyage et de mettre les pieds en sol bulgare, nous n’avions pas véritablement d’idée préconçue sur ce que nous allions découvrir mais je dois bien reconnaître que c’était au-delà de nos espérances. Et nous avons bien conscience d’avoir survolé ce beau pays qui à encore tant à offrir. Peut-être y retournerons nous…

Petite dédicace particulière à mes amis français d’origine bulgare Manuela, Rado et Oli, n’hésitez pas à me filer des bons plans pour notre prochaine escapade dans votre beau pays !

Serbie : Roadtrip au cœur des Balkans avec A l’Arash Crew…

Une fois n’est pas coutume, découvrir la richesse des origines des différents membres de mon groupe de danse constitue un extraordinaire motif de voyage et de découvertes. Après, la Martinique, le Cambodge, l’Algérie et la Côte d’Ivoire, il nous paraissait excitant de partir en vacances en Serbie en famille ! En effet, l’un d’entre nous arborait depuis des années son drapeau serbe à la moindre occasion, fier de ses origines slaves et rrom ! On s’imagine déjà dans le jardin de la maison familiale de Tomi en dansant autour d’un feu avec ses oncles qui se curent les dents avec leur couteau ! L’idée est lancée avec les membres du groupe et on monte un programme de choix avec à la clé un projet de clip réalisé avec un drone dans plusieurs spots de choix à découvrir ici :

La Serbie constitue le plus important pays de l’ex-Yougoslavie tant en terme de superficie que de population. C’est un pays à l’histoire riche, extraordinaire carrefour de culture entre l’Occident et l’Orient, les peuples slaves, autrichiens et méditerranéens. La Serbie souffre aussi d’une réputation extrêmement sulfureuse à l’instar de son voisin rival l’Albanie. La mafia, les hooligans mais aussi et surtout les stigmates de la guerre qui fit rage dans les années 90 restent encore bien palpables dans les esprits serbes et l’opinion internationale. Mais on aime dépasser les clichés et on embarque donc pour Belgrade !

Belgrade

Il fait chaud, il fait beau. On rejoint Niko, un autre pote serbe en vacances au pays. Il connait bien sa ville natale et on lui demande de nous la faire découvrir. La capitale serbe est étendue mais ne manque pas d’intérêt ! Notre appartement est situé à côté du Konak (résidence) de la princesse Ljubica qui mérite le détour. C’est un bâtiment à l’architecture métissée entre Orient et Occident merveilleusement conservé. On poursuit vers l’imposante forteresse de Belgrade qui domine la ville et le confluent stratégique du Danube et de la Sava. C’est un passage obligé dans la ville et on y croise de nombreux touristes et locaux qui viennent profiter du panorama et des espaces verts ombragés.

On file ensuite boire un café serbe traditionnel dans le plus vieux kafic de la ville accompagné d’un petit verre de rakija (eau de vie des Balkans). Il est situé à deux pas de la Cathédrale Saint-Michel aux intérieurs richement décorés.

Nikola nous balade dans les rues de la ville et l’ambiance y est bonne. On visite ensuite la très minérale Mosquée Bajrakli, plus ancienne mosquée de la ville encore en activité construite à l’époque ottomane. Puis l’Eglise Saint-Marc à l’architecture serbo-byzantine. Les plafonds y sont très hauts, le marbre omniprésent, les icônes majestueuses et le lustre surdimensionné ! Petit coup de cœur pour l’ambiance qui s’y dégage.

Petit arrêt à la boutique officielle du club de foot Etoile Rouge de Belgrade, passage obligé pour moi qui suit fan de l’Olympique de Marseille depuis mon adolescence ! Maillot en poche, on continue vers LE TEMPLE de Belgrade, l’Eglise Saint-Sava ! C’est un des emblèmes de la ville. C’est aussi la deuxième plus grande église orthodoxe au monde qui dispose de la plus grande mosaïque du monde en coupole (devant Sainte-Sophie à Istanbul) ! Les extérieurs sont finalisés mais l’intérieur reste encore largement en travaux. Au-delà de ces dimensions impressionnantes, la véritable surprise se situe en descendant dans la crypte de Saint-Sava. On y prend littéralement une claque ! Colonnades dorées à l’or fin, superbes fresques et icônes. Les chants traditionnels orthodoxes viendront compléter la magie du moment…

En rentrant à l’appartement, on passera devant les bâtiments de l’Etat-Major des forces armées de Serbie et Montenegro qui ont été bombardés en 1999 par l’ONU. Ca glace le sang et nous replonge dans l’ambiance de l’époque. Ces bâtiments n’ont pas été rasés et constituent un mémorial de cette douloureuse histoire de l’Ex-Yougoslavie, symbole avec lequel on ne plaisante pas à Belgrade. 

Place à la détente à Ada Ciganlija à quelques encablures du centre historique. Il s’agit en fait d’une île située sur le fleuve Sava aménagée en zone de loisirs et lieu de baignade qui attire chaque jour 100 000 visiteurs en été. Une baignade bien méritée après toutes ces pérégrinations. 

Portes de Fer du Danube et Parc National du Derdap

Après cette introduction serbe à Belgrade, on décide de s’enfoncer dans les terres, direction le Danube ! C’est en fait, le deuxième fleuve d’Europe après la Volga et il marque notamment la frontière entre Serbie et Roumanie mais également deux massifs  montagneux, les Balkans et les Carpates.

Les Portes de Fer du Danube constituent sans conteste la plus imposante section du fleuve. Le Canyon de Kazan, où le cours d’eau se rétrécit considérablement, présentent des falaises de plus de 300 mètres de haut et un panorama à couper le souffle. Il est situé au cœur du Parc National du Derdap qui proposent de nombreux sentiers de randonnée et de superbes observatoires. On profitera de l’un d’entre eux pour notre clip avant de se préparer pour un shooting improvisé dans ce lieu magique !

Nis

On file ensuite vers le Sud pour une pause à Nis. On sent que l’Orient commence à pointer le bout de son nez. Une petite balade dans la ville nous mène à la forteresse ottomane de Nis qui développe plus de 2 kilomètres de remparts de 8 mètres de haut et 3 mètres d’épaisseur. C’est l’une des mieux conservées des Balkans. Elle renferme un beau parc arboré et une ancienne mosquée. Un festival de Jazz s’y déroule également en été.

La ville abrite aussi un lieu de mémoire important pour les Serbes. Il s’agit de la Tour des Crânes, Cele Kula en serbe. Il rappelle le premier soulèvement serbe contre les Ottomans. La Tour a été érigée en 1809 par le grand vizir après la bataille du Mont Cegar, marquant la défaite serbe et signe fort d’avertissement contre les velléités d’autonomie. Une ambiance particulière se dégage du site qui compte de très nombreux crânes serbes accrochés à cette tour. Le Vizir en aurait incorporé plus de 900 !

Devil’s Town

On poursuit vers le Sud à 6 kilomètres du Kosovo, à proximité de Kursumlija. Une curiosité naturelle nous y attend : Devil’s Town ou Djavolja Varos en serbe. Au cœur  des Monts Radan à plus de 1 400 mètres d’altitude, se déploient plus de 200 cheminées naturelles pétrifiées façonnées par l’érosion. L’eau qui s’y écoule se caractérise par un très fort taux d’acidité expliquant en partie ces étranges formations. Le décor est spectaculaire !

Les méandres de l’Uvac

Petite escale à Novi Pazar, certainement la plus orientale des villes de Serbie. Il y flotte comme un air de Turquie. Ce n’est pas la plus belle ville que nous ayons découvert dans ce pays mais on a beaucoup apprécié l’ambiance et la nourriture !

Après cette petite pause exotique et une fois requinqués, on s’enfonce plus dans les terres en direction de la Réserve naturelle de l’Uvac. L’Uvac est un cours d’eau qui présente des paysages tout à fait uniques marqués par de majestueuses méandres sur un petit territoire protégé depuis la fin des années 80. Le coin est bucolique et encore assez sauvage. Des ours, loups et de très nombreux vautours y ont élu domicile. Il s’agit probablement du spot le plus impressionnant qu’il nous ait été donné de voir en Serbie avec les Portes de Fer du Danube !

Kustendorf

On décide de partir à l’assaut des montagnes de l’Ouest du pays vers Mokra GoraLe plus grand cinéaste contemporain serbe, le talentueux Emir Kusturica, adore ce coin et y a fait construire les décors de son film « La vie est un miracle ». Il s’agit en fait d’un véritable village traditionnel nichée sur une colline avec une église, un restaurant, des boutiques, des maisons et une école de cinéma… 

Monastère de Zica

Dernière étape pour le crew avant notre retour vers Belgrade. La Serbie c’est aussi le pays des monastères orthodoxes ! Ils sont nombreux et assez différents et marquent la ferveur religieuse de ses habitants. L’un des plus beau d’entre eux se situe à Zica. Il a été fondé vers l’an 1 200 et constitue l’un des monastères les plus importants du pays. De très anciennes fresques y sont encore visibles. Il est peint de couleur rouge vif à l’instar des monastères du Mont Athos.

Au-delà des clichés, cette expérience serbe en famille avec mon groupe a vraiment été un plaisir. J’adore les Balkans, je suis tombé sous le charme de la Croatie avec sa merveilleuse Dalmatie, de la Bosnie-Herzégovine avec son charme oriental, du Monténégro avec son fjord spectaculaire. Mais je dois dire que pour la Serbie, c’est du peuple dont je suis tombé sous le charme ! Nous avons fait de superbes rencontres et contrairement à ce que veulent bien nous faire croire les médias, les Serbes ne sont pas des barbares sans cœur (hooligans haineux, mafiosi dangereux et anciens soldats aux lourds faits d’armes) mais des gens sympas et simples. Encore une fois, il y a les stratégies politiques et la réalité des habitants du pays et je dois dire qu’encore une fois, les clichés ont la vie dure lorsqu’on voyage… Espérons que la paix durable s’installera un jour dans les Balkans.